tourisme

Mardi 3 avril 2007 2 03 /04 /2007 13:04

Jusque la, depuis l’ouverture du blog, je n’avais pas encore pris l’occasion et le temps de parler de quelques excursions et week end prolonges que l’on aura pu faire autour de Bangalore. La venue de Mamiguite et Hubert nous ont redonne une opportunite de ballader a quelques heures de la ville, voici donc certains souvenirs qui feront l’objet de plusieurs articles. Je vais joindre a mon recit certaines infos/suggestions touristiques, cela pourra peut etre resservir a d’autres visiteurs potentiels.

150 kms, mais a trois heures trente de route (au mieux selon le traffic) la ville de Mysore est un des principaux attraits touristiques.  Nous y sommes alles du reste avec tous nos visiteurs (sauf avec ma grand mere pour qui Bangalore etait amplement suffisant comme aventure indienne tentee a 87 ans !). J’ avais parle de Mysore, lors de l’article sur la soiree avec le maharadja, c’est en effet cette petite ville coloniale, verdoyante, mais grouillante qui abrite l’un des palais les plus delirants du sud de l’Inde, et residence principale des maharadjas (descendants...) de ce territoire. On parle de ce palais depuis le 14eme siecle, mais il a connu de nombreuses periodes de demolition et reconstruction.

Certaines parties remontent aux annees 1800 mais ce n’est qu’en 1912 qu’on peut considerer sa finition dans sa presentation actuelle. On ne peut prendre de photos a l’interieur mais les termes qui me viennent a l’esprit pour le decrire sont grandiose, baroque et on ne peut plus kitsch... immenses colonnes en fleur de lotus aux couleurs extravagantes (blanc, dore, marron, vert, rose, jaune...), idem pour les mosaiques de fleurs et dessins geometriques sur les sols, miroirs, plafonds en teck sculptes, marbres incrustes (de pierres precieuses a l’origine...), vitraux, portes en argent massif, trone en or garde par des soldats en arme...On y deambule pieds nus, suivant docilement un cortege de touristes principalement indiens, chatouilles par les frous frous des saris multicolors (point info : je recommande de le visiter en debut d’apres midi c’est plus calme et on apprecie mieux les decors a son propre rythme).
A la nuit tombee, le dimanche soir, le palais s’illumine de milliers d’ampoules... on se croirait soudainement dans un decor de disneyland 
J
c’est surprenant et cela vaut le detour!

Autre secteur interessant de la ville : le marche de Devaraja, c’est typique, colore, et odorant. Ceux qui aiment les bains de foules a l’indienne y viendront en milieu/fin d’apres midi, sinon milieu de matinee c’est plus calme... les passants et les stands sont tout a fait pittoresques et on en prend plein les mirettes : fruits et legumes de toutes sortes (parfois encore inconnues meme en habitant ici...), etalages incroyablement bien ranges (cela contraste), fleurs, epices, poudres de colorants, huiles essentielles, savons, encens, ustensiles de cuisines et milliers d’autres trucs...
 

 


Ensuite montee vers Chamundi Hill, colline a 10 kms qui surplombe la ville (jolies points de vue sur la campagne environnante) :  on laisse la voiture sur le parking qui semble garder par une etrange et grande statue du Demon Mahishasura brandissant sabre et cobra,
puis on decouvre le temple de Chamundeshwari, datant du 12eme siecle, typique de l’architecture du sud de l’inde, dite Gopuram. Une foule locale et fervente s’y presse comme toujours, offrandes, vaches sacrees, intouchables, etalages de souvenirs, singes... tout y est !

Il est interessant de faire tout le tour a pied du hameau en passant derriere le temple, mais attention il n’est pas rare de croiser un taureau bougonnant en liberte.
Encore une fois ideal a faire vers 17h30 si on prefere un peu plus de calme et etre moins sollicite par la horde de petits vendeurs....
En descendant la colline, on s’arrete au « Nandi », le taureau geant (5 m de haut) sculpte dans un seul bloc de pierre noire, selon la legende en un seul jour, autre  type de temple que l’on retrouve dans differentes villes (par exemple aussi a Bangalore).
C’est interessant de regarder les scenes des pratiquants qui en font le tour (toujours dans le sens des aiguilles), recoivent du moine « l’eau benite » (a boire et a se passer sur les cheveux), et le tilak (le point de poudre sur le front)... il faut le faire et le vivre une fois soi meme aussi, les indiens nous y invitent toujours. Et une fois encore, comme souvent aux abords des temples, nous avons  du nous soumettre aux traditionnelles prises de photos au milieu des groupes de visiteurs indiens. Enfin sauf Jean qui lui generalement n’est pas reclame sur leur photo de famille car il ne doit pas leur paraitre assez exotique avec son look indien du cashmire...

 

 

Apres toutes ces visions et emotions,  il nous a ete agreable,  sur le chemin du retour, de s’arreter au Lalitha Palace (www.lalithamahalpalace.com) boire un verre dans une ambiance ex-colonie (avec des cacahuetes type « allumez-le-feu »...). C’est encore une ancienne residence des Maharadjas mais cette fois convertie en hotel de luxe.

On a pu se ballader dans les couloirs, monter le majestueux escalier de marbre, faire face a quelques tigres empailles trophes de chasse des souverains, decouvrir au detour d’une arcade un tournage de film Bollywood...et meme une fois un valet de chambre nous a propose a l’improviste d’en visiter quelques unes. A croire que notre status de « blanc » nous donnait l’air de clients potentiels. Il etait tres fier par exemple de nous montrer une des plus belles suites, celle dite de Lady Di puisqu’elle y avait sejourne. William n’a pas resiste a l’attrait de son gigantesque lit orange a Baldaquin...

finalement drole de charme un peu desuet....Un autre visage de l’Inde aussi...

 

 

 

A propos, le nom du Lalitha Palace, m’a inspire un surnom indien que je me donne quand les gens ont trop de mal a comprendre mon prenom. Du coup Laetitia-lalitha cela marche impec et c’est plus facile surtout au telephone, en plus c’est le nom d’une deesse dite « la charmante », je me soigne quoi J

Nb : au sujet des visites de Mysore, on a aussi fait une fois le zoo pour William, mais sous une chaleur ecrasante les animaux font un peu peine a voir. C’est juste bien si on veut faire une ballade a pied plus tranquille et faire courir les gosses...

 

 

 

Pour les leves-tot qui n’ont pas peur de faire 6/7 heures de route, on peut quasiment faire cette excursion dans une meme journee, mais nous avons toujours prefere dormir une nuit sur place pour prendre le temps de sillonner a notre rythme, et on est loin de tout connaitre. Nous avons dormi a l’hotel Sandesh (www.sandeshtheprince.com) tres correct, propre, en plein coeur de la ville, chambre spacieuse et petite piscine pour occuper William et son Papa qui a part la premiere fois, esquivent maintenant toujours la visite du Palais et du marche J

 

 

 

La suite du petit periple que l’on fait a partir de Mysore dans un autre article..

 

 

 

 

 

 

Par indianalaetitia - Publié dans : tourisme
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Vendredi 20 avril 2007 5 20 /04 /2007 12:38

Pour « amortir » l’aller retour a Mysore, nous avons prolonge le sejour d’une nuit afin d’aller jusqu’aux confins du parc national de Nagarhole. Nous avons parcouru les 80 kms depuis Mysore en 1h30, le long d’une route attrayante (certes parfois bien cabossee) par les paysages, cultures, villages et scenes de vie de campagne qu’on y decouvre.

 

 

Notre « camp de base » etait Kabini River Lodge, un petit hotel style lodge tenu par le gouvernement.  Tres sympa.

