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Vendredi 9 mai 2008 5 09 /05 /Mai /2008 16:28

 


Hampi, avec ces 400 temples sur 25 km2 de paysage magnifique, fait partie du patrimoine mondial de l’Unesco, c’est un joyau historique et architectural. Le site a connu son apogée entre le 14è et le 16è siècle, dont datent donc la plupart des constructions. C’était la capital de l’Empire de la Dynastie des Vijayanagar, dit des « rois bâtisseurs » qui ont étendu leur pouvoir sur tout le sud de l’Inde. Mais en 1565, d’horribles batailles font rage et les sultans musulmans détrônent le roi hindou. La cité est détruite, abandonnée et elle sombre dans l’oubli le plus total. En 1800, un anglais mentionne la présence de quelques vestiges, mais il faudra attendre les années 1970 pour que de vraies fouilles archéologiques refassent surgir la véritable importance de ce site.

 

Il est en revanche situé assez loin des plus grands circuits et pôles touristiques (pour ne pas dire « au milieu de nulle part ») du coup plutôt méconnu des touristes, surtout étrangers. Par contre, il n’est qu’à 350 kms de Bangalore, ce qui en fait une des destinations de week-end favorites quand on habite ici. Depuis déjà deux ans ici, il était temps qu’on se décide à y aller….

 

Pour cela plusieurs options :

8 heures de voiture, sur des routes peu engageantes et pas question d’y circuler de nuit…

12 heures de train de nuit, certes c’est pittoresque pour ceux qui n’ont jamais testé en Inde…

ou une heure de vol « à hélices » de Bangalore à Bellary, grâce à une ligne récemment ré ouverte, sur Air Deccan

 

Nous avons choisi la version courte, pour profiter du week-end férié (ici aussi) du 1er mai.…

Arrivée donc en avion sur le minuscule aéroport, flambant neuf, de Bellary. Je n’ai jamais vu un endroit aussi propre en Inde, y compris des superbes toilettes ! jamais vu non plus une logistique aussi rapide : c’est simple, on descend sur le tarmac et on y récupère directement notre valise dans l’unique chariot qu’ils sont en train de décharger de l’avion… On montre notre étiquette bagage à une hôtesse, et quelques mètres plus loin, nous voila sur le « parking » de l’aéroport.

 

Une petite heure de route, et nous nous installons à l’hotel Malligi à Hospet (www.malligihotels.com), à 20 minutes en voiture des vestiges de Hampi  : pour d’éventuels lecteurs futurs visiteurs : pas vraiment de charme mémorable mais tout à fait correct et propre, recommandé par la plupart des expats, donc choix pas très original…

 

Courte pause à la piscine pour se rafraîchir : on s’aperçoit que la piscine « de l’hôtel » est en fait ouverte aux non-résidents et du coup noir de monde… en deux minutes, ça y est… une bande de jeunes ados indiens nous entourent, et nous bombardent de questions : nous revoilà l’attraction… et moi me retrouvant une fois de plus la seule et unique femme à se baigner, et en maillot de bain… bref finalement pas top relaxant. On préfère donc attaquer le vif du sujet «  à savoir les vieilles pierres » comme dit Jean, et pour lesquelles il n’a pas une passion débordante, d’où ma rapidité à avoir saisir un élan de motivation la semaine dernière…

 

Fin d’après midi, nous ressortons, sous une lumière descendante mais une chaleur encore bien présente.

Nous découvrons le paysage, très différent de la campagne en périphérie de Bangalore bien que nous ne soyons pas si loin et toujours dans le Karnataka. Il y fait aussi ici beaucoup plus chaud et sec.

 

 

A perte de vue, des plaines cultivées (bananes, cannes à sucre, noix de coco et riz principalement) entrecoupées de collines et des énormes de bloc de granit de couleur rose orangée, déposés sûrement par les dieux car on se demande comment ils tiennent ainsi dans de si étonnantes positions. Et puis au détour des chemins, on commence à apercevoir de nombreux temples et vestiges de palais en pierre.

 

On grimpe une colline pour aller voir le temple de Malyavantha, d’où on devrait avoir une belle vue sur la vallée avec le soleil couchant (et nous ne serons pas déçus)

 

Plusieurs vestiges de ce qui fut un grand centre religieux, des singes, des chiens errants, des cailloux partout à escalader pour William,

 

 

 

Nous croisons le moine gardien du temple…

 

 

Cette première découverte nous enchante, et je suis ravie que Jean trouve aussi cela très beau ! du coup nous sommes plein d’énergie positive pour affronter la journée du lendemain qui s’annonce chaude et forcément fatigante (on craint un peu l’intérêt et la coopération de William sur ce genre de programme) vu l’énormité du site !

 

Je vous livrerais ci après les points qu’on a trouvé les plus intéressants, trouvés tour à tour dans la ville sacrée, et l’ancienne ville royale …

 

Début des visites le matin par un des plus grands temples, celui-ci encore en complète activité : Virupaksha

 

On passe par l’entrée caractéristique avec son gopuram , sorte de pyramide de 50 mètres de haut, toute sculptée de représentations divines

 

 

 Le bassin pour les ablutions , entouré de mur peint en rouge et blanc

 

 

Nous n’échappons pas à la bénédiction et au salut typique des religieux.

 

En contrebas, la rivière ou un éléphant vient de prendre son bain, il est 9h30 sa journée de travail commence…

 

Mais c’est aussi là ou les femmes font la lessive et les enfants se baignent

 

La lessive sèche à même le sol, comme très souvent ici…

 

 

 

Revenus dans l’enceinte du temple , on retrouve l’éléphant cette fois justement en plein travail : les gens lui présente dans une main, une roupie qu’il attrape avec sa trompe, la passe à son Maître, et vient souffler sur la tête des fidèles en guise de bénédiction. William était aux premières loges pour lui donner en plus une banane, et il a reçu lui aussi son « coup de trompe » sur la tête.

 

A l’extérieur du temple, un autre site, dédié à Ganesh avec ses piliers, le « mandapa », autre caractéristique des constructions religieuses.

 

En regardant d’un peu plus prés, on voit que les piliers sont souvent sculptés de nombreuses figures mythologiques :

 

 

 

Ou comme ici les Yalis qui semblent soutenir les voûtes : ceux-ci par exemple photographiés au Krishna temple

 

 

Une autre figure emblématique du coin et maintes fois observée : Narasimha

Mi homme-mi lion c’est une incarnation de Vishnou, ici dans sa plus grande version monolithique

 

 

Un tout petit bout de l’ancienne rue du marché qui mesurait presque un kilomètre, ou s’installaient les échoppes au 15è siècle, donne une idée de l’importance de la cité

 

 

Le Lotus Mahal, magnifique construction, d’inspiration hindou et islamique, au milieu du quartier fermé de l’ancien Harem du roi.

 

 

Ici c’est le « garage » à éléphants des rois… ils en possédaient jusqu'à 800 et les préférés avaient le droit de s’abriter dans ces étables.

 

 

Le réservoir à eau avec au dessus , son canal d’arrivée d’eau en pierre. Ils avaient en fait pour l’époque un système d’irrigation très élaboré qui permettait de récolter et fournir suffisamment d’eau pour la population et les cultures sur une terre pourtant si aride.

 

 

Un des autres plus grands temples, le Vittal temple complex, est composé de plusieurs beaux monuments importants, en particulier ce chariot avec des roues en pierre qui dit-on pouvaient tourner (je n’ai pas vérifié !)

 

 

Les piliers musicaux de la salle de danse : lorsqu’on les frappe de la main, elles résonnent et créent une sorte de musique

 

 

Ce Monument  est appelé la  « balance du roi » car chaque année il y était pesé, l’équivalent de son poids était converti en pièces et pierres précieuses afin d’être redistribué aux pauvres

 

 

A  la fin des visites de « pierre », on décide de se faire un petit tour sur la rivière dans cette embarcation typique , mais un peu sommaire, appelée « coracle »

 

 

Un Incontournable à mentionner, quand la chaleur sur les sites devient trop épuisante , et qu’il est bon de prévoir une pause déjeuner : le cadre idyllique et pour le moins étonnant du Mango Tree restaurant.

