culture et tradition

Dimanche 11 février 2007 7 11 /02 /2007 16:46

Certes au Palm Meadows nous sommes dans un quartier qui parfois nous fait oublier que nous sommes en Inde, et pourtant certaines scenes ne nous trompent pas, en voici quelques exemples vus tout juste devant ma porte :

 

 

 

 

- La pause casse-croute de quelques membres du service d’entretien :

 

 

Les coins tranquilles ne manquent pas ici, et pourtant, juste au carrefour, a cote du tas de poubelles qui attend d’etre ramasse semble etre un endroit ideal et strategique puisque regulierement convoite. Vous noterez l’emballage « ecolo » du pique nique ainsi que la prise du riz a la main... droite obligatoire, puisque la gauche est consideree comme impure... et sert donc a bien d’autres choses, je vous passe les details mais en particulier remplace le papier toilettes... (cela meriterait a l’occasion un paragraphe particulier...).

 

 

Manger a la main a ce propos est tout a fait normal et traditionnel pour les indiens, quelque soit le niveau social, et que l’on soit chez soi, au restaurant ou dans la rue... Les enfants de tous pays adorent faire cela n’est ce pas, mais ici je ne peux pas blamer William... finalement il imite le chauffeur, la maid, les copains a l’ecole, les gens dans la rue, etc J))

 

 

                      

 

 

- autre scene que j’ai souvent remarquee, ou que ce soit en ville ou ailleurs, mais cette fois, juste sous ma fenetre, ce qui m’a facilite la prise de photo...

 

 

la seance d’epouillage ! j’ai maintenant compris que c’est un sport national et familial et apparemment il n’y a aucune gene a le faire n’importe ou, dans la rue, au marche, en papotant, en attendant le bus etc.... Ceci m’a encore ete reconfirme a la lecture d’un livre « Sangati » ecrit par une indienne Bama, tres interessant sur la dure condition des femmes de la caste des Intouchables. J’y ai retrouve beaucoup d’histoires vecues, entendues ici ou que des indiennes elles-memes ont ose me relater...

 

 

 

 

           

 

- encore une autre scene si quotidienne : Le balayage des rues avec le fameux balai local , environ 1 metre de long, que je surnomme « faut-se-plier-en-quatre » et dont seules les indiennes ont le secret... Du reste celles dont c’est le metier a temps complet appartiennent toutes a la meme caste « celles des balayeurs »...

 

 

                   

 

 

 

- Le gazon « tondu a la main au secateur » : le service d entretien aurait tout a fait les moyens d’acheter une tondeuse electrique mais cela enleverait surement un grand nombre d’emploi... Gandhi serait content de voir cela, lui qui disait non au modernisme et revait d’une Inde restant rurale et manuelle... le pays a pourtant un taux de croissance exceptionnel mais le chemin reste long... encore un des fameux contraste de l’inde...

 

 

                   

 

 

- Encore une image si traditionnelle : le majestueux  port-de-tete des indiennes,

 

 

Port de tete, dans le sens grace et elegance naturelle qu’elles ont tres souvent, meme dans les milieux les plus modestes. Ceci est surement du aussi au sari, cette bande de 5 metres de tissu unique et colore qui les entoure comme par magie ; mais aussi port de tete dans un sens quasi litteral : ce qu’elles portent sur la tete... C’est incroyable le volume qu’elles arrivent a transporter ainsi... vous vous imaginez revenant de votre supermarche avec tout votre caddy sur la tete... ?

 

 

                  

 

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Dimanche 11 février 2007 7 11 /02 /2007 19:27

ici c’est le paradis pour les petis blonds aux yeux blonds, les indiens se montrent toujours tres gentils avec William et trouvent toujours un bon truc a lui montrer pour attirer son attention. Ajoutons a cela quelques escapades touristiques, le tout fait un super kaleidoscope de moyens de transport qu’aura pu tester William a meme pas encore 3 ans…

 

en voici quelques exemples... (vous pouvez aussi retrouver toutes les photos en cliquant sur le lien ci contre "photo  transport" sous la rubrique album photo...