 

 

Nous avons parcouru en jeep « sauteuse » la reserve, scrutant les buissons et decouvrant moultes singes, paresseux, oiseaux, paons, daims et biches puis sommes arrives  pres d’un lac d’environ 60 kms2 qui attirent de nombreux animaux et a cette saison la plus chaude de l’annee, il est plus facile de les voir car ils doivent se mettre a decouvert sur les berges assechees afin de boire.

Les limites de la foret sont marquees par de gigantesques « bouquets » de bambou, qui peuvent atteindre une dizaine de metres de hauteur.  La nous avons pu observer de tres pres, des groupes d’elephants, des bisons « indiens », des sangliers, des daims et biches, des cerfs dits « aboyeurs », des chiens sauvages (redoutables predateurs dans cette foret).  Nous avons suivi des traces de tigres sur le sol, mais aucun ne s’est montre...

Nous avons aussi fait un tour sur la riviere dans une embarcation bien sommaire, le « coracle », une coque en bambou et palmes sechees d’environ 1,5 metre de diametre... on est monte a 5 dedans plus le « captain » qui navigue avec une rame unique, je me demande encore comment...

 le paysage etait magnifique et nous n’avons pas regrette d’avoir du partir a 6h du mat... seuls venaient troubler ce calme olympien le chant des oiseaux, les barissements des elephants matinaux, et le clapotis d’une « foultitude » (je m’y met aussi...) de gros tetards qui ont fascine William.

Un enorme crocodile se prelassait malheureusement un peu trop loin pour etre bien vu, mais les panneaux lus sur les berges de la riviere pres du lodge nous avaient passe l’envie de faire trempette...

au retour encore une ballade en jeep et seule « desorganisation indienne » les elephants « domptes » n’etaient pas au rendez vous pour faire une ballade sur leur dos... (On n’a pas trop eu de regret car nous avions deja experimentes cela dans le Kerala, de meme que l’on avait pu assister a 8h du matin au bain des elephants dans une riviere, c’etait vraiment une fantastique decouverte).

En tout cas plein de bons souvenirs de cette excursion a Kabini qui vaut le coup.

 

 

Depuis William qui adore toujours jouer a cache cache, a imiter les animaux etc s’amuse beaucoup a venir en courant sauter dans nos bras soudainement en disant « tention, le tigre y vient »,  dans la piscine « ya le cocodile la bas » et le soir lors de la traditionnelle partie de jeu sur le « grand lit », nous faisons le papa elephant ou la maman elephant : il monte sur notre dos, nous fait une petite tape sur les fesses pour nous lever et nous faire avancer, ensuite a son tour il fait le petit elephant...fin de sequence animaliere...vous pouvez retrouver plus de photos en cliquant sur l’album photos « mysore-Kab » ci contre.

 

 

 

 

Par indianalaetitia - Publié dans : tourisme
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Samedi 28 avril 2007 6 28 /04 /2007 21:01


Goa, sur la cote ouest de l’Inde, a 550 kms de Bangalore, soit une heure d’avion (ou 16h de train 
J
) est quasiment l’endroit le plus proche, du moins attrayant pour nous quand on a envie de retrouver les plaisirs de la mer et du sable. Cette envie nous prenant regulierement, nous y sommes donc alles deux fois dans le courant de l’annee.
Jusqu’a ce que je vienne en Inde, je croyais que Goa etait seulement une ville balneaire historiquement frequentee par les hippies (voire cames). J’ai en fait decouvert que Goa etait un des plus petits territoires de l’inde (une centaine de kilometres de cotes), dont la capitale etait « Old-Goa » qui paradoxalement, elle, n’est pas situee au bord de mer. La region de Goa avait ete decouverte par les portugais en 1510 et colonisee pour devenir un des plus importants comptoirs et port de commerce apportant a Lisbonne toutes les richesses et tresors de l’Asie ! ce n’est qu’en 1961, apres 450 annees de domination portugaise (qui auront forcemment laisse des traces indeniables...) que le territoire a ete rattache a l’inde (elle meme independante et delivree des anglais depuis 1947).
Depuis, Goa, en tout cas,  a bien ete et reste encore le fief des hippies depuis les annees 60, meme si ceux ci (pour les vrais de vrais) se refugient de nos jours, un peu plus a l’interieur des terres, fuyant les hordes de touristes de masse. On en croise encore enormement, au look si specifique, des jeunes et des moins jeunes, bras tatoues et grilles par le soleil, longs cheveux au vent, chevauchant leur Royal Entfield, la moto indispensable a la panoplie locale (et au son reconnaissable entre toutes...).

Personnellement a Goa je n’ai plus reellement l’impression d’etre en Inde... c’est peut etre pourquoi on y trouve un charme « exotique » qui nous depayse bien de Bangalore (et constitue un bon break merite pour Jean). Parfois je me serais meme crue plutot dans une ile des caraibes... pour peu qu’un des bars de plage passe de la salsa ou du reggae, l’effet etait encore plus surprenant ; le tout toujours melange avec un zeste de Portugal bien evidemment !

C’est surement parce qu’on y retrouve... :
- une vegetation tropicale dans le style de celle des « iles » jungle envahissante a certains endroits, ou cocotiers, palmiers, cannes a sucre et rizieres a perte de vue ;
- des plages entre certaines « organisees et bondees » et d’autres encore tres sauvages ;
- une mer qui surtout en debut et fin de saison peut devenir houleuse et grise et fait penser a l’ocean atlantique (qu’on soit cote caraibe face aux vents ou cote portugal) mise a part pour sa temperature incroyablement chaude...
- des petites maisons aux peintures colorees ; des grandes batisses coloniales avec colonnades et patio (mais souvent delabrees et accueillant maintenant des dizaines de familles) ;
- des decorations de mosaiques , souvent ils reutilisent sur un meme espace « au hasard » des tessons casses provenant de faiences de toutes sortes et de toutes couleurs, l’effet est tres gai (il faudra que je demande a mes copines mordues de mosaiques si cette technique porte un nom... ?) ;
- des femmes qui ne portent pas forcemment le sari mais des sortes de tailleurs, et meme petit chapeau, qui evoquent pour moi plutot « la Mama Caraibe... ou portugaise...  » a la voix tonitruante et qui s’endimanchent (ainsi que toute la famille) pour aller a la messe ;
- au type physique des hommes,  different des indiens du sud de l’inde, plus grand, plus clair de peau, aux cheveux plus raides et dont le sang des ascendants souvent portuguais a visiblement laisse des traces... (pour l’histoire « coloniale »  je rajoute au passage que depuis le 16eme siecle les mariages mixtes indiens-portugais etaient frequents et nettement encourages par les dirigeants car disait on c’etait le meilleur moyen de garantir une integration durable) ;
- la ferveur chretienne et les nombreuses eglises qui semblent cohabiter harmonieusement avec les temples et voisins hindous (encore environ 30% de la population est catholique, taux record pour l’Inde) ;
- la presence des hippies dont j’ai parle plus haut ; mais aussi maintenant celle des fans de technos et de rave party qui y ont invente un courant musical : la transe dite goannaise ;
etc...

C’etait donc mes impressions generales et personnelles, maintenant concretement voici quelques informations et souvenirs plus « touristiques ». Finalement en assez peu de temps nous avons vu pas mal de choses tout en ayant l’impression de vivre au rythme nonchalant des goannais. Je pense que je dois cela surtout a Nani (personnage episodique de nos aventures en Inde, certains auront deja reconnu Danielle) qui apres nous avoir accompagnes lors de notre arrivee a Bangalore l’annee derniere a ete piquee par je ne sais quelle mouche ou dieu indien et a decide de passer toute la saison a Goa cette annee (et les suivantes... ?!....). Bref je la remercie au passage pour ses precieux conseils et sa compagnie sur place.


On ne peut pas dire qu on venait pour faire des visites culturelles donc on s’est tout de suite mis aux « couleurs locales » : les plages offrant des paysages et atmospheres varies, les marches et les marches a pied (n’ayant pas les accents, j’espere que vous m’aurez compris J), les restaurants, et regarder les gens et la vie locale, voici ce qui resume nos journees.