 

On traverse d’abord un petit village blotti au milieu des énormes blocs de granit,

 

derrière coule la rivière…., et au bout d’un petit chemin au milieu des bananiers,  le fameux Manguier nous offre fraîcheur et ombre sous son énorme feuillage.

 

Halte bénéfique, même pour le porte monnaie, car on a du mal à trouver un plat à plus de 2 euros… !

 

 

Après cette belle journée bien remplie, nous sommes rentrés à l’hôtel, nous avons fait pique nique dans la chambre car William n’a pas été long à s’endormir !

 

Dimanche matin, petit tour au Hampi Bazar, mais pas grand intérêt quand on habite déjà en Inde, du coup on préfère retourner au Mango Tree, pour profiter une dernière fois de la magnifique vue sur la rivière , et manger une crêpe au Nutella (pas du tout indien ça !!)

 

Et puis c’est l’heure de reprendre la route de l’aéroport…

 

Je rends hommage aussi à la splendeur des arbres dits « flamboyants », en pleine fleur à cette saison, et qui teintent le paysage de taches rouges.

 

Dimanche après midi : Retour sain et sauf à Bangalore , et même encore parfaitement à l’heure, ce qui nous a semblé presque un exploit , en Inde, et de surcroît via Air Deccan qui n’a pourtant pas une super réputation…

 

En fait tout s’est bien passé, on a tous beaucoup apprécié ce week-end , même William y a trouvé son compte à force d’escalader et gambader, de faire des parties de cache-cache dans les monuments et les rochers, remixant sa version des « parapluies d’hampi », le tout surveillé par son papa, pendant que sa maman va prendre des photos de « je ne sais quoi »… (merci Jean…)

 

Voilà, comme on dit ici, chez les expats, quand on sent les fins de contrat approcher « bon…  ça : c’est fait ! »… et on barre une nouvelle ligne des « things to do » pendant qu’on est dans ce coin de la planète…

  

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Mardi 1 avril 2008 2 01 /04 /Avr /2008 10:19

Nous avons profité d’avoir déjà fait la moitié du chemin à travers l’Inde pour rajouter à notre dernière escapade à Goa, une visite de Udaipur. La vieille ville a été crée en 1559 par le Maharadja Udai Singh d’où le nom qui est resté Udaipur, Pur voulant dire Ville.

Cette ville est un des fleurons du Rajasthan, connue surtout pour ses palais de marbres qui se reflètent dans ses lacs.


Certains sont d’ailleurs transformés en hôtel de luxe, chacun sur sa petite île seulement accessible en bateau :  le Lake Palace ci dessus, le Jag Mandir

Une petite ballade en bateau nous a permis de bien se rendre compte de ce site particulier, et aussi de voir la vie trépidante qui règne le long des bords du lac, surtout des escaliers typiques qui y descendent appelés les ghâts :

 


Lavage du linge, prières, purifications, dépose des cendres des défunts (j’ y ai entièrement assisté un jour près de Mysore, moment très intense… ah encore un article à faire un jour ou l’autre… ).

 


On a aussi longé puis visité dans son entier le fameux « city palace » résidence principale des maharadjas…




















dédales d’appartements royaux, de salles de réception, d’escaliers très raides, de cours intérieures décorées de mosaïques, etc., un des mieux conservés de ceux qu’on a vu jusque là (bon ce n’est pas Versailles non plus… ) et même si je donne peu cher de ce qui en restera dans quelques dizaines d’années si de gros programmes de rénovation ne sont pas prévus. C’est d’ailleurs, j’ai l’impression le plus gros point noir de tout le patrimoine indien en dehors du Taj Mahal… Il faut dire que les prix d’entrées sont finalement dérisoires comparés à l’Europe, par exemple 1 euro pour celui-ci, et c’est le prix pour les non résidents indiens !).

 


On a aussi eu la chance de découvrir un temple à Vishnou, Jagdish Mandir, en pleine effervescence car c’était au moment d’une des grandes prières de la journée, principalement pour les femmes.

On y retrouve toujours cette incroyable ferveur qui en devient poignante, le tout accentué par les vibrations si particulières des chants. Les femmes étaient bien sur en habit traditionnel et les couleurs étaient éclatantes.

Au son de la musique soudainement différente, William s’est mis à danser sur le côté et les femmes se sont tournées vers nous…  

La cérémonie s’est terminée par le passage de la flamme pour recevoir la bénédiction dont je vous ai déjà parlé).  

Au dehors cela grouillait toujours comme d’habitude : les vendeuses de fleurs et d’offrandes,

les sadhus et religieux,

les prières le front posé devant d’autres autels…





























L’architecture même du temple est très belle datant du 17è siècle et entièrement sculptée.

 

 

Il en faut pour tous, alors, moment de détente et galopades pour William dans le joli jardin dit « des demoiselles d’honneur ou Saheliyon Ki Bari » aménagé pour une souveraine au 18è siècle et longtemps uniquement accessible aux femmes.



Et puis découverte de quelques facettes de l’artisanat local « en activité » :

Les peintures miniatures

 


Et le block printing, une technique de tampon avec pigments naturels pour faire des impressions sur tissus.
Dans les deux cas, les indiens n’ont pas manqué de faire participer et d’amuser William comme souvent avec grande gentillesse…

 

Un soir nous avons assisté à un Spectacle de danses de très bonne qualité, dans le Bagore Ki Haveli une maison musée du 18è siècle… les femmes y virevoltent avec grâce dans des costumes plus chatoyants les uns que les autres et symbolisent des scènes du quotidien : porteuses d’eau (une a eu jusqu’à une hauteur de 10 pots sur la tête tout en marchant sur du verre cassé, porteuses du feu, etc..).  


Il y avait aussi les fameuses marionnettes typiques du Rajasthan dont les mouvements font plus vrais que nature grâce à l’habileté de leur propriétaire (et souvent concepteur)                                                                  

 

 

Après nos ballades, nous étions contents de retrouver la quiétude de notre hôtel le Shikarbadi, ancien résidence de chasse des Maharadjas, excentré en campagne, au cadre agréable mais dont les chambres sont de charme colonial un peu désuet comme on trouve si souvent en Inde… Je rêve toujours de leur redonner un coup de peps avec trois bouts de tissus, et de déco locale, tels qu’on en voit pourtant à tous les coins de rue…

En revanche, l’hôtel est situé au bord d’un lac asséché (faute au manque de pluies depuis deux ans) autour duquel une quantité d’animaux étaient visibles, pour le plus grand plaisir de William :

 


Daims et biches, paons, rapaces, chèvres etc.…

le clou du spectacle revient quand même aux fameux singes… toujours aussi effrontés, c’est à cause d’eux qu’on ne pouvait prendre le petit déjeuner dehors, alors que des jolies tables nous tendaient les bras… Ne voyant pas un seul singe à l’horizon, j’ai tout d’abord cru à une mauvaise blague d’un serveur « à deux de tension » (non je ne suis pas médisante mais on prend l’habitude ici…) qui traînait un peu les pieds pour refaire une mise en place dehors alors que les tables étaient dressées dedans. Sur mon insistance (ça aussi ici faut toujours se battre pour faire bouger un peu les choses…) il s’est tout d’un coup montré très efficace pour me donner la vraie preuve du « pourquoi m’dam on ne peut pas manger dehors ! ». Il a déposé du pain sur une table et dans les deux minutes une bonne dizaine de singes ont surgi à un  mètre de nous pour le voler !

ok, là je comprends l’argument, car on se méfie quand même de ces bestioles (voir mon article du 24 octobre 2007 sur les batailles de singes http://expataucurryindien.over-blog.com/article-7204487.html) qui montrent facilement les dents…

d’ailleurs une fin d’après-midi,  lors d’une ballade, nous nous sommes retrouvés derrière l’hôtel, devant la porte des cuisines :

sous nos yeux et sans aucune gène des singes entraient et sortaient de la cuisine pour y voler des grosses patates crues…(à noter qu’ils savent manipuler les loquets mais je n’ai pas eu le temps de dégainer l’appareil photo au bon moment…)… bon le soir on n’ a pas eu envie de commander de frites J

 


Hanuman est donc un dieu bien présent partout… et pas seulement dans les temples….