- la ballade quotidienne a velo

 

- un tour en moto avec la moto de Ramesh (la moto etant ici un moyen de locomotion familial, rien d’exceptionnel pour eux a rouler avec un gosse, sans casque bien sur…)

 

- conduire notre voiture, devant avec le chauffeur

(bon uniquement tolere a l’interieur de la residence)                                                 

 

 

- un tour en jeep ancestrale, en famille autour de Goa

 

 

- un tour en karting, la piste pour lui seul…

 

 

- un tour en rickshaw le mini-taxi  jaune, si typique de l’inde

 

- monter dans un camion des qu’une equipe veut bien l’aider

 

- conduire le tracteur, un peu gros pour lui

 

- aider le capitaine de la peniche au Kerala

 

- se nicher dans un coin d’un ferry bonde et puant a Cochin

 

- prendre les lignes interieures indiennes avec notre compagnie favorite Kingfisher

 

- se faire les fessiers a dos d’elephant (en plus ils ont des poils drus qui piquent…)

 

a bientot pour de nouvelles aventures du pti blond aux Indes....

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Jeudi 15 février 2007 4 15 /02 /2007 14:13

 

Je crois que les indiens ne pensent pas "a la meme echelle" que nous quand il s’agit de remplir un espace, c’est probablement parce qu’ a certains endroits ils en manquent…

 

D’ailleurs, une des premieres images qui nous vient a l’esprit quand on pense Inde, c’est une foule grouillante…

En tout cas, je viens de lire une citation locale que je trouve tout a fait representative de la realite, desolee je vous la laisse en anglais…

 

”where two can fit, ten will manage, where ten can fit, 20 will manage”

 

Si quelqu’un a une idee de fidele traduction en francais, aussi explicite, qu’il n’hesite pas a la partager sur ce blog… je peux lancer un concours…

 

 

Avant de venir en Inde, je ne savais pas qu’il etait possible d’entasser autant de choses ou de gens… je ne peux malheureusement pas toujours prendre de photos aux moments opportuns ; pourtant les illustrations que j’ai vu de mes yeux sont nombreuses….

 

 

En voici quelques exemples a vous faire partager cependant…

 

 

Toujours et encore la moto, le principal moyen de locomotion familial.. ici ils sont 4, j’ai vu jusqu’a 5 personnes… vous les eventuels motards qui me lisent, vous vous y voyiez?

 

 

La liste des choses qu’on peut transporter sur un velo est tout aussi hallucinante… voici ce que j’ai surnomme “la seau-seau-mobile”,

 

De derriere...

 

 

Et de devant… oui on peut encore en mettre…

 

 

Les tracteurs et les charrettes (quelles soient a moteur, a boeuf, buffle, ou cheval) manquent toujours de disparaitre sous la charge

 

   

Les bus bien sur… j’en ai vu certains vraiment pencher dangeureusement du cote de leurs portes, tellement des grappes humaines s’accrochaient, a croire que les mecs ne pouvaient se tenir qu’au lob de l’oreille du voisin…

 

 

De toute facon, cela se retrouve aussi dans la notion d’espace vital qui, culturellement, pour les indiens semble differente de celles des occidentaux… je n’invente rien, je l’ai vu, ou vecu et meme lu (dans un livre tres interessant quand on vit ici “culture shock – India”).
Exemple quand nous occidentaux, on va au cinema, on a tendance a chercher le rang le moins occupe et si la salle est quasiment vide on ne va pas venir s’asseoir juste a cote des rares spectateurs (avouez , n’est ce pas?) …. Meme chose sur une plage, dans un train, un parc, etc , ce serait franchement du plus mauvais gout… et bien un indien fait tout le contraire. (bon ceci n’est en revanche pas valable s’il ne s’agit que de la seule presence d’un homme et d’une femme, ou la, en revanche ils doivent garder leurs distances…)
Le sentiment d’espace vital a preserver pour un occidental peut se transformer en sentiment de solitude et de gene pour un indien (encore un de leur paradoxe incomprehensible pour nous,  si on pense a leur comportement vis a vis des “intouchables”… ).
Cela vient peut etre du fait que, des le plus jeune age, les familles sont habituees a la plus totale promiscuite, quatre generations habitant et dormant souvent dans la meme piece… et qu’ils ont un veritacle culte pour le “clan”…??