Je me permets de lister quelques noms associes le cas echeant a quelques anecdotes.. bon, j’avoue,  le blog me sert de « carnet de route» pour plus tard, ou peut servir a des eventuels futurs visiteurs qui me posent des questions, et pour les autres, je ne vous en voudrais pas si vous zappez quand vous en avez marre J
(enfin ne ratez pas l’anecdote de Mandrem pour ne pas oublier qu’on est en Inde J)

A noter pour les inities : tout se situe au nord de Old Goa (nous ne connaissons pas encore le sud...parait il moins attrayant)


Donc pour les plages (et pauses restau en journee), je retiendrais :
- Baga/Calangute (on ne sait jamais ou commence l’une et finit l’autre...) : longue plage tres "amenagee " donc ideale si on veut etre sur de trouver transat, parasol, sports nautiques, resto et bar ; en revanche des vendeurs ambulants passent toutes les 5 mn... je trouve cela un peu saoulant.

 

 

On a apprecie la pause en mezzanine a Pyramid Shack pour sa brise bienfaisante, et les bonnes bouffes (midi ou soir) les pieds dans le sable a Britto’s.

 

 

Au bout de Baga beach, la plage se termine sur la riviere et on peut voir les pecheurs s’affairer.

- Anjuna beach : nettement plus tranquille car moins amenagee mais avec encore la possibilite de se poster a l’ombre dans quelques restaurants-paillottes les pieds dans le sable (ici on appelle cela des Shack). en allant a gauche du flea market,  nous avons apprecie le « Happy Hours », strategique pour se baigner devant car moins de vagues en raison d’une barre de rochers au loin, William a joue avec la petite fille du serveur et a meme fait une sieste sur un grand transat juste derriere notre table, sous le OM divin protecteur...

 

 

- Morjim beach : desertique  sur des kilometres de sable...et quelques rochers pour que William cherche des crabes sous l’oeil amuse d’une fillette locale surgit de nulle part. On peut y loger dans des « pirates Hut », spartiates, mais tres « tendance » de nos jours....

- plage de Arambol : m’a semble un peu plus "hippies" et branchouille, bref on retrouve les decibels tonitruants, une foule de petites echoppes, des t-shirts imprimes de feuilles de canabis, des quantites d’affiches pour des cours de yoga, de meditation, de rave party, d’astrologues et autres « illuminations » ; les pecheurs, les vaches et les chiens se balladent sur la plage mais il y a largement assez de place pour tout ce joli monde. en revanche facile pour se baigner car la descente dans l’eau se fait en pente plus douce, et le coucher de soleil sur les rochers au loin est flatteur J


- Mandrem : une plage immense ou debouche une riviere, un calme olympien meme pas trouble par quelques « curiosites » :  le village surnomme Little Danemark (je crois a cause du nombre de residents danois...mais pas sure... !), au bout on a regagne la mer via Mandrem Resort niche dans un jardin luxuriant, seulement frequente par les ferus de meditation, de yoga, d’ayurvedic et de bouffe vegetarienne, 
 
et de l’autre cote continuation de la plage ou on trouve le village vacances appele "the dunes" : uniquement fait de huttes en branches de cocotiers sechees, que l’on a pu traverser pour aller se refugier a l’ombre sous le restaurant-paillotte,  agreablement aere par la brise marine, le tout surplombant la riviere, traversee par un pont a la indiana Jones, peniblement emprunte par un serveur ecrase de chaleur qui fait la liaison avec d’autres paillottes cette fois au bord de l’eau. 

la il faut que je vous raconte une anecdote :
Pendant le repas je remarquais particulierement un jeune homme juste vetu d’un pajeo, seul a une table. Il a fait une longue priere (ceci est tout a fait respectable) chuchotant la main sur le coeur et les yeux fermes , avant d’avaler a petites bouchees un bol de soupe. Ensuite il a sorti un nounours en peluche jaune, qu’il a tenu sur son torse  et est reste encore un bon moment, placide, a table. Juste interrompu quelques minutes par William, qui evidemment avait repere le nounours et voulait montrer a cet inconnu lui aussi doudou...visuellement les presentations se sont faites, je ne sais ce qu’ils se sont encore racontes, je n’osai meme pas intervenir trouvant cela etrange... Je n’avais encore rien dit a Jean et Danielle qui eux lui tournaient le dos, me demandant quand meme jusqu’a quel age William exhiberait son doudou... Puis l’homme quitte le restaurant, son nounours toujours dans les bras. Machinalement je le suis du regard, et la tout a coup, je m’apercois qu’il y a des dizaines de gens seuls, deambulants, l’air un peu hagard, et tous avec un nounours identique mais de couleurs differentes... La j’ai mis mes convives dans la confidence, nous etions hallucines, ils en surgissaient de tous les cotes, tous convergeants vers ce qu’on a imagine etre le lieu de meditation...Nous venions de decouvrir la quatrieme dimension et ce que j’ai surnomme sur le champs « La secte du gourou des doudous » ... La on a difficilement retenu un fou rire...
Par discretion je ne vais pas reveler ici le nom exact mais si vous souhaitez suivre ce « courant » je peux vous donner separemment le site web... J On croit aller simplement a la plage mais ici on n’est jamais au bout de ses surprises... cela me rappelle un livre intitule « les fous de l’Inde » qui justement se passe a Goa, et que je crois, on ne peut rellement digerer que si on commence a mieux connaitre ce pays si etrange....
-
Je continue ma tournee des plages par un dernier site qui nous a aussi revele des surprises,  d’un autre genre... et la, hi hi hi, j’ai promis de ne pas dire le nom... cela se merite...en cherchant un peu... on peut trouver un coquillage (en fait c’est juste l’opercule rejete par les marees) que je trouve tres beau appele en Asie « oeil de Shiva » ou « oeil de Sainte Lucie » en Corse .
 
Deja meme, avant d’en connaitre une des provenances, il me fascinait et Jean m’en avait offert une parure de bijoux a mon dernier anniversaire...Il s’amuse d’ailleurs a raconter qu’il avait paye cela « une petite fortune » a Bangalore car c’etait rare, et il etait degoute de voir qu’ a Goa cela courait les rues pour une poignee de figues 
J.  Toujours est-il que ce coquillage est considere comme un porte bonheur. Je vais vous epargner les differentes legendes qui en expliquent le nom car vous allez vraiment finir par trouver tout cela trop long... en tout cas, je me suis amusee comme une petite folle, avec un masque, a me faire balotter par les vagues et a donner fierement ma recolte a William et Jean qui pendant ce temps barbotaient a la surface.

 

 

 

 

Autre activite incontournable : les marches :

 

 

- toutes les rues du secteur Baga Calangute sont deja quasiment un marche, des boutiques en dur bien sur, mais chaque autre centimetre est occupe par une echoppe montee pour la saison, a ciel ouvert, avec quelques bambous et tissus suspendus. Ne soyiez pas surpris de les voir asperger d’eau leurs boutiques en fin de journee... C’est pour nettoyer les mauvaises energies et inviter a entrer la deesse de la fortune Lakschmi !
- Anjuna flea market (le mercredi) : surtout artisanat, souvenirs, bijoux,
fringues etc
- Mapusa market (le vend matin) fruits, legumes, poissons, fleurs, ustensiles, epices etc : tres pittoresque, et en plus de l’artisanat

- ingo saturday night basar a Arpora : c’est un allemand, marie a une indienne, resident a Goa depuis des dizaines d’annees qui a invente le concept de ce style de marches : tous les vendeurs et echoppes de Goa semblent se retrouver la, tous artisanats ou creations y sont bienvenus, indiens, asiatiques, europeens, tibetins, americains, Lamani (tribu nomade en inde reconnaissable par leur costume tres colore et charge d’argent) ... il y en a pour tous les gouts, dans tous les genres, (negociation obligatoire...) a perte de vue... ambiance assuree et bain de foule avec en plus du shopping, des concerts rock jusqu’au bout de la nuit, des bars , des snacks installes la juste pour l’occasion.