 

Après trois jours, c’était déjà le temps pour nous de retourner vers l’aéroport… personnellement avec toujours l’œil avide de scènes de vie locale…
Vendeuse de pot

 


Un quartier

 


Intouchable

Vieille femme devant sa porte

 


Couple travaillant sur son toit

 


Femme travaillant dans un champ (notez le bijou dans le nez typique de cette région)

 

 Les jours passent et se ressemblent...

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Lundi 31 mars 2008 1 31 /03 /Mars /2008 07:44

Heureusement avant ces orages, nous avons quand même profité  de la région…

Séance plage et chasse au coquillage « œil de Shiva » (voir article de l’année dernière) mais bien moins fructueuse cette fois… faut dire qu’on n’a pas su cette fois suivre le bon créneau des marées…. Avec Danielle et Christian on a revu aussi une autre connaissance locale qui nous a invité à manger dans sa maison typique goannaise : Michelle, dite de « la vie en rose » une française vivant à l’année à Goa depuis 30 ans. J’en avais parlé l’année dernière car elle est connue pour faire un stand de cuisine française sur le grand Ingo market du samedi soir (justement annulé cause de pluie !).

 

Nouvelle découverte cette année : Nous sommes allés visiter une plantation d’épices, qui se trouve dans la forêt, à 30 minutes de la capital Panjim.

Décor de jungle, chaleur moite, rivière marécageuse dans laquelle se prélassent des buffles,

et puis surtout un sentier à travers la végétation, où accompagnés d’un guide on nous a montré un résumé des différents épices qui sont cultivés sur des kilomètres à la ronde.  Cumin, poivre, citronnelle, piment, noix de cajou (sur cette photo), macadamia, muscade, coriandre, cannelle, vanille, gingembre, clou de girofle, cardamome, curcuma, autant de saveurs utilisées au quotidien par les indiens…

C’était intéressant de découvrir la plante à l’origine, avant qu’elle n’arrive en poudre ou feuille dans notre assiette, de tenter d’en reconnaître l’odeur et d’en apprendre plus sur ses vertus médicinales (ayurvédique local oblige…) etc.… En fait, depuis la nuit des temps, tout a une logique : pourquoi par exemple ici on met dans quasiment tous les plats du turméric : eh bien parce que c’est un antiseptique et antibiotique, fort utile puisque la plupart n’ont pas de frigo pour conserver les aliments…

A l’issue  de cette visite, on n’a pas manqué de pratiquer une coutume goannaise pour souhaiter une bonne continuation de voyage aux visiteurs : recevoir de l’eau fraiche sur le cou : l’expression « faire froid dans le dos » prend ici tout son sens J.
Ensuite nous avons pris un déjeuner sur place, bien typique et épicé servi sur une feuille de bananier.

Et puis surtout dans la plantation, c’était l’occasion d’un nouvelle rencontre avec les éléphants :
Bon, on ne va pas faire les blasés mais pour nous ce n’était déjà plus une première…( Nous avions vécu un instant magique dans le Kerala il y a déjà très longtemps, je ne vous en avais pas parlé n’ayant pas le blog à l’époque…) , alors, finalement, en bon touriste qui se respecte, il n’y a qu’ Hubert qui a voulu tenter l’expérience totale. William en a aussi profité, car après tout, ici cela remplace les tours en manège qu’il ne peut pas avoir !
Nous on assurait la garde des sacs et reportage photo J
Au programme :
Ballade tranquille à travers les arbres d’un côté,
Et puis moment privilégié du bain dans la rivière avec un autre éléphant : le but du jeu c’est de monter de dessus et de lui gratouiller les oreilles et la tête avec une brosse. Pendant ce temps l’éléphant boit tranquillement, et forcément le clou du spectacle c’est qu’il est bien dressé pour arroser ses passagers… On s’est rendu compte de la force du jet et notre pauvre William n’a pas eu le temps de dire ouf qu’il était submergé… une fois lui a suffit…


Hubert lui a récidivé et s’est pris quelques bonnes douches… c’était plutôt drôle de voir sa tête ou plutôt ses grimaces à chaque jet…
Une bonne journée bien « typique local » donc afin de ramener encore quelques souvenirs de notre passage en Inde.
Me reste à vous parler d’une autre étape de ce dernier voyage avec notre famille : Udaipur dans le Rajasthan.

 

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Lundi 31 mars 2008 1 31 /03 /Mars /2008 05:17

Une fois n’est pas coutume alors cela mérite d’être signalé… comme je le mentionnais lors de l’article sur le week-end multi religieux le dieu de la pluie s’est fortement manifesté.. et pourtant, surtout pour ce qui concerne Goa, ce n’est pas « de saison »… d’où notre surprise… Ils essuient de fortes moussons mais c’est plutôt de juin à septembre et à ce moment la pratiquement tout est fermé… En revanche quand cela tombe en pleine période touristique c’est vraiment le binss !
L’activité plage devient bof-bof ;
l’activité shopping devient impossible car la plupart des « magasins » sont en fait des échoppes provisoires en bambou et à l’air libre, du coup les vendeurs sont obligés de plier bagages dans les plus brefs délais au risque de voir leur stock en perdition… ;
les marchés, qui sont justement gigantesques et si typiques du coin, sont évidemment aussi annulés ! je n’ose imaginer le manque à gagner que cela représente pour toutes ces familles qui en vivent… ;
et trouver un restaurant abrité devient un véritable challenge….
Bref, les vacances à Goa franchement faut pas qu’il pleuve trop longtemps…

 Nous avons donc subi un gros orage à partir de 18h le vendredi 21 et avons du annulé notre tant attendu annuel dîner au fameux restaurant français… et des pluies torrentielles ont repris le samedi 22 vers 14h jusqu’à la tombée de la nuit… On a quitté la plage en catastrophe, dégoulinant, nous avons sauté dans le seul taxi qui se trouvait encore là et qui n’a pas manqué de nous tripler le prix de la course, pour se réfugier dans notre chambre d’hôtel.  On a eu bien du mal à y accéder du reste, car l’escalier (déjà habituellement fort peu régulier et engageant) qui y descend le long de la falaise commençait déjà à ressembler  à un torrent de boue… la vue imprenable mer, on a compris que cela se mérite ! au passage, Rencontre surprenante avec une vache devant notre porte, on se demande encore, elle, comment elle a atterri là…


On croyait s’ennuyer pour le restant de l’après-midi mais Mamiguite, bien malgré elle, nous a trouvé une occupation : après les émotions de la cavalcade du retour à la chambre, faut croire que toute son attention est retombée d’un coup car elle a fait une glissade et un vol plané pour s’affaler le dos sur les deux marches à l’intérieur de la chambre. Cris, malaises, évanouissement, beaucoup de frayeur pour tous, sos Danielle pour se mettre en quête d’un médecin local acceptant de se déplacer, etc. (qui, elle, pendant ce temps se battait avec les tuiles de sa maison et tentait de calfeutrer quelques ouvertures.…). Bon finalement rien de cassé, mais quasi impossibilité de bouger pendant quelques jours… bref, après moi au Taj Mahal, on a encore refait un retour de voyage avec chaise roulante… )…
Pour rajouter à cet après midi mouvementé, pas d’électricité forcément, ça c’est habituel en Inde et encore plus dès qu’il pleut. Il ne nous restait plus qu’à regarder le soleil se coucher devant notre chambre, et là franchement en revanche on a été super gâté : un vrai décor de carte postale.


 Le lendemain comme dit le dicton : après la pluie le beau temps… ciel et mer bleue… (c’est la photo de notre plage Vagator dans l’article précédent…) ! dommage pour nous c’était le moment de reprendre l’avion vers Bangalore…
à bientot pour un dernier article sur nos nouvelles découvertes à Goa..  
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Jeudi 27 mars 2008 4 27 /03 /Mars /2008 15:36

Comme vous l’avez compris, nous avons passé quelques jours à Goa, histoire de montrer un peu du pays à Mamiguite et Hubert qui étaient venus nous rendre visite de France , et aussi de revoir notre copine Danielle qui vit là-bas 6 mois de l’année.