 

 

 

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Jeudi 15 février 2007 4 15 /02 /2007 19:30

Je viens de decouvrir une societe qui a eu une idee brillante a l’heure ou “sauver la planete” est au coeur de tous les debats…
Utiliser la bouse d elephant pour fabriquer du superbe papier “fait main” ! (et tous ses produits derives…).
Voila comment allier le respect de l’environnement, la protection des animaux,  une manne touristique, et une incroyable reussite economique… (surtout quand on voit le prix des produits finaux…)
Pour plus de details vous pouvez regarder leur site www.ecomaximus.com (vous pouvez cliquer directement sur ce lien)

Cette societe est basee au Sri Lanka mais j’espere qu’en Inde aussi cela se developpe a grande echelle…
Bon, j’avoue depuis que je suis en Inde, j’ai un faible pour les elephants…voici d’ailleurs une photo que j’ai prise a l'intant T, au detour d’une riviere dans le Kerala, c’etait peut etre un signe ("vu l'aveugle" le detail en rapport avec la choucroute ...???????)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mardi 27 février 2007 2 27 /02 /2007 11:54

nous avons deja eu la visite des parents de Jean, de mon pere et de ma grand mere qui a tente l’aventure a 87 ans! Bientot arrive ma mere.
J’aurai une foule d’anecdotes a ecrire sur leurs sejours mais chronologiquement,  je suis maintenant bien en retard…
En revanche je voulais au moins deja faire cet article representatif du plongeon local…
Arrivant toujours au milieu de la nuit , le plus surprenant aura ete pour chacun, les yeux encore embrumes de sommeil, le premier contact avec “l’autocktone” a savoir notre maid Lakschmi deja en train de s’afferer dans la maison. Ils sortent timidement de la chambre d’amis et je fais les premieres presentations, et la hop Lackschmi disparait de leur champs de vision et se retrouve a quatre pattes pour leur toucher les pieds.
Meme reaction pour chacun en bon occidental : stupeur, gene et recul instantanne ; et pour elle deception de ne pouvoir s’adonner entierement a ce rituel. Les indiens ont pour la plupart le culte de la famille et se doivent etre tres respecteux des “anciens”, et dans tous les cas des generations au dessus de leur propre age (que nos parents ne s’offusquent donc pas
J
) . Leur toucher les pieds en se prosternant est un geste normal, signe de respect de leur maturite et de la noblesse naturelle qui en decoule, symbolisant la reconnaissance d’ avoir mis au monde les generations futures au prix de certains sacrifices…
En retour, “l’ancien” qui vient de recevoir cette marque de respect doit normalement aposer ses mains sur la tete de celui qui se prosterne, sorte de benediction, de temoignage d’amour, et de transmettre ce qu’ils considerent comme des energies et vibrations positives.
Ce geste s’appelle Upasangraham et de veritables regles precises sont ecrites pour savoir qui se prosterne devant qui, car en dehors des anciens a proprement parle, cela englobe aussi le respect a temoigner a ceux qui symbolisent le savoir comme des professeurs, ou le divin, tels les religieux et maitres spirituels, etc…
Cela me met sur les rails pour debuter sous peu un article sur les differentes facons de dire bonjour…

 

 

 

 

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Mercredi 28 février 2007 3 28 /02 /2007 16:02


Hier soir, la communaute des expats de Bangalore a recu une “invitation royale” , afin de participer a une soiree organisee par le Maharajah de Mysore et son epouse ,  ceci donc “aux frais de la princesse” c’est bien le cas de le dire… (Mysore -lien a cliquer au besoin - etait la capitale du territoire dont Bangalore faisait partie a la grande epoque des Maharajah).
Une fois n’est pas coutume, Jean a termine a 18H30, et a enfile costume et chemise dans la voiture car il nous fallait bien 1h30 pour parcourir les 20 kms nous separant du palais princier…(Bangalore etait historiquement leur residence d’ete et donc aussi dote d’un palais, bien que nettement moins faste que celui de Mysore).
Cela dit : Belle impression a notre arrivee : palais illumine, musiciens, haie d’honneur, flambeaux, caleches fleuries et devant le porche menant a la cour d’honneur, ...


le Maharajah et son epouse ont accueilli chaque invite… et oui ils nous ont meme personnellement serre la main en bonne tradition occidentale! (ci contre sur la photo le couple a droite, femme en sari bleu et homme en costume et gilet rouge)