On y trouve meme des specialites de tous les pays fait "maison" par les residents etrangers qui viennent y arrondir leurs fins de mois... on a deguste des super bonnes quiches et desserts de "la vie en rose" tenue par Michelle une copine de ma copine Danielle...


transition toute trouvee pour parler maintenant de quelques « points » culinaires:

connaissant la pietre chaine du froid en Inde, et l’eloignement des cotes, on n’a peu envie de manger du poisson a Bangalore pour ce qui nous concerne (surtout moi qui ait quasiment toujours habite au bord de la mer...), bref la bas on a fait une cure de poissons, calemars, crabes etc .... je ne sais donc pas trop ce que sont les autres specialites locales J .
En revanche mefions nous des appelations locales « a la francaise » usurpees : une fois dans un restau – pas du tout francais – on a choisi sur la carte (tout content) a vegetable Quiche : on s’est vu arriver un bol de legumes cuits dans une sauce verte epicee, accompagne d’un bol de riz blanc...Le serveur n'a toujours pas compris nos explications ni pourquoi on faisait la tronche...

pour les boissons, on a decouvert le feni , un alcool blanc fait a partir de noix de cajou, (moi je n’ai pas aime), de l’excellent porto (comme des idiots on a oublie d’en rapporter...). la bas l’alcool est moins « bani »  qu’a Bangalore et les bars ne ferment pas a 23h30...le gout des cocktails s’en ressent aussi J en revanche...Mais notre trio gagnant pour ce climat est definitevement biere Kingfisher, eau gazeuse et citron frais !

 

 

 

pour diner, je citerai nos « preferes » du moment :

 

 

- en tete pour la qualite des produits, l’originalite, le service et le decor : le "restaurant francais" limite Baga-Calangute.. ( tenu par les memes proprios fort sympathiques, et meme carte que le restaurant « La Plage » a Morjim beach). Sans vouloir etre chauvin, apres un an en Inde, c’est un must J
- la casa portuguesa avec un superbe chanteur-guitariste portugais de Fado, nourriture portugaise comme son nom l'indique, et cela donne une bonne idee de l’architecture des vraies belles maisons goannaises.

- East meets West : superbe decor a l exterieur, barbecue, orchestre, danse...c’est la soiree « under the stars » par exemple


Bon j’ai quand meme l’impression d’avoir une certaine deformation professionnelle... allez j’arrete la pour la pub gratuite en plus !


A toutes fins utiles, une derniere chose, je precise que la « bonne » saison a Goa est de novembre a Paques meme si on sait que la meteo n'est pas une science exacte cela vous donne une tendance... (le pic etant autour de noel et nouvel an ou les prix sont delirants). A partir de Mai la chaleur et moiteur deviennent difficilement supportables et la mousson peut etre tres marquee s’echelonnant courant juin a juillet et aout... Les activites qui tiennent surtout par l’animation autour des plages, des restaurants, des marches et des echoppes deviennent quasiment inexistantes, et tout semble laisse a l’abandon...meme les residents (indiens ou etrangers) desertent souvent les lieux avec en poche les gains de la saison touristique ! ceux qui restent sont saisis d’une extreme torpeur... Ensuite il faut des semaines pour reconstruire, nettoyer, repeintre, remettre en etat tout ce que les pluies diluviennes ont detruit et la frenesie repart de plus belle. Pour avoir ete sur place cette annee a la quasi fermeture de la saison, il semblait que tous se disaient « ce n’est qu’un au revoir Goa »... qui sait ?

 

 

Plus de photos disponibles sur un site hors blog... je vous envoie avec plaisir le lien sur demande...

 

 

 

 

Par indianalaetitia - Publié dans : tourisme
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Lundi 21 mai 2007 1 21 /05 /2007 15:17

De retour sur les ondes avec plein de nouvelles images dans la tete...
qu?est ce qui se trouve a seulement deux heures directes d?avion de Bangalore, ou il fait chaud toute l?annee avec un ensoleillement record, ou tout est beau et propre, ou les paysages et les couleurs semblent faits pour le plaisir des yeux et le bien-etre ??????
c?est ca !

et oui nous rentrons des Maldives, et on aurait eu tord de s?en priver, c?est a peine plus long d?y aller que pour moi d?aller acheter ma viande en ville en pleine heure de pointe... et pour le coup cela change vraiment de l?Inde !
certes il faut aimer la plage et le sable et l?eau salee car tout tourne autour de cela, mais c?est un veritable ravissement, a la hauteur de sa reputation d?iles paradisiaques.
et il faut bien le mettre au pluriel car le pays est en fait constitue de 1190 iles regroupees en 26 atolls coralliens, dont seulement 200 sont habitees, et 89 converties en ile-hotel.
le touriste classique ne decouvre donc qu?une infime partie de ce territoire ou tous les recoins semblent pourtant plus beaux les uns que les autres, et on reverait presque de se retrouver tel un Robinson pour en explorer les sites les plus desertiques et inexploites....(cela dit, pourvu qu?ils le restent encore longtemps pour preserver ce coin de paradis sur terre et sous la mer).


Je vous joins ici quelques photos meme s?il est difficile d?egaler les couleurs naturelles qu?on y trouve et qui sont tout a fait incroyables... la foret vert emeraude, du sable fin et blanc nacre, des lagons transparents comme du cristal a turquoises, puis qui se fondent dans des bleus de plus en plus profonds, entrecoupes de vagues de mousse blanche...
En plus une selection de notre album photos est disponible en cliquant ce lien http://picasaweb.google.com/indianatiti/Maldivesmai07StarredPhotos?authkey=WFAJEzCfilo

 

 

  (il suffit ensuite de cliquer sur slishow pour avoir le diaporama)


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A noter pour d?eventuels interesses : un des rares hotels a proposer un kid?s club est sur l?ile de Bandos /http://www.bandosmaldives.com/ suis a votre dispo si vous avez besoin de plus de details et de feedbacks...

bref c?etait le pied !


 

Par indianalaetitia - Publié dans : tourisme
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Jeudi 23 août 2007 4 23 /08 /2007 14:34

Singapour , c’est une ville etat de 4 millions d’habitants, situee a l’extremite de la peninsule de la Malaisie. Elle est devenue independante (de la Malaisie justement) depuis 1965 a a depuis pris un essor economique incomparable.

 

 

 

 

Des l’arrivee a l’aeroport, une impression de facilite et d’organisation qui s’est toujours reconfirmee par la suite... Jamais vu un aeroport aussi « cosy », et pourtant gigantesque, ou tout avait l’air de rouler sur des roulettes....

 

 

Quand on arrive en ville , premieres vues sur des buildings et grateciels a perte de vue, quand on s’approche on s’apercoit que beaucoup de constructions sont etrangement colorees, des murs ou des volets au ton pastel qui donnent un air de decor en studio de cinema...

 

 

Quand on s’approche encore plus et qu’on commence a deambuler a pied : C est propre partout, pas un papier qui traine, et on apprend vite que le chewing gum est interdit a la vente pour ne pas risquer qu on en colle partout sur les routes, de meme qu’on pose des amendes a ceux qui oseraient cracher parterre, ou uriner dans la rue (tiens, on est deja loin de mon article « do not spit...), des trottoirs partout et en excellent etat (on a eu l’occasion enfin de depoussierer la poussette de William qui ne sert pas a grand chose en Inde....)