 

Cette année nous étions basés au Alcove Resort surplombant Small Vagator Beach. Très joli endroit, hôtel sympa, très bon rapport qualité prix.

Je ne rentrerai pas dans tous les détails puisque je vous ai déjà fait un topo touristique assez complet après un autre voyage l’année dernière donc si vous voulez vous pouvez relire l’article archivé « tourisme à Goa »  du 28 avril 2007 ou cliquer sur le lien http://expataucurryindien.over-blog.com/archive-04-2007.html

 

Je vous parlerai donc surtout de nos nouvelles découvertes ou expériences :

 

Nous avons passé une journée et une nuit à bord d’un « house-boat » sorte de bateau péniche dans le style de ceux que l’on trouve traditionnellement dans la région du Kerala.

Embarquement près de Morjim, et installation dans les trois cabines, joliment décorées que nous occupons avec mamiguite, Hubert et Danielle et Christian.  Un verre dans une main, un gobi baji (beignet de chou fleur) dans l’autre, et c’est en toute quiétude que nous voguons le long de la rivière Chapora .

Au programme :
Camaïeux de vert sur les rives, entrecoupés de maisonnettes et de chapelles,
reflet des palmiers dans l’eau, cris d’oiseaux, poissons volants, 
salut aux pêcheurs que l’on croise sur leur petite barque, et aux familles qui vivent sur les berges et qui semblent n’être jamais lassées de nous faire des signes et nous crier « hello et bye bye » (ce que William est aussi ravi de pouvoir répéter à tue-tête…),
coucher de soleil, lever de soleil, musique de fond tantôt classique tantôt « transe Goannaise », belotte nocturne et arrosée pour certains…

 

William a eu vite fait de se faire copain avec le captain pour être sur d’avoir le droit de prendre la barre, la lampe torche et le klaxon….
Le cuisinier s’active au fond du bateau et il nous aura en effet préparé un délicieux déjeuner et dîner. Deux autres jeunes commis complètent l’équipe en fonction des besoins mais sont surtout ravis de tenir compagnie à William quand il regarde ses dessins animés sur l’Archos (dit sa « petite télé », merci encore à Pierre Laurent de nous avoir fait découvrir ce petit outil de technologie si utile pour les voyages en particulier… !).

 

Le lendemain matin nous découvrons de nouveaux voisins et une activité importante sur la rivière :

Des grandes barques avec chacune en moyenne 8 travailleurs qui s’y affèrent. Petit à petit et au fur à mesure des barques que l’on croise, nous comprenons ce qu’ils font et toute la chaîne de dur labeur que cela représente :

Ces équipes récupèrent du sable au fond de la rivière qui sera ensuite vendu pour les constructions locales. Aucune machine, c’est un travail de titan et très physique pour récolter quelques kilos de sable à chaque fois, opération qui se répète des centaines de fois à longueur d’heures sous un soleil torride et une chaleur moite. Certains gars gratouillent le fond de la rivière à l’aide de très longues perches de bambou afin de rendre le sable plus malléable. Un autre, d’un bout du bateau, enfonce une de ses perches au bout de laquelle est attachée un simple seau. Une fois qu’il est couché au fond, un autre gars lui à l’autre bout du bateau et à l’aide d’une corde, fait glisser le seau au fond de l’eau en espérant qu’il se remplisse bien de sable, et enfin « oh hisse » il le soulève de l’eau et un collègue est chargé de le faire basculer et le vider dans le bateau. Un autre accroupi au fond de la cale aplati et tri l’ensemble de la cargaison pendant qu’un autre écope l’eau en trop à coups d’écuelles…. Et ainsi de suite, chacun son tour, et ce sûrement depuis des générations…

 

Quand les barques sont à vide elles sont à peu près à un mètre cinquante au dessus de la ligne de flottaison, quand elles ont fini leur travail elles se sont enfoncés à ras de l’eau et les travailleurs écopent le temps d’arriver prudemment à leur ponton ou font une petite pause. D’ici ensuite ils déchargent encore « manuellement », aidés par d’autres collègues, c'est-à-dire qu’ils transportent dans un va et vient incessant le sable dans des paniers sur leur tête. Dans certains cas ils déversent directement le sable dans un camion qui attend, d’autre fois ils font d’abord de gros tas de sable le temps sûrement que les camions reviennent chercher une nouvelle cargaison.

 

Pendant ce temps et comme si le temps s’était arrêté depuis quelques siècles, les femmes elles s’acquittent des taches domestiques et tout se fait au bord de la rivière : lessive à grands coups de battoir, vaisselle, le lavage de toute la famille se fait lui aussi directement dans cette eau un peu marronnasse et tiède (enfin à cette saison), etc.…

 

Gestes ancestraux et pourtant encore si visibles,  à tout instant et ou que l’on soit , dans notre découverte au quotidien de la vie en Inde et qui contraste avec « l’autre Inde », celle qui se développe dans les technologies, celle qui au jour ou je vous parle voit Jaguar se faire racheter par Tata Motors, une entreprise familiale devenue le plus gros constructeur automobile indien (entre autres car Tata c’est aussi du thé, des télécoms, des call centers etc.…).

 

 

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Lundi 21 janvier 2008 1 21 /01 /Jan /2008 13:18

après vous avoir livré mes premières impressions sur Dubaï, voici donc comme promis un peu plus de détails sur notre programme. Ne vous y trompez pas, Dubaï est une super destination de vacances et on s'est vraiment éclaté!

 

 

 

premier janvier : pour fêter le début d’année sous de bons auspices, nous nous la jouons coolos, à quelques kilomètres de la trépidante cité,  au bord de la plage de sable blanc/gris clair (couleur très particulière à ce coin du globe je trouve) et qui contraste avec la verdure du gazon et du jardin luxuriant qui la borde. 
Relax pour certains,                                                

 

   papotage pour d’autres, 
 
galipettes et sauts pour d’autres, 
      
baignade pour tous…(un peu fraiche à cette saison...)

 

le 2 janvier : nous faisons réellement connaissance avec la ville, ses quartiers futuristes, ses buildings extravagants, et ses malls démesurés dont je vous ai déjà parlé dans mon article précédent…

 

le 3 janvier c’est le véritable début de notre « expédition » :

 

l’excitation des gosses est à son comble, car nous partons dans le désert de sable, sur les traces de Aladin et du Génie (sans trop insister sur le monstre et le méchant sultan…). Nos deux familles montent chacune à bord d’un puissant 4x4 et faisons connaissance avec notre chauffeur Yamen.  Il s’avérera très expérimenté et intéressant, je peux donc me permettre de lui faire de la pub ainsi qu’à sa société « Arabian adventures » lien www.arabian-adventures.com, une valeur sûre et pro si vous prévoyiez des services là-bas (ndla pour mes collègues : c’est le DMC leader sur le local et filiale de Emirates).

Sortie de la ville via Emirates road et d’énormes autoroutes, puis de longues traversées désertiques et caillouteuses,

entrecoupées de zones où de nombreux marchands se sont installés…fruits, légumes, plantes, babioles diverses, et un tas d’artisanat indien. C’était curieux, un moment, je ne savais plus dans quel pays on se promenait !

Premier arrêt et Rencontre avec les fleurs du futur ?

 

Je dois dire que je vois souvent en Inde ce genre d’arbre « fleuri » de sacs plastiques... Donc je me permet cette parenthèse. Mais finalement les Emirats nous ont semblé plus propres à ce niveau là. Je ne sais pas si ce sont les individus qui sont plus sensibilisés à cette première forme de respect,  ou si c’est parce qu’ils ont l’argent et les structures mis en place pour s’occuper des poubelles à grande échelle ? contrairement à l’Inde qui n’en est qu’aux balbutiements… et il y a un long travail d’éducation des populations de toute façon … (bon en France on n’est pas tout rose non plus…)

Direction la côte Est, Dibba et Masafi. On longe l’océan indien,

et on traverse la frontière avec le sultanat de Oman avant de s’enfoncer dans des montagnes rocheuses à l’aspect quasi-lunaire,

et de vertigineux canyons.

on y croise des fermes isolées, des troupeaux de chèvres,

des ânes en liberté…

 

Et on s’arrête pour un super pique-nique dans une bergerie. Les gamins ont profitent pour jouer les Indianajones.

puis nous redescendons, la lumière devient entre chiens et loups et le paysage change.