A l’interieur, nous nous sommes retrouves au beau milieu d’une foule coloree de notables indiens, tous se pressant deja autour des bars et des buffets…encourages dans leurs efforts par une fanfare!
Le Maharajah et son epouse etant intimement lies a la promotion de la soie de Mysore, tres reputee, et a la creation de collections avec leur designer “royal”, le theme de la soiree etait principalement un grand defile de mode. Celui ci avait pour but de presenter les nouvelles collections speciales proposant de magnifiques saris portes dans la plus pure tradition indienne, mais aussi de nouvelles facons de mettre en valeur les saris pour se tourner vers une clientele plus moderne et occidental en prouvant que l’on pouvait les drapper de facon tout a fait originale et creative,  et reussir de tres beaux effets “western style”. D’ailleurs le slogan du defile etait “drape it to your attitude”.
 
Bilan plutot joli et interessant pour le defile, soiree sympathique , mis a part le son sature, (mais une constante en Inde) qui nous a pousse dehors un peu avant la fin, et nous n’avions pas non plus envie de nous eterniser au buffet, les premieres cacahuetes et amuses gueules testes nous ayant deja mis le feu a la bouche J … c’est “trop indien” comme dit Jean…J

Message pour les inities…Moi je n’ai pas pu m’empecher de penser a LSO -lien a cliquer au besoin- pendant toute la soiree, car c’etait finalement mon premier “evenementiel” a Bangalore …. Detaillant tour a tour … l’accueil, la thematique, la mise en place, la deco, les musiciens, le montage de la scene, les gars a la poursuite, a la retransmission video sur ecran geant, le F&B, etc…J

 

 

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Dimanche 4 mars 2007 7 04 /03 /2007 18:48

Ce week-end en Inde, on fetait La Holî - parfois appelée fête des couleurs ou Phâlgunotsava – c’est la fête hindoue de l'équinoxe de printemps. Elle trouve son origine dans la Vasantotsava, à la fois un sacre du printemps et célébration de la fertilité. Il est fêté dans toute l'Inde durant deux jours au cours de la pleine lune du mois de Phâlguna qui se situe en février-mars. Ce festival exubérant est également associé à l'amour immortel de Krishna et de Râdhâ.
La nuit du premier jour de la fête, un feu est allumé pour rappeler la crémation de Holîka (une autre deesse, je vous passe tous les details sur la mythologie tres complexe...).
Le deuxième jour, connu sous le nom de Rangapanchami, les gens, habillés en blanc, circulent avec des pigments de couleur qu'ils se jettent l'un à l'autre et s’aspergent d’eau, ceci pour symboliser un autre eposide du Mythe : Le jeune Krishna se plaignait à sa mère Yashoda du teint si clair de Râdhâ, alors que lui avait la peau si foncée. Yashoda lui conseilla alors d'appliquer de la couleur sur le visage de Râdhâ pour voir comment deviendrait son teint.
On ajoute a cela la construction de chars, decores de fleurs, et franfreluches de toutes les couleurs et transportant les effigies des dieux concernes. Ces chars sillonnent les rues, recoivent les offrandes de la fervente population, le tout une fois encore accompagne par le son assourdissant des tambours (les dholaks).
Nous n’avons pu assister aux feux de la nuit, en revanche nous avons pu voir les processions de chars, et les scenes delirantes ou les gens s’aspergent de poudres colorees. Au debut l’effet est plutot joli avec les camaieux de jaune, rose, bleu mais quand ils recoivent la deuxieme salve et deviennent degoulinants, on dirait une bande de zombis verdatres et marronasses.

Bref effet bof pour William qui avait plutot envie de s’echapper, nous nous sommes donc tenus un peu a distance des lieux de massacre...surtout que nous etions en tenues toutes belles et toutes propres (une vraie provocation) car nous avions rendez vous dans un palace pour dejeuner avec un collegue allemand de Jean, de passage a Bangalore... (et oui on a encore du mal a anticiper les delires du calendrier hindou...cela demande au minimun l’annee complete d’entrainement).
autre anecdote : on raconte que cette periode du calendrier annonce des changements de temps, et l’arrivee des grosses chaleurs, et qu’elle entraine de nombreuses fievres virales et coups de froid. (et bien en tout cas, croyance locale ou superstition, cela a bien correspondu a notre etat en ce debut de semaine...). La medicine ayurvedique donne une seconde raison a l’importance de celebrer Holi : les poudres colorees avec lesquelles les gens s’aspergent sont des pigments naturels a base d’epices et de plantes, de ce fait cette tradition a aussi des vertues curatives...
bon, et bien nous a defaut de poudres de perlinpinpin, nous nous sommes soignes a coup de champagne indien et William a coup de Barbapapa...
  