 

 

Des routes et rues grandes, avec des belles lignes blanches bien respectees, et des vehicules qui se deplacent dans l’ordre et sans klaxoner... et la seule vache visible etait au zoo...etrangement pas de bouchon pour une grande ville... Bref on a appris que les voitures etaient extremement cheres (genre 35000 euros pour les plus petits modeles) et que les passages en ville sont soumis a d’importantes taxes de peage. Donc un bon moyen de reguler le traffic et d’inciter a prendre les transports en commun, qui du reste semblent excellents (bus « confort » et bien sur immacules, metro reluisant...) ...

 

 

Les pauses pipi : pas besoin de se demander si on va trouver , si on va pouvoir oser y mettre un pied et y avoir du papier... il y a meme des panneaux indiquant parfois que les toilettes sont scannes aux ultras violets « pour etre sur de voir ce que notre oeil nu n’est pas capable de voir et de garantir une hygiene extreme »...

 

 

Il fait chaud et moite la plupart du temps : pas grave ! on trouve des abris exterieurs mais climatises pour faire des pauses...avec distributeur de boissons fraiches...

 

 

Des restaurants tous les 10 metres , ou du moins des « food stall » pour tous les gouts, pour toutes les bourses, et a toute heure (et dixit une copine singapourienne de bangalore, meme a 2 euros le plat tu ne crains pas la tourista...)

 

 

Partout des femmes tres coquettes, poupee barbie version asiatique, la mini jupe et les escarpins, ou du moins toutes les chaussures a talon sont en vogue, et les mecs tres « fashion », lunettes de soleil, cheveux hirsutes, du decoiffe-etudie-gelifie, tel mobile, ipod et appareil photo dernier cri...

 

 

Des kilometres de galeries marchandes, de centres commerciaux, des villes dans la ville qu’on appelle aussi ici des « Malls »

 

 

On y trouve toutes les marques les plus connues , meme Carrefour !!! une sortie a disneyland pour nous, j’avais oublie ce que c’etait et j’en avais le tourni....

 

 

 

Partout des Signes exterieurs de richesse... on n a l’impression qu’il n’y a pas de pauvres...pourtant la vie n’a pas l’air donne, les loyers sont tres chers... ou les cachent-ils ???

 

 

Pas non plus vu de chat ni de chien... ? ni de moustique c’est bizarre vu le climat...

 

 

 

Du coup un sentiment assez etrange d’une ville presque artificielle et aseptisee, qui je pense ne meriterait pas forcement  « pour amortir » 24 heures de voyage et une semaine de vacances en venant de la France, en revanche transit sympa pour filer ailleurs en malaisie...  mais pour nous, venant d’Inde, une vraie bouffee d’air « pur et moderne » ... en peu de temps, on est tout a coup bien « loin de l’Inde » (meme si on y trouve le quartier Little India et beaucoup de travailleurs indiens), et cela prend un charme tres « exotique » et « civilise »... Je comprends maintenant pourquoi Singapour est une des destinations fetiches pour week ends prolonges aupres de la communaute des expats ici... « si le blues te guette et que tu ne supportes plus « l’inde et les indiens » file a Singapour, c’est quand meme moins loin et moins cher que de rentrer en europe ou aux usa... ! »

 

 

 

Bon ca c’etaient mes impressions persos, maintenant plus concretement qu’est ce qu’on y a fait ?
beaucoup de marche a pied, (ce qui deja nous change de Bangalore, qui n’est pas une ville « a faire a pied ») qui permet de decouvrir ces ambiances, les differents styles de quartier (financier, chinois, arabe, indien, Orchad road les champs Elysees locaux,  etc...), des lieux de cultes pour toutes les religions, les caneaux et la riviere, etc ...

 

 

Et finalement des trucs plutot sympa pour William, et qui font partie des points touristiques habituels pour les gens de passage...

 

 

- Un zoo immense : moi qui a la base ne suis pas tres fana des zoos, j avoue que celui la est extrement bien fait, pas reellement de cages ou de barrieres apparentes, mais des grandes zones entourees de fosses ou ils ont reconstitue la vegetation locale d’origine des animaux en question, ou des baies vitrees pour voir de plus pres les plus dangereux comme les felins, des itineraires pour suivre les heures des repas donnes « en direct » , tres impressionants en particulier pour les tigres blancs...(desolee mon appareil photo n’est pas assez rapide et bon pour ces trucs la, mais je vous garantie qu’ils sautent tres haut, meme s’ils doivent retomber dans l’etang, pour attraper au vol des kilos de bidoche saignante..).

 

 

- L’ile de Sentosa, sorte de grand parc d’attraction, a laquelle on a accede en telepherique « le cable car » :
on y trouve quelques plages (bon c est pas les Maldives...),
une piste de descente en luge (genre kart sans moteur) a l’air libre avec remontee en telesiege,
le fameux Merlion, image typique de Singapour (comme la tour eiffel pour Paris) : une statue de 37 metres, tete de lion corps de poissons ;

une fontaine musicale,
un long tunnel avec tapis roulant pour deambuler sans effort sous un grand aquarium... (les « white sharks and Mantas » n’ont plus de secret pour William...) ;
un spectacle de dauphins... bon la.. franchement celui du Marineland de Antibes faut franchement plus le detour...

 

 

- Sinon, pour notre dernier jour, on a rate le jardin botanique, les orchidees, et le parc aux oiseaux, faute d’une pluie battante...c’est la ou on a du se refugier dans les malls pour plusieurs heures...

 

 

- Le quartier de Clark Quay qui foisonne de restaurant le long de la riviere, et ou les rues pietonnes ont ete couvertes de curieux champignons geants pour proteger de la pluie ou du soleil, et qui s’illuminent le soir de couleurs pastelles...

 

 

paranthese peut etre utile a de futurs voyageurs : nous logions justement dans ce quartier au Novotel que je recommende chaudement (enfin surtout si vous trouvez comme nous un forfait attractif de resa de derniere minute),  en prenant le « biz floor » qui donne acces « gracieusement au biz lounge » ou on sert a toute heure, boissons et encas/canapes/etc... et cocorico pour la chaine hoteliere historiquement francaise, forcement avec du bon vin francais, des croissants, du vrai beurre et du fromage... et accessoirement un fauteuil massant (tres en vogue la bas ce genre de produits) pour se relaxer apres les longues heures de marche... J

 

 

 

 

 

tout cela etait toujours donc extremement bien rode, organise, notion de facilite qu’on oublie completement en Inde, mais pour l’anecdote et nous rappeler nos realites habituelles, il fallait bien qu’on est juste un petit hic... le premier chauffeur de taxi « pourtant tres enjoue et souriant au depart »... et finalement comme partout dans le monde on s’est apercu que ce ne sont pas des enfants de coeur... il nous a d’abord saccage la reputation d’un magasin ou justement on voulait aller (toujours sur les recommandations de gens qu’on connait et qui reviennent de Singapour ou y sont d’origine...) , en nous faisant flipper, et il nous a quasiment emene de force dans un autre... evidemment on n a pas achete... et quand il a compris qu’il n’aurait pas de commission grace a nous, il est devenu desagreable. Il nous d’abord « suggerer » de nous promener a pied dans le quartier que lui meme nous avait impose pendant qu’il allait faire sa pause dejeuner... On avait convenu au depart d’un prix forfaitaire pour aller dans Notre magasin (evidemment plus du tout dans ce quartier) donc on est reste sur nos positions, et il a repris son volant de mauvaise grace. Puis au bout de quelques temps il s’est arrete, « Notre magasin etait au coin de la rue... style pietonne donc on pouvait pas le voir de la... ». Il nous a dit byebye sans oublier au passage de tenter de nous arnaquer sur le prix convenu...la c’etait niet, seulement, j’avoue, on a quand meme ete tres naif mais on avait tres envie de sortir de ce taxi... Une fois descendue, j’ai leve le nez vers les grateciels et « le coin de la rue » et j’ai tout de suite compris qu’il nous avait lache n’importe ou pour se venger...et oui nous etions en fait a 50 minutes de marche de Notre magasin...
bon toute experience est enrichissante, par la suite on a sorti les dents des qu’un taxi a tente de nous devier de notre programme, par exemple nous suggerant d’aller faire du super shopping au lieu d’aller au zoo car il allait pleuvoir... et les dieux de la pluie nous ont donne raison, preuve qu’il ne faut jamais remettre a demain ce qu’on peut faire aujourd’hui, car le demain il etait pire... 
J

 

 

 

 

Par indianalaetitia - Publié dans : tourisme
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Mardi 20 novembre 2007 2 20 /11 /2007 13:50

au début du mois, à l’occasion de la visite en Inde de nos copains Olivier et Pierre-Laurent, nous avons fait notre première escapade dans le nord de l’Inde.