 

Presque au détour d’un chemin nous nous retrouvons aux portes du désert de sable, le chauffeur va à fond la caisse pour ne pas qu’on rate le coucher de soleil, il quitte la route principale et il commence à surfer sur les dunes.

On hurle réellement de rire, ou peut être de peur pour Aurore, qui en oublie de filmer (enfin plutôt qui a continué à filmer le tableau de bord… 
J mais dont les cris seront sûrement inoubliables sur son montage vidéo !! ). Les gosses trouvent cela génial et crient « faster » aux chauffeurs. Bref, on en redemande car c’est mieux que « Space Mountain » et tous les « grands-huits » réunis mais les 4x4 s’arrêtent…

Ils nous promettent de recommencer demain matin mais il est temps de gravir à pied la pente des dunes pour voir le soleil descendre au loin.

Une lumière rose orangée envahie le sable. Les adultes apprécient la beauté et cette sensation d’être une toute petite chose au milieu de cette étendue de sable… Les enfants eux s’éclatent en courant, sautant, déboulant dans tous les sens….

 

Tout d’un coup une nuit noire est tombée, heureusement qu’on fait confiance aux chauffeurs pour nous conduire « sans chemin »  à un campement pour le dîner.  C’est le seul moment de ce périple où on rejoindra un groupe afin de profiter des animations : danseuse du ventre, feu de joie, ballades en chameau, et bien sur on finit par fumer la traditionnelle chicha  !!! Nous sommes tous non fumeurs à la base donc forcément on trouve cela très drôle…Marco a manqué de s’évanouir tellement il s’est acharné sur la première bouffée, Jean et moi avons retrouvé des souvenirs de « jeunesse » et de voyages. Le chauffeur Yamen nous a fait quasi un show en faisant sortir la fumée par les deux narines alternativement, les oreilles, sous les bras, les jambes etc.… des années de pratique sont à son actif c’est sûr J. Aurore, elle, reste sceptique et préfère s’adonner au henné et se fait décorer la main (… par une indienne « importée » de Bombay, décidemment on est poursuivi…).

Nous quittons ce camp à la seule lumière des étoiles, retraversons quelques dunes et nous arrivons dans ce qui sera notre Campement de nuit. Nous y serons seuls pour passer la nuit, le mot désert prend toute sa signification ! . Les gamins galopent dans tous les coins, éclairés par une belle torche au milieu du camp (et qui heureusement sera maintenue allumée toute la nuit…). Ils ont l’air d’adorer l’idée de dormir là, quasi à la belle étoile. Nous, les adultes, à grands renforts de palabres, d’idées créatives ou de souvenirs de colo, organisons notre couchage. On sent que la nuit va être fraîche et la sensation d’isolement dans un milieu inconnu nous fait opter pour le rang de sardines.  On enfile des pulls et nous installons donc chacun nos matelas et duvets l’un à côté de l’autre, disposés sur un tapis, avec au dessus de nos têtes une tente berbère, enfin, je veux dire juste des tissus tendus entre des poteaux et ouverts sur les côtés… ! quand on a l’habitude de dormir enfermés dans des chambres de 10 ou 15 mètres carrés cela laisse une sensation de vulnérabilité. On rigole mais chacun au fond de lui se demande s’il n’y a pas des « bêtes sauvages » dans le désert… on évite le sujet à cause des enfants et on les encadre au milieu des adultes !! tout le monde sait bien que le monstre du sable ne s’attaque pas aux gentils et aux innocents comme Aladin ! vieille habitude pris en Inde à cause des singes, on prend quand même la peine de bien rassembler les sacs et de planquer les biscuits… J

 

Et puis on sait que les chauffeurs « veillent » sur nous à quelques mètres de là. Mais ils se remettent à fumer la chicha. La nuit est tellement silencieuse que je n’arrive pas à m’endormir, j’entends seulement de temps à autre le bruit familier de l’eau de la chicha qui fait des bulles à chaque aspiration des chauffeurs. 
Les autres ont l’air de plus ou moins dormir, réveillés par quelques rêves des enfants ou pour remonter un duvet plus haut sur le nez. Moi, je me sens étrangement bien mais je regarde « passer » la nuit, quasi les yeux ouverts, c’est comme si je ne devais pas en rater une minute pour faire le plein de sensations. Les heures passent et je continue à tout « surveiller » du coin de l’œil… et je sais qu’il est 5 heures, j’entends de très loin l’appel d’une mosquée. Une brise plus froide se soulève et le ciel commence à changer de couleur. Les étoiles semblent s’éteindre une à une. Je commence à prendre conscience du relief des dunes qui nous entoure. Je patiente encore un moment et puis je n’y tiens plus… Quitte à ne pas dormir, autant profiter du spectacle. J’attrape mon appareil photo et me lance à l’assaut d’une dune. J’ai toujours détesté me lever le matin alors pour une fois,  je vais voir un lever de soleil en étant de fort bonne humeur ! Et je n’ai pas regretté cet instant magique. J’ai vu chaque minute des changements qui s’opèrent dans le ciel, sur l’immensité des dunes qui m’entourent avec comme toile de fond une chaîne de montagne d’où surgit un soleil orange. C’était magnifique. Je ne peux vous mettre ici toutes les photos, ce n’est donc qu’un pâle reflet de la réalité. 

A cet instant, le sable crisse derrière moi et Aurore me rejoint ravie du spectacle elle aussi. La lumière est encore changeante à chaque instant, passant du rose au orange, puis le ciel devient plus bleu et on découvre le vrai visage des dunes.

On découvre aussi maintenant notre campement au grand jour.
A une trentaine de mètres de là, on commence à voir bouger les duvets, et des petites têtes ébouriffées surgissent une à une. Marco et Jean ont encore « la tête dans le sac » dans tous les sens du terme J .

Les chauffeurs sont là aussi et s’activent autour du charbon pour nous préparer le petit déjeuner.
On mange, on se prépare, on remballe et on remonte à bord des 4x4 tous excités à l’idée de refaire de la conduite sur dunes : Les chauffeurs font faire des glissades aux voitures, à chaque fois on a l’impression qu’on va se renverser (mais on a bien eu la preuve qu’ils étaient vraiment pro) ;

c’est à qui provoquera le plus grand jet de sable (et les plus forts cris dans la voiture), on grimpe des pentes très raides, un instant on ne voit plus que le ciel et on se demande sur quoi on va s’aplatir de l’autre côté de la dune.

Sur d’autres, on a vraiment une sensation de surfer sur les crêtes. En même temps, on continue d’être époustouflé par le paysage magnifique.

Au détour d’un buisson on surprend deux gazelles qui détalent en galopant

et on apprend à reconnaître « l’arbre poison » du désert :
 
c’est très vicieux car toute personne perdue dans le désert et assoiffée doit être tentée par la sève blanche comme du lait qui coule des feuilles et qui pourtant est extrêmement nocive.

Puis presque soudainement les dunes se font plus plates et on voit au loin un village et une route. On quitte à regret le désert pour continuer notre périple. Avec le recul, et en revoyant les photos je me suis aperçu que selon l’exposition et la couleur du ciel, les reflets et couleur du sable étaient très changeants, passant d’une jaune d’or à l’orangé et c’est ce qui donne toute la force à ce paysage si particulier.
Maintenant, le vent se lève, le sable recouvre quasiment le bitume et fait une sorte de brouillard qui nous ralenti.

Et oui les tempêtes de sable ne sont pas qu’une légende et auraient pu ruiner notre sortie. Heureusement pour nous le temps était frais mais magnifique.  Le long de cette route le paysage petit à petit change, le sable laisse la place à la roche. On quitte l’artère principale et nous nous enfonçons dans un chemin caillouteux sur une étendue très plate bordée de montagnes. On apprend que c’est en fait un immense ancien lit de rivière.