 

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Samedi 31 mars 2007 6 31 /03 /2007 16:17

Je vous avais parle lors d’un article en fevrier « aux pieds...des grands parents » d’une des facons de dire bonjour en se prosternant, et je vous avais promis de revenir sur ce sujet.

 

Entre parenthere ma mere et son ami viennent de venir nous rendre visite, ils ont encore eu droit a la meme scene de bienvenue, et ont eu la meme reaction de recul « a l’occidental »....

 

Bref sinon la facon indienne la plus usuelle pour dire bonjour est de dire « Namaste », en joignant les paumes de ses mains au niveau du coeur, en inclinant legerement la tete et ensuite en regardant dans les yeux la personne a qui on adresse ce bonjour. En sanskrit cela veut dire litteralement « mes salutations vont vers toi » mais toute cette gestuelle a aussi une connotation plus spirituelle en voulant traduire « que nos esprits se rencontrent » ou que l’on reconnait le divin, l’amour, le respect et l’humilite dans la personne que l’on salue.

 

Donc ici je n’ai jamais vu personne se faire de bises telle que nous en avons l’habitude en France, en revanche la poignee de mains, entre hommes, est maintenant aussi plus frequente dans le domaine des affaires principalement, et/ou pour des indiens ayant deja une certaine habitude des relations avec les occidentaux. En utilisant nos methodes ils nous marquent ainsi une certaine forme de respect ou esperent nous mettre a l’aise. Exemple notre chauffeur accueille generalement les hommes de notre famille par une poignee de mains a l’aeroport.

 

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Mercredi 6 juin 2007 3 06 /06 /2007 05:37

 je n'ai aucun merite, cette fois je ne vous transmet pas un article de mon cru, mais je viens de trouver ce resume sur les grands parametres de l'inde que je trouve utile et bien fait. je le partage donc avec vous a toutes fins utiles

Pays
Inde (Union indienne) Bharat (en sanskrit)
Capitale
New Delhi
Statut politique
République fédérale
Devise nationale
Satyam eva jayate (Seule la vérité triomphe)
Population
1,1 milliards (2006)
Densité
330 habitants/km³
Superficie
3 287 590 km²
Espérance de vie
63,9 ans
Taux d'alphabétisation
59,5 %
Taux de croissance
8,9 %
Monnaie
La roupie (Rs)
Langues
Hindi, ourdou, bengali, népalais, télougou, marathi, tamoul, gujarati, malayalam,
kannada, oriya, penjabi, assamais, cachemiri, sindhi, manipuri, konkani, sanskrit
Religions
Hindouisme, Islam, Christianisme, Sikhisme, Boudhisme, Jainisme,...
Drapeau
Hymne national
Jana Gana Mana
Jana Gana Mana Adhinayaka Jaya He
Bharat Bhagya Vidhata
Punjab Sindh Gujarat Maratha
Dravida Utkala Banga
Vindhya Himachal Yamuna Ganga
Ucchala Jaladhi Tiranga
Tubh Shubha Name Jage
Tubh Shubha Ashisha Mange
Gahe Tubh Jaya Gata
Jan Gan Mangaldayak Jay He
Bharat Bhagya Vidhata
Jaye He ! Jaye He ! Jaye He !
Jaye,Jaye,Jaye,Jaye He !
Emblème national
Animal national
Le tigre
Oiseau national
Le paon
Fruit national
La mangue
Arbre national
Le figuier indien (banyan)
Fleur nationale
Le lotus
Sport national
Le hockey (et non pas le cricket !)
Chanson nationale
Vande Matharam
Vande Mataram Sujalam Suphalam
Malayaja Shitalam Shasyashyamalamm
Mataram
Shubharajyothsna Pulakitayaminim
hullakusumita drumadala
Shobinim Suhasinim Sumadhura
Bhasinim Sujhadam varadam
Mataram!