 

Je vais donc retracer en plusieurs épisodes les principales étapes de notre périple qui fut fort intéressant, pittoresque et bien sûr épique, une constante quand on voyage en Inde j’ai l’impression…

 

 

 

Episode 1 Jaipur

 

 

 

 

 

démarrage à l’aube de Bangalore et transfert en avion jusqu'à Jaipur avec un changement à Mumbai (Bombay) sur Kingfisher (notre compagnie locale préférée à ce jour…). Bref 9 heures de voyage porte à porte pour franchir 1600 kms à vol d’oiseau , cela se mérite J mais finalement la routine avec son lot de foules oppressantes, de montagnes de bagages, de « semblant-désorganisé-mais-qui-s’organise » , d’innombrables coups de tampon, de file d’attente et fouille au corps avec côté homme, côté femme comme toujours ici… et je ne sais pas ce que les femmes mettent sous leur sari mais j’ai mis encore 20 minutes de plus que les hommes à passer alors que ma file était nettement moins longue ?…

 

 

 

Accueil par notre chauffeur, tout va bien il est là ! … ouf, car quand j’organise quelque chose ici j’ai mes petits moments « d’angoisse » car il y a toujours des surprises même quand on verrouille à fond et qu’on est tenu de passer par une agence locale…et pourtant j’étais à bonne école avec mon métier en France.

 

Découverte de notre véhicule pour ces quelques jours : un  minibus tempo traveller… rustique avec son petit côté charme local, mais on a bien aimé même si à fond les manettes on ne dépassera jamais les 70 kms /heure !

 

Inutile d’engager trop la conversation avec notre chauffeur, on a du mal a le comprendre… normal…

Dépose à notre hôtel : le Hilton Trident, très bien ! Faut dire qu’ici, soit on doit taper dans le « luxe »,soit c’est misérable. Peu de catégories intermédiaires, alors on en profite tant qu’on vit ici et qu’on peut.

 

Nous sommes accueillis par un Rangoli, (ou Kolam) sorte de tapis éphémère fait pour une journée ou deux en grain de riz coloré, pour souhaiter la bienvenue et apporter la chance. On se rend compte que William est déjà bien habitué à certaines coutumes de l’inde car il s’est tout de suite arrêté net pour le contourner, alors qu’un autre touriste qui suivait quelque temps après nous, a littéralement piétiné cette œuvre de patience…

 

 

Et enfin c’est parti pour la découverte de la ville de Jaipur :

 

Capitale du Rajasthan, son nom veut dire Jai=victoire et pur=ville, surnommée à juste titre la ville rose, en raison de la plupart de ses monuments de cette couleur. Elle est l’œuvre du Maharadja Jai singh II à partir de 1727, qui en a décidé le plan en forme de damier, entouré d’une enceinte fortifiée par laquelle on entre par 8 monumentales portes, avec de larges avenues droites abritant des sortes d’arcades avec des boutiques de tailles plus grandes que la plupart des échoppes indiennes. Quand on regarde ces détails, cela lui donne une rigueur presque surprenante par rapport à ce qu’on voit le plus souvent en Inde, et un charme architectural différent, mais malgré tout, l’effervescence, la fouille grouillante, le bruit, le nombre incroyable de véhicule de tout genre et les scènes de vie sont toujours aussi pittoresques !

 

Pas de doute nous sommes bien en Inde.

 

 

D’ailleurs ici tout circule  dans les rues : voitures, camions, tracteurs, deux roues, rickshaws a moteur et à vélo (ce qu’on ne voit plus à Bangalore), charrettes, éléphants, sangliers, chameaux, vaches évidemment…

 

 

 

 

 

 

 

Voici quelques monuments les plus marquants :

 

 

 

Le city palace

 

Au cœur de la vieille vielle, c’est une très belle construction de style monghole et rajpoute, résidence principale des maharadjas depuis le 18ème siècle.

 

 

Une « curiosité » et exemple de l’extravagance des maharadjas : une gigantesque jarre en argent massif qui figure du reste au guiness book des records comme « étant la plus pièce en argent du monde » : crée par le maharadja Madho Singh pour transporter son « eau sacrée du Gange » lors d’un voyage à Londres en 1901… Ils savaient voyager léger à cette époque !

 

 

Hawa Mahal qui veut dire Palais de vents :

 

Avec surtout une sorte de mur-façade très baroque de 5 étages, et seulement 20 cm d’épaisseur (ça fait peur quand on se penche…) datant du 18ème siècle et qui permettaient aux femmes du harem de regarder le spectacle de la rue sans être vues… fallait bien qu’elles s’occupent…. Et pour grimper à cet observatoire un drôle d’escalier en colimaçon mais sans aucune marche, car ces dames, en effet ne marchaient pas, mais y étaient transportées en chaise à porteurs…

 

 

 

Jantar Mantar :

 

Une autre fantaisie du maharadja Jai singh qui, passionné d’astronomie, a construit un gigantesque observatoire. La plupart de ces immenses instruments en pierre (certains d’une vingtaine de mètres de haut) fonctionnent encore, on a pu y lire nous même l’heure à la seconde près sur un cadran solaire par exemple ; et certains astrologues s’en servent encore de nos jours pour calculer les horoscopes, prévoir les températures des mois d été, la durée et intensité des moussons, les récoltes à venir etc…

 

 

A part ça, c’était un super terrain de jeu pour William… J

 

 

 

 

 

 

 

A une dizaine de kilomètres du centre ville, se dresse le fort d’Amber et son immense enceinte qui ressemble à une « muraille de Chine » . 

 

 

C’est une citadelle érigée à partir de 1592 et qui a servi de capitale avant que Jai Singh ne décide de la transférer au centre de Jaipur.

 

 

Nous avons évidemment croisé quelques singes...

 

mais vu le regard méfiant des locaux nous avons passé notre chemin…

et nous avons fait un tour dans le village a dos d’éléphants.

C’est finalement un super observatoire, certes un peu houleux, pour regarder les scènes de vie et de rues si pittoresques…

 

 

Le soir, nous avons dîné au Chokidhani, une sorte de centre folklorique et culturel (un peu le disneyland local) ou on a pu écouter et voir des musiciens, des danseurs traditionnels etc

 et surtout manger à l’indienne (un peu « trop » au goût de Jean mais on a bien ri) car … assis parterre en tailleur (ouille on tient pas 2 heures…) on nous a servi à la main (ou au mieux à la louche..) un thali végétarien sur des assiettes « jetables » faites en feuille de bétel (ou souvent aussi en feuille de bananiers).. c’est le plat le plus traditionnel composé de riz, de chapati (les galettes) qu’on trempe (puisqu’on n’a pas de couvert…) dans diverses soupes ou purées (difficile à expliquer ce qu’il y a dedans…), le tout bien relevé bien sûr !