Au loin derrière un creux entre deux montagnes on voit encore une dune de sable. On est à nouveau seuls au « milieu de nulle part ». Des cailloux à perte de vue et quelques acacias.

Seul arbre résistant dans ce coin et malgré ses cruelles épines , il s’avère être un plat apprécié des chameaux.

Les montagnes autour prennent différentes couleurs et lors d’un arrêt on apprend à reconnaître les minéraux qui les composent (ce pourra être d’ailleurs une des ressources futures des emirats après le pétrole ) : fer, magnésium, granit, marbre….

Pendant ce temps, Les gamins recommencent à explorer de leur côté et découvrent une ancienne flaque d’eau qui a laissé en séchant une terre toute craquelée. Leur imagination débordante l’a transformé en « trace de patte de dinosaure » et il faut qu’on se dépêche d’aller la voir !!
on continue notre chemin et cette fois on s’enfonce entre deux pans de roche sur un ancien lit de rivière. Il ne reste qu’un mince filet d’eau au milieu. En fait c’est une caractéristique géographique de ce secteur et on appelle ces lits de rivières des Wadi. Comme quoi il y a ou il y a eu de l’eau car la montagne est sillonnée de ces sortes de grandes cicatrices !

on pique nique dans l’un de ces wadi,  qui lui a encore de l’eau qui forme au bout de la rivière un grand bassin. Les gamins n’ont que faire de leur sandwich car ils ont encore trouvé un super terrain de jeux (enfin Aurore et moi nous prenons des frayeurs quand on voit ce que Tristan est capable de sauter et d’escalader  au dessus de l’eau et des roches, avec les deux plus petits qui ont bien envie de l’imiter…). 

et puis l’heure tourne, il est temps de retrouver une route principale qui nous ramènera vers la « civilisation »,

en traversant quelques villages paisibles.

fin de journée on rentre,  on fait un saut à la piscine histoire de se détendre les muscles et le dos un peu « tassé » par les moultes creux et bosses traversés… et on passe une soirée tranquillou à se repasser les films et photos de notre séjour.

5 janvier : dernier jour à Dubaï et nous continuons nos ballades dans la ville qui m’ont permis d’écrire mon article précédent. Le soir nous retrouvons un autre copain français, Bertrand, d’une façon tout à fait anecdotique de la série « le monde est petit » Il est lui aussi en expat à Dubaï depuis pas mal d’années. 
Nous dînons tous au bord d’un lac artificiel bordé de maisons de style arabe ancien,
dans une des marinas de la ville (quartier Jumeirah gagné sur la mer),  
dégustons des tapas « hispanico-arabo-americains » ,
dans une ambiance salsa cubaine,
servis par des serveuses au look thaïlandais,
pendant qu’en arrière-plan, la tour futuriste en forme de voilier Burj al arab s’éclaire et passe par toutes les couleurs …

et oui à Dubaï c’est magique, on peut y voyager à travers le temps et l’espace en quelques minutes… et ça c’est possible sans être « atomisé » par la chicha (n’est ce pas Marco ?)

le lendemain nous nous envolons vers Bangalore, avec plein de nouvelles photos et de souvenirs pour nos vieux jours…

 

  

 

 

 

 

 

Par indianalaetitia - Publié dans : tourisme
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Lundi 14 janvier 2008 1 14 /01 /Jan /2008 12:10

Quand on va et vient de Bangalore à la France, Dubaï est en fait une escale assez classique quand on n’a pas de vol direct Air France pour Paris et Nice. Nous avons donc dû tester cette fois cette liaison, et c’était aussi pour la bonne cause, puisque cela nous permettait aussi de voir nos amis qui y résident.
Dubaï n’est en fait qu’à 4 heures d’avion de Bangalore, et c’est aussi une destination prisée par les expats ici au même titre que Singapour dont je vous ai déjà parlé (voir archives aout 2007) quand on a besoin d’un grand bol d’air à l’occidental… et je comprends pourquoi.

Pour planter le décor : au bord du golf persique, Dubaï est la capitale d’un des émirats/territoire du pays « Emirats Arabes Unis ».

Mes premières impressions après l’Inde : plongée dans le 21ème siècle, on y trouve absolument tout et facilement, et tout a l’air d’ être conçu en version xxxl…tout semble « beau », éclairé et propre…

Par contre parfois cela parait tellement futuriste que cela fait peur… la ville a des côtés surnaturels qui me faisaient penser à un film de science fiction. C’est certes un gigantesque chantier  qui tourne jour et nuit, entouré de « montagnes de sable ou de caillou », mais du coup parfois on ne sait plus si c’est parce qu’on construit ou parce qu’on a détruit..

Il y a des immenses autoroutes à 6 voies de chaque côté, des viaducs, des ponts qui se croisent dans tous les sens, au point qu’on a l’impression que les véhicules y survolent. Les dits véhicules sont énormes, la plupart sont des 4x4 que je n’ai vu nulle part ailleurs. Nos modèles de 4x4 en France sont les miniatures d’ici ! Et je ne parle même pas des « engins de l’armée » devenus véhicule familial à la pointe de la mode ! Faut dire que le prix de l’essence fait rêver ici : environ 0.30 euros du litre…

C’est aussi le paradis des architectes originaux, car avec de l’argent tout délire y est permis.
On construit des bâtiments aux formes incroyables,

ici par exemple le « Burj el arab » ressemble à une immense voile de bateau (d’ailleurs William en le voyant de loin m’a dit qu’il voyait arriver un paquebot…), c’est le plus haut hôtel du monde culminant à 321 mètres ;

des quartiers entiers sur la mer, (comme la fameuse « Palm » ou le « World ») ; dans le ciel avec la tour la plus haute du monde à 808 mètres « le burj dubai », bientôt suplantée par une autre en construction de 1 km de haut !,

on y a fait une « station de ski et de luge » ou on maintient environ 4 degrés alors qu’il peut faire 50 au dehors. C’est très étrange de pouvoir manger une fondue près d’un feu de cheminée au « St Moritz », avec vue sur des skieurs en combinaison, qui traversent une galerie marchande au milieu des gens en tenue d’été.

on a construit certains quartiers dans un style village traditionnel arabe et souk, ici par exemple le souk Madinah.

Ils savent extrêmement bien faire du « faux vieux », ou recréer une thématique qui représentent les styles d’architecture du monde entier. Ici par exemple un Mall, gigantesque galerie marchande ou tous les bâtiments et la décoration intérieure et extérieure représentent un pays du monde :
L’Inde,

la Chine,  etc


Ou récréer un faux ciel en guise de plafond ce qui donne une sensation de se promener « hors du temps »,

et c’est tellement vaste qu’on peut y circuler en voiturette électrique…

La liste des délires architecturaux est longue et les chantiers encore en cours…

Certains côtés sont très agréables et dépaysant mais tout cela m’a donné une impression d’être parachutée dans un gigantesque Disneyland, dans une ville imaginaire. Je crois que le contraste était pour moi encore plus saisissant en venant d’Inde où on est confronté à chaque instant, parfois même brutalement, à la culture, aux traditions indiennes, aux visages, aux regards…  En découvrant Dubaï, je n’ai pu m’empêcher de demander à nos amis « mais où sont les « vrais gens » du pays, quelle est leur âme, leur culture ? ». En effet c’est très difficile à cerner car on voit dans la rue des gens de tous horizons, de toutes les couleurs, on y entend toutes les langues. Finalement j’ai appris que seulement 20% de la population de Dubaï étaient des vrais emiratis, bref des locaux, les autres sont en quelque sorte des « expats » même si pour certains ils le sont à vie…
On trouve tous les styles de vêtements et toutes les grandes marques. Pour un pays musulman, j’ai réalisé que tout semblait plutôt « permis » en tant que occidentaux, même le « court et sexy » (sauf aux abords des mosquées par exemple et il ne faut pas se plaindre d’avoir des problèmes si on joue trop les provocations… ). En revanche beaucoup de femmes emirati portent  l’habit traditionnel (la longue robe noire) mais celui-ci est souvent décorée sur les bords de paillettes et de broderie. Certes elles portent aussi le voile qui ne laisse apparaître que les yeux, mais elles abhorrent des sacs et des lunettes de soleil de haute couture ou très flashis… Encore un contraste saisissant…
Les hommes eux, avec leur longue robe blanche et leur foulard sur la tête, leurs grosses montres dorées, ressemblent instantanément aux « rois du pétrole »… Ce qu’ils sont peut être du reste 
J ?

Là, où on ne rigole pas en revanche c’est avec l’alcool qui ne fait pas oublier qu’on est réellement dans un pays musulman. La consommation d’alcool n’est principalement autorisée que dans les complexes hôteliers, et à domicile, il faut obtenir une licence officielle (en tant que non musulman bien sûr). L’alcool ne s’achète pas non plus à tous les coins de rue, et je crois que nos copains étaient contents de nous voir rappliquer avec quelques « litrons » J. Cette consommation « surveillée » donne même lieu à un curieux système de délation en vue d’obtenir une prime par les autorités compétentes lorsque l’on dénonce quelqu’un qui consomme et n’ayant pas la licence…

Dubaï est aussi devenue une plaque tournante de l’industrie de l’or et des diamants. Le quartier dit « Gold souk » en est très représentatif.

Petite anecdote : on y vend même des vraies tétines en or, c’est donc qu’il y a des clients pour cela…  

Une chose est sûre, il y a partout une impression de richesse et de luxe.

Sauf bien sur l’envers du décor qui ne faut pas oublier, en particulier le nombre de travailleurs, surtout dans les chantiers qui viennent de l’étranger (beaucoup de l’inde) cherchant l’Eldorado. Ceux la travaillent et vivent dans des conditions épouvantables, avec un taux de mortalité honteux. Sans parler des aides ménagères par exemple, parfois réduites à l’état d’esclave, même abusées et dont les suicides et « disparitions » sont souvent camouflés… dans ces populations, 80% d’entre eux sont venus seuls dans le seul but de pouvoir envoyer de l’argent dans leur famille en difficulté et restée « au pays ».
L’autre envers du décor c’est sûrement (si je puis me permettre…) une certaine aberration écologique. Les militants ont probablement un gros pain sur la planche à ce sujet ! Notre copine Aurore en a d’ailleurs pris réellement conscience en vivant là-bas et fait de son mieux dans ce combat pour un monde meilleur !
Ici tout rime avec surconsommation de pétrole, d’électricité, on contribue à la destruction des coraux et de la faune marine, le sable pris dans la mer est rejeté avec cailloux et ciment pour gagner du terrain et construire toujours plus,  l’eau est dé salée pour les besoins locaux mais le sel est rejeté en mer au risque de changer complètement l’écosystème dans le futur… n’a-t-on pas encore trouvé de moyen et de filières pour réutiliser ce sel ? je ne me suis pas encore assez renseigné sur ce sujet. Ce ne sont sûrement que quelques exemples qui nous ont le plus sauté aux yeux !

Enfin…, si on fait abstraction de tout cela, il semble que d’une manière générale il soit beaucoup facile d’y vivre qu’en Inde, nos amis, du reste nous l’ont confirmé, et qu’il est très agréable d’y passer quelques vacances !!!
je ne ments pas, voila ou on s'est pavané le 1er janvier, le DebelAli resort ou nous enmenés Aurore et Marc pour nous mettre dans le bain tout de suite ...

Sans compter bien sûr qu’avec eux, c’était aussi le plaisir de se revoir, de jouer les touristes ensemble, et de prendre d’innombrables fous rires.

D’ailleurs pour compléter ce tableau, et après ces premières impressions livrées en vrac je vais vous raconter dans un autre article quelques détails de notre expédition, en particulier à l’extérieur de la ville où nous avons découvert des paysages magnifiques !!! ma carte de vœux en était un modeste échantillon)…
A bientôt donc sur nos traces….

 

 

Par indianalaetitia - Publié dans : tourisme
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Mercredi 28 novembre 2007 3 28 /11 /Nov /2007 09:35

Episode 6 : dehli

 

 

 

Nous voici arrivés à Dehli, capitale de l’Inde, 14 millions d’habitants…

 

Nous passons la nuit à l’hôtel Shervani, c’est calme, fonctionnel, propre mais pas de charme particulier.

 

Le lendemain notre minibus nous dépose au parking de la vieille ville, ensuite cela devient le royaume des petits véhicules et surtout celui des rickshaws-vélos (ce qu’on ne trouve plus à Bangalore pour transporter des gens). Une aubaine car de toute façon je ne pourrai pas tout faire sur un pied… Olivier et Pierre Laurent s’installent donc dans leur poussepousse, et nous trois dans un second.

On cramponne fermement William et on plaint le pauvre gars qui va nous déplacer à coups de pédale… tous les conducteurs semblent bien frêles et pourtant ils avancent avec leurs chargements étonnamment rapidement, jonglant entre les trous de la route, et les croisements avec les piétons, autres vélos, motos, vaches, etc…

Nous déambulons ainsi à travers l’un des plus vieux marchés de la ville Chandhi Chowk qui s’avère un peu plus calme et moins congestionné que prévu car en ce dimanche matin tout n’est pas ouvert. Mais nous avons cependant notre lot d’indianeries typiques…

 

 

 

Les vendeurs à même le sol

 

 

 

 

Les épices

 

 

 

Le thé en vrac

 

 

 

Le vendeur de mystérieuses fioles médicales sur son petit coin de trottoir

 

 

 

La « cabine téléphonique mobile à vélo »

 

 

 

Le barbier qui travaille directement dans la rue

 

 

 

Il s’avère que ce quartier est déclaré étrangement « zone non fumeur »…

 

 

 

Cela dit c’est peut être à cause du piteux système de câbles électriques qui traînent partout au dessus de nos têtes… ça fait peur…

 

 

Nous passons devant de nombreux temples, toutes les religions semblent représentées dans ce petit bout de terrain surpeuplé

et nous visitons la Jami Masjid, car c’est la plus grande mosquée de l’Inde. Elle fût aussi édifiée par Shah Jahan en 1656 et accueille encore de nos jours près de 20000 fidèles le vendredi. 

Puis, au détour d’un chemin, William est le premier à reconnaître de loin le logo de Mc Donald.. il n’aura de cesse de répéter qu’il veut manger là. C’est dingue comme leur marketing marche déjà sur des gosses de 3 ans surtout que dans nos environs nous les fréquentons peu… Finalement, vu le côté « trop pittoresque » des échoppes de bouffe,  c’est quand même là qu’on va décider de faire une pause espérant sous le même toit « lavage de mains, miam-miam et pipi »… mais oh surprise ce ne pourra être que le manger (et bien sur sans hamburger au bœuf), tous les mcdo ne se ressemblent donc pas… et au grand dam de PierreLau ils ne vendent même pas de coca J Vous n’aurez pas de photo de ce délicieux établissement car je me suis fait remballée-sec dès que j’ai sorti l’appareil… « sécurité » de quoi, je n’ai pas trop compris…

 

Nous continuons vers le Fort Rouge, imposante citadelle impériale, autrefois siège du pouvoir monghol et depuis symbole de la nation indienne. C’est là que fût hissé pour la première fois le drapeau indien le jour de l’indépendance.

Nous reprenons le minibus pour regagner les quartiers plus modernes de la ville, en passant par ….

 

 

le Raj Ghat, là ou eu lieu la cérémonie de crémation de Gandhi

 

 

la porte des Indes, un des lieux incontournables de scènes de films Bollywood, c’est leur arc de triomphe en hommage aux soldats morts aux combats.

 

 

le temple du lotus, une curieuse et gigantesque construction, lieu de méditation, de recueillement et de prières sans aucune marque de religion particulière…Une foule de fidèles s’y pressait en tout cas, et les femmes avaient revêtu leurs plus beaux habits…

 

 

 

beaucoup de choses restent sûrement encore à découvrir mais notre premier périple dans le nord s’arrête là… nous y retournons bientôt…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par indianalaetitia - Publié dans : tourisme
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Mardi 27 novembre 2007 2 27 /11 /Nov /2007 17:28

 

épisode 5 : découverte de Agra

 

 principal centre d’intérêt de la ville de Agra : on connaît assez peu son nom et pourtant c’est elle qui a le privilège d’abriter le fameux Taj Mahal .