 

 

Au retour dans le havre de paix de l’hôtel, je me suis chopée une « belle honte »… William, épuisé, endormi et que je portais comme une poupée de chiffon s’est soudainement « oublié » et a déposé une magnifique flaque sur le splendide marbre du lobby… je me suis confondue en excuse alors que le personnel, pas du tout affolé,  se contentait de dire « but no worry, indian kids always do that… » . La, avec les gosses on apprécie vraiment d’être en Inde : en France dans un palace j’imagine que je me serai mise 6 pieds sous terre et qu’on m’aurait balancé un regard plutôt froid…

 

 

 

Sur ce nous sommes tombés avec délice dans les bras de Morphée et je vous raconterai lors d’un prochain épisode la suite du voyage en direction de Agra…ou là, c’est moi qui ait ajouté un peu de « piment » à notre circuit J ! et vais vous faire une petite parenthèse aussi sur le festival Diwali qui se déroule à cette même période…

 

 

 

 

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Mardi 27 novembre 2007 2 27 /11 /2007 07:35

Ceci est l’ Episode 3, le 2 étant rangé dans la rubrique culture et tradition puisqu’il concerne le festival Diwali que nous avons expérimenté aussi en chemin …

 

 

 

Nous quittons donc Jaipur pour nous diriger vers Agra,

 

230 Kms et 5 heures de route…

 

bruit de moteur du tempo traveller qu’on tente d’oublier en écoutant des musiques de Bollywood pour rester dans l’ambiance .. . et surtout en regardant le paysage qui défile sous nos yeux…

 

finalement ce sont toujours tellement de scènes de vie à découvrir pour nous que ça occupe le temps et le trajet se passe bien. Même William a eu la bonne idée de dormir pendant trois heures, un exploit et soulagement…

 

 

 

en route nous croisons des « cargaisons » qui tiennent du miracle. Les véhicules en tout genre sont archi bondés. On se demande comment ils arrivent à s’entasser comme cela. Cela me refait pensé à un article sur la notion d’espace vital en Inde que j’avais écrit le 15 février 2007 et que vous pouvez consulter dans les archives .

 

 

 

je vous laisse découvrir quelques exemples de ce qu’on a vu sur la route…

 

 

 des bus qui penchent  dangereusement

 

 

 

 

 

les tracteurs élephantesques… si si ça roule.. mais ça passe tout juste…

 

 

 

 

 

rickshaw version minibus

 

 

 

 

 

tracteur-bus

 

 

 

 

 

ce véhicule noir en ruine a le nom d’une agence de voyage… drole de pub…

 

 

 

un bébé-mobile à l’arrière… peut en cacher deux autres à l’avant…

 

 

 

 

 

n’oublions pas de ralentir pour les vaches

 

 

 

 on est coincé

 

 

 

 

 

 

 

les scènes du quotidien

 

 

 

 

 

les femmes sont toujours responsables d’aller chercher l’eau au puits et elles transportent des poids incroyables vu leur gabarit…

 

 

 

 

 

 

panier de la ménagère

 

 

 

 

 

cour de ferme

 

 

 

 

 

galettes de bouse de vache confectionnées par les femmes

 

 

 

vente de boule de coton au détail

 

 

 

 

 

marchand de bois, le castorama du coin…

 

 

 

 

 

le « point S » local dans le meme genre…

 

 

 

 

 

 

chez Darty :

 

 

 

 

 

 les panneaux publicitaires ambulants, ou « « éléphant-sandwich »

 

 

 

les échafaudages en bambou, certes de conception douteuse… mais typique ici

 

 

 

fabrication de briques

 

 

 

 

 

 

 

mais enfin bientôt… on arrive à notre prochaine étape…

 

la suite au prochain épisode

 

 

 

 

 

 

 

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Mardi 27 novembre 2007 2 27 /11 /2007 08:51

épisode 4 : sur la route juste avant Agra

 

une heure avant d’arriver à Agra, nous attendions avec impatience de faire une pause pour se dégourdir les jambes et pour visiter un site réputé : la citadelle de Fatehpur sikri .

 

notre minibus s’arrête sur un grand parking encore éloigné car comme souvent l’accès aux sites n’est autorisé qu’aux rickshaws, aux carrioles et aux piétons.

 

La, une horde d’une dizaine de gus nous tombent dessus, pour nous vendre on ne sait quoi, qu’ils nous mettent tellement près sous le nez qu’on ne voit rien,  nous proposer leur service de guides, et pour nous faire acheter des tickets de transport pour aller du parking au site alors qu’on sait qu’une navette gratuite doit nous emmener : heureusement on la trouve tout en jouant des coudes pour tenter de s’extirper de ce groupe. …ils essayent encore de nous arnaquer alors que le chauffeur me confirme que c’est bien gratuit et qu’il est bien prêt à nous y emmener, le comble… et alors qu’il n’y avait que nous dans la navette, ils l’envahissent.  ils sont tellement insistants qu’ils se bouffent le nez entre eux et continuent à nous « escorter » jusqu'à la cour centrale d’un grand monument. C’est à peine si nous on arrive à regarder autour de nous et à respirer et on n’a encore moins envie de leur acheter quoique ce soit… surtout qu’ils deviennent franchement désagréables et malpolis. On essaye de faire abstraction de leurs cris dans nos oreilles, on reprend les rennes et ils finissent par lâcher prise…  et la on s’aperçoit que le lieu ne ressemble en rien à ce qu’on avait lu sur notre guide touristique… et on apprend par hasard qu’on n’est pas du tout au bon endroit, mais dans la mosquée « d’à coté », et pour cause, que le site qu’on voulait voir est fermé… évidemment personne n’avait jugé bon de nous prévenir avant, une vraie caméra cachée.

On ressort, la voie est libre, presque étonnamment déserte et on décide de retourner au parking à pied bien que distant d’un gros kilomètre, on était quand même aussi venu pour se dégourdir les jambes ! Notre équipe file bon train, Olivier en tête, William sur les épaules de son papa mais on trouve la distance plus longue que prévue… les « mauvaises langues » commencent à penser qu’on s’est un peu perdu (vu que dans la navette on ne voyait rien à cause de la bande de dingues…) et la nuit commence à tomber. Seulement quand elle tombe en Inde, elle tombe super vite et quand il fait noir il fait franchement noir… et ‘y a plus un chat autour de nous… pour « détendre l’atmosphère » Pierre Laurent commence à raconter des anecdotes, genre les « randonneurs » et parle aussi de l’émission Pékin express (que nous résidents indiens nous ne connaissons pas). Il raconte en particulier les mésaventures d’une des filles qui est tombée de 4 mètres et patati et … patatra… à ce moment là, je m’étale… ils pensent à une blague de ma part fort à propos…moi, je serre les dents car j’ai déjà compris, étant une habituée de la chose, que je me suis fait une entorse à la cheville. Faut se relever et continuer de tout façon, surtout pendant que c’est encore chaud !… Là surgissent de la nuit noire deux policiers armés en moto. On leur explique et vérifie notre chemin. L’un reste silencieux,  l’autre nous vocifère des trucs et semble prêt à jouer les supers-héros, nous sommant de rester sur place à attendre et « qu’un bus » va venir nous chercher… On doute un peu car à sa façon de parler et à son haleine, on a tous compris qu’il était fin-bourré… doit on avoir confiance en la police locale indienne ? elle n’a pas généralement très bonne réputation… et je n’aime pas trop voir gigoter son gros fusil sur son épaule…sur ce, apparaissent comme téléportés 3 jeunes qui eux aussi veulent manifestement aider… ils nous prennent en aparté, nous confirment l’état « très avancé » du policier, qu’on doit se méfier et pas rester, mais continuer tout droit… le parking n’étant plus très loin. Finalement on décide cela,  le policier grommelle des trucs qu’on ne comprend plus (l’autre ne doit pas du tout parler anglais) mais ils nous « escortent ». Nous retrouvons enfin notre minibus et je glisse mon pied avec délice dans la glacière à la place des bouteilles d’eau…pendant ce temps, le policier parlemente avec notre chauffeur et nous préparons évidemment un pourboire pour le remercier de son aide.  Etonnement il refuse, nous comprenons au milieu des propos qu’il clame que la police est là pour aider les touristes et qu’il a été fier de le faire !!! héroique jusqu’au bout… !!!

 

 

 

 

Nous arrivons donc à l’hôtel Taj View et mon équipe réclame aussitôt une chaise roulante, malgré mes protestations… Nous nous posons enfin dans notre chambre, après une petite anicroche car elle n’a pas vu sur le Taj comme je l’avais demandé et confirmé… tant pis, il fait nuit et on se lève de bonne heure pour y aller le lendemain… pendant ce temps le concierge m’a acheté un bon bandage et de la crème… ayurvédique bien sûr ! 

 

 

 

le soir on a bien mérité de rester dîner à l’hôtel : une nouvelle version de thali… l’argenterie a remplacé les feuilles de bétel…

 

 

 

et surtout mes acolytes veulent en profiter pour pratiquer dans les longs couloirs de l’hôtel , la conduite de la chaise pour être opérationnelle le lendemain car une dure journée s’annonce….

 

 

 

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Mardi 27 novembre 2007 2 27 /11 /2007 17:28

 

épisode 5 : découverte de Agra

 

 principal centre d’intérêt de la ville de Agra : on connaît assez peu son nom et pourtant c’est elle qui a le privilège d’abriter le fameux Taj Mahal .

 

c’est en fait un mausolée , érigé par l’empereur Shah Jahan, en l’honneur de son épouse favorite Muntaz Mahal.

 

Le découvrir baigné d’une lumière brumeuse de très bon matin, lui donne un charme presque irréel.

A mesure que l’on s’approche, une certaine émotion nous envahit… çà y est il est bien là devant nous « en vrai » . On en découvre petit à petit tous les détails et on comprend l’immense travail que sa construction en marbre et pierres précieuses a représenté : il a été inauguré en 1643, après 12 années de travaux, pendant lesquelles 20 000 ouvriers ont dû suer sang et eau, et qui sont restés prisonniers sur le site pour ne pas dévoiler le secret de cette inégalable construction.

 

inutile donc de disserter davantage sur cette « merveille du monde » c’est simplement très beau.

 

Il a été tellement photographié sous toutes les coutures que je ne vais pas vous surprendre sur ce coup !

seule fantaisie de ma part, c’est d’avoir du le regarder du « haut de ma chaise roulante »..

et pour un monument réputé mondialement  qui reçoit 15000 visiteurs par jour, on ne peut pas dire que cela soit facile d’accès à ce niveau là. Pour s’en approcher réellement il faut donc être capable de se lever pour gravir de belles et hautes marches, ce que j’ai donc fait à cloche pied grâce au soutien fort apprécié de mes « bodyguards ». Je dois dire qu’ils n’étaient pas trop de 3… Un pour m’aider, un pour porter la chaise dans les escaliers et un pour surveiller William. Et justement à ce propos dans un mouvement de foule, quelques secondes d’égarement nous auront suffit pour le perdre… on a eu la grosse frayeur de notre vie… 10 minutes interminables, moi vociférant son nom depuis ma chaise, restant plantée au même endroit, et commençant à ameuter les passants et les gardiens, et les 3 hommes partant à sa recherche dans toutes les directions… car un gosse qui se perd, part en courant comme une toupie et quand on l’a enfin retrouvé à l’autre bout du jardin, on s’est rendu compte qu’il avait déjà franchi une sacrée distance… il parait qu’un proverbe raconte que pour voir le Taj, il faut « donner » quelque chose : moi j’avais déjà donné un pied, je n’étais pas prête à donner William J

 

 

 

Nous avons ensuite quitté Agra, les yeux plein d’images et l’appareil photo pleins de nouveaux clichés et pris la direction de Dehli.

 

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Mercredi 28 novembre 2007 3 28 /11 /2007 09:35

Episode 6 : dehli

 

 

 

Nous voici arrivés à Dehli, capitale de l’Inde, 14 millions d’habitants…

 

Nous passons la nuit à l’hôtel Shervani, c’est calme, fonctionnel, propre mais pas de charme particulier.

 

Le lendemain notre minibus nous dépose au parking de la vieille ville, ensuite cela devient le royaume des petits véhicules et surtout celui des rickshaws-vélos (ce qu’on ne trouve plus à Bangalore pour transporter des gens). Une aubaine car de toute façon je ne pourrai pas tout faire sur un pied… Olivier et Pierre Laurent s’installent donc dans leur poussepousse, et nous trois dans un second.

On cramponne fermement William et on plaint le pauvre gars qui va nous déplacer à coups de pédale… tous les conducteurs semblent bien frêles et pourtant ils avancent avec leurs chargements étonnamment rapidement, jonglant entre les trous de la route, et les croisements avec les piétons, autres vélos, motos, vaches, etc…

Nous déambulons ainsi à travers l’un des plus vieux marchés de la ville Chandhi Chowk qui s’avère un peu plus calme et moins congestionné que prévu car en ce dimanche matin tout n’est pas ouvert. Mais nous avons cependant notre lot d’indianeries typiques…

 

 

 

Les vendeurs à même le sol

 

 

 

 

Les épices

 

 

 

Le thé en vrac

 

 

 

Le vendeur de mystérieuses fioles médicales sur son petit coin de trottoir

 

 

 

La « cabine téléphonique mobile à vélo »

 

 

 

Le barbier qui travaille directement dans la rue

 

 

 

Il s’avère que ce quartier est déclaré étrangement « zone non fumeur »…

 

 

 

Cela dit c’est peut être à cause du piteux système de câbles électriques qui traînent partout au dessus de nos têtes… ça fait peur…

 

 

Nous passons devant de nombreux temples, toutes les religions semblent représentées dans ce petit bout de terrain surpeuplé

et nous visitons la Jami Masjid, car c’est la plus grande mosquée de l’Inde. Elle fût aussi édifiée par Shah Jahan en 1656 et accueille encore de nos jours près de 20000 fidèles le vendredi. 

Puis, au détour d’un chemin, William est le premier à reconnaître de loin le logo de Mc Donald.. il n’aura de cesse de répéter qu’il veut manger là. C’est dingue comme leur marketing marche déjà sur des gosses de 3 ans surtout que dans nos environs nous les fréquentons peu… Finalement, vu le côté « trop pittoresque » des échoppes de bouffe,  c’est quand même là qu’on va décider de faire une pause espérant sous le même toit « lavage de mains, miam-miam et pipi »… mais oh surprise ce ne pourra être que le manger (et bien sur sans hamburger au bœuf), tous les mcdo ne se ressemblent donc pas… et au grand dam de PierreLau ils ne vendent même pas de coca J Vous n’aurez pas de photo de ce délicieux établissement car je me suis fait remballée-sec dès que j’ai sorti l’appareil… « sécurité » de quoi, je n’ai pas trop compris…

 

Nous continuons vers le Fort Rouge, imposante citadelle impériale, autrefois siège du pouvoir monghol et depuis symbole de la nation indienne. C’est là que fût hissé pour la première fois le drapeau indien le jour de l’indépendance.

Nous reprenons le minibus pour regagner les quartiers plus modernes de la ville, en passant par ….

 

 

le Raj Ghat, là ou eu lieu la cérémonie de crémation de Gandhi

 

 

la porte des Indes, un des lieux incontournables de scènes de films Bollywood, c’est leur arc de triomphe en hommage aux soldats morts aux combats.

 

 

le temple du lotus, une curieuse et gigantesque construction, lieu de méditation, de recueillement et de prières sans aucune marque de religion particulière…Une foule de fidèles s’y pressait en tout cas, et les femmes avaient revêtu leurs plus beaux habits…

 

 

 

beaucoup de choses restent sûrement encore à découvrir mais notre premier périple dans le nord s’arrête là… nous y retournons bientôt…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par indianalaetitia - Publié dans : tourisme
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