 

c’est en fait un mausolée , érigé par l’empereur Shah Jahan, en l’honneur de son épouse favorite Muntaz Mahal.

 

Le découvrir baigné d’une lumière brumeuse de très bon matin, lui donne un charme presque irréel.

A mesure que l’on s’approche, une certaine émotion nous envahit… çà y est il est bien là devant nous « en vrai » . On en découvre petit à petit tous les détails et on comprend l’immense travail que sa construction en marbre et pierres précieuses a représenté : il a été inauguré en 1643, après 12 années de travaux, pendant lesquelles 20 000 ouvriers ont dû suer sang et eau, et qui sont restés prisonniers sur le site pour ne pas dévoiler le secret de cette inégalable construction.

 

inutile donc de disserter davantage sur cette « merveille du monde » c’est simplement très beau.

 

Il a été tellement photographié sous toutes les coutures que je ne vais pas vous surprendre sur ce coup !

seule fantaisie de ma part, c’est d’avoir du le regarder du « haut de ma chaise roulante »..

et pour un monument réputé mondialement  qui reçoit 15000 visiteurs par jour, on ne peut pas dire que cela soit facile d’accès à ce niveau là. Pour s’en approcher réellement il faut donc être capable de se lever pour gravir de belles et hautes marches, ce que j’ai donc fait à cloche pied grâce au soutien fort apprécié de mes « bodyguards ». Je dois dire qu’ils n’étaient pas trop de 3… Un pour m’aider, un pour porter la chaise dans les escaliers et un pour surveiller William. Et justement à ce propos dans un mouvement de foule, quelques secondes d’égarement nous auront suffit pour le perdre… on a eu la grosse frayeur de notre vie… 10 minutes interminables, moi vociférant son nom depuis ma chaise, restant plantée au même endroit, et commençant à ameuter les passants et les gardiens, et les 3 hommes partant à sa recherche dans toutes les directions… car un gosse qui se perd, part en courant comme une toupie et quand on l’a enfin retrouvé à l’autre bout du jardin, on s’est rendu compte qu’il avait déjà franchi une sacrée distance… il parait qu’un proverbe raconte que pour voir le Taj, il faut « donner » quelque chose : moi j’avais déjà donné un pied, je n’étais pas prête à donner William J

 

 

 

Nous avons ensuite quitté Agra, les yeux plein d’images et l’appareil photo pleins de nouveaux clichés et pris la direction de Dehli.

 

Par indianalaetitia - Publié dans : tourisme
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Mardi 27 novembre 2007 2 27 /11 /Nov /2007 08:51

épisode 4 : sur la route juste avant Agra

 

une heure avant d’arriver à Agra, nous attendions avec impatience de faire une pause pour se dégourdir les jambes et pour visiter un site réputé : la citadelle de Fatehpur sikri .

 

notre minibus s’arrête sur un grand parking encore éloigné car comme souvent l’accès aux sites n’est autorisé qu’aux rickshaws, aux carrioles et aux piétons.

 

La, une horde d’une dizaine de gus nous tombent dessus, pour nous vendre on ne sait quoi, qu’ils nous mettent tellement près sous le nez qu’on ne voit rien,  nous proposer leur service de guides, et pour nous faire acheter des tickets de transport pour aller du parking au site alors qu’on sait qu’une navette gratuite doit nous emmener : heureusement on la trouve tout en jouant des coudes pour tenter de s’extirper de ce groupe. …ils essayent encore de nous arnaquer alors que le chauffeur me confirme que c’est bien gratuit et qu’il est bien prêt à nous y emmener, le comble… et alors qu’il n’y avait que nous dans la navette, ils l’envahissent.  ils sont tellement insistants qu’ils se bouffent le nez entre eux et continuent à nous « escorter » jusqu'à la cour centrale d’un grand monument. C’est à peine si nous on arrive à regarder autour de nous et à respirer et on n’a encore moins envie de leur acheter quoique ce soit… surtout qu’ils deviennent franchement désagréables et malpolis. On essaye de faire abstraction de leurs cris dans nos oreilles, on reprend les rennes et ils finissent par lâcher prise…  et la on s’aperçoit que le lieu ne ressemble en rien à ce qu’on avait lu sur notre guide touristique… et on apprend par hasard qu’on n’est pas du tout au bon endroit, mais dans la mosquée « d’à coté », et pour cause, que le site qu’on voulait voir est fermé… évidemment personne n’avait jugé bon de nous prévenir avant, une vraie caméra cachée.

On ressort, la voie est libre, presque étonnamment déserte et on décide de retourner au parking à pied bien que distant d’un gros kilomètre, on était quand même aussi venu pour se dégourdir les jambes ! Notre équipe file bon train, Olivier en tête, William sur les épaules de son papa mais on trouve la distance plus longue que prévue… les « mauvaises langues » commencent à penser qu’on s’est un peu perdu (vu que dans la navette on ne voyait rien à cause de la bande de dingues…) et la nuit commence à tomber. Seulement quand elle tombe en Inde, elle tombe super vite et quand il fait noir il fait franchement noir… et ‘y a plus un chat autour de nous… pour « détendre l’atmosphère » Pierre Laurent commence à raconter des anecdotes, genre les « randonneurs » et parle aussi de l’émission Pékin express (que nous résidents indiens nous ne connaissons pas). Il raconte en particulier les mésaventures d’une des filles qui est tombée de 4 mètres et patati et … patatra… à ce moment là, je m’étale… ils pensent à une blague de ma part fort à propos…moi, je serre les dents car j’ai déjà compris, étant une habituée de la chose, que je me suis fait une entorse à la cheville. Faut se relever et continuer de tout façon, surtout pendant que c’est encore chaud !… Là surgissent de la nuit noire deux policiers armés en moto. On leur explique et vérifie notre chemin. L’un reste silencieux,  l’autre nous vocifère des trucs et semble prêt à jouer les supers-héros, nous sommant de rester sur place à attendre et « qu’un bus » va venir nous chercher… On doute un peu car à sa façon de parler et à son haleine, on a tous compris qu’il était fin-bourré… doit on avoir confiance en la police locale indienne ? elle n’a pas généralement très bonne réputation… et je n’aime pas trop voir gigoter son gros fusil sur son épaule…sur ce, apparaissent comme téléportés 3 jeunes qui eux aussi veulent manifestement aider… ils nous prennent en aparté, nous confirment l’état « très avancé » du policier, qu’on doit se méfier et pas rester, mais continuer tout droit… le parking n’étant plus très loin. Finalement on décide cela,  le policier grommelle des trucs qu’on ne comprend plus (l’autre ne doit pas du tout parler anglais) mais ils nous « escortent ». Nous retrouvons enfin notre minibus et je glisse mon pied avec délice dans la glacière à la place des bouteilles d’eau…pendant ce temps, le policier parlemente avec notre chauffeur et nous préparons évidemment un pourboire pour le remercier de son aide.  Etonnement il refuse, nous comprenons au milieu des propos qu’il clame que la police est là pour aider les touristes et qu’il a été fier de le faire !!! héroique jusqu’au bout… !!!

 

 

 

 

Nous arrivons donc à l’hôtel Taj View et mon équipe réclame aussitôt une chaise roulante, malgré mes protestations… Nous nous posons enfin dans notre chambre, après une petite anicroche car elle n’a pas vu sur le Taj comme je l’avais demandé et confirmé… tant pis, il fait nuit et on se lève de bonne heure pour y aller le lendemain… pendant ce temps le concierge m’a acheté un bon bandage et de la crème… ayurvédique bien sûr ! 

 

 

 

le soir on a bien mérité de rester dîner à l’hôtel : une nouvelle version de thali… l’argenterie a remplacé les feuilles de bétel…

 

 

 

et surtout mes acolytes veulent en profiter pour pratiquer dans les longs couloirs de l’hôtel , la conduite de la chaise pour être opérationnelle le lendemain car une dure journée s’annonce….

 

 

 

Par indianalaetitia - Publié dans : tourisme
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