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Mercredi 6 juin 2007 3 06 /06 /2007 08:57

Nous avons eu la chance d’etre invite a la cremaillere d’un collegue indien de Jean. C’est une ceremonie importante pour tous les hindous, incontournable quelque soit apparemment la classe sociale. Mais cela n’a rien a voir avec nos cremailleres de chez nous (si toutefois on en fait une...) puisque c’est principalement un acte religieux.
Je precise que le collegue en question est un ingenieur donc deja d’une classe sociale assez elevee et qu’il vient d’acceder pour sa plus grande fierte a la propriete d’un appartement dans un immeuble tout neuf, encore meme en construction. C’est pour les indiens de la classe emergente un nouveau type d’habitat tres convoite, il en pousse comme des champignons dans toutes les peripheries de la ville ; mais qui, pour nous occidentaux, ressemble plus a ce que l’on construisait dans les annees 70, et qui apres quelques annees d’usage feront vite l’effet de nos vieux HLM...(surtout qu’on sait que ce ne sont pas les rois de la maintenance). En tout cas, apres renseignements pris, la plupart des hindous font en principe cette ceremonie, meme si le style d’habitat est souvent bien plus modeste...

 


voici tout d’abord l’invitation que nous avions recu :
With Great Pleasure, I invite you all to the "Grih Pravesh" Ceremony
of my new flat  on 28 th April ,Saturday.
The Pooja is scheduled  at 10:26 AM. please grace the ceremony with family. Phani

 

Vous noterez la precision de l’heure de rendez vous ! j’ai d’abord cru a une faute de frappe, surtout que les indiens ont pour habitude d’arriver en retard. Mais dans ce cas pas du tout, c’est bien a 10h26 precises que debutait la « pooja » c’est a dire la benediction de la maison par un prete hindou. En fait la date et l’heure de cette ceremonie sont toujours calculees et decidees par un astrologue en fonction d’un tas de parametres : l’horoscope des futurs residents, le lieu, s’il s’agit d’une maison jamais habitee, ou ancienne, ou renovee etc... Et la femme n’est pas supposee etre enceinte a ce moment la... !
Quelle chance pour nous... cela tombait un samedi a une heure sympa, on aurait tres bien pu etre invite a 5h du mat... c’est pareil pour les mariages du reste... Grosse difference avec nos methodes occidentales, aussi, ils font cette ceremonie avant d’avoir emenage et d’y habiter (et heureusement vu ce qu’ils font dedans a cette occasion 
J
) 
Bref nous avons retrouve la famille et les invites a l’heure dite. En tout et pour tout, trois « blancs » au milieu de cette bonne trentaine d’indiens donc un veritable bain culturel, tous tres chaleureux,  et manifestement tres honores de notre presence (qui sait on a peut etre aussi servi de signe de bonne augure pour eux...).
Nous nous sommes d’abord dechausses dehors et le prete hindou nous a tous rassembles devant la porte de l’appartement, decoree de guirlandes de fleurs. Aux premieres loges, le couple des futurs residents, la femme evidemment joliment drapee d’un sari en soie paillete, paree de tous ses bijoux en or et de fleurs dans les cheveux...Derriere, les meres et belles meres portant l’une le typique pot a eau en metal, et l’autre une enorme corbeille de fruit.

 Le pretre entame une serie de «  Mantras » c’est a dire les prieres et incantations, qui semblent parfois chantees, parfois parlees, parfois totalement monocordes, parfois entrecoupees de hausses de ton (a croire qu’on a pousse le volume a fond...), en tout cas totalement incomprehensibles pour nous.

 

 

Et nous voila partis pour deux heures trente de benedictions... ca on ne savait pas encore...mais heureusement il y avait tout un tas de petites actions differentes, plus visuelles et qui nous ont rendu les choses plus digestes...
Devant chaque porte des pieces de l’appartement, le pretre a continue ses mantras, tout en ecrasant au sol une sorte de courge locale, puis des noix de cocos et des citrons, le tout saupoudre d’epices et de poudres colorees (mieux vaut ne pas avoir de moquette dans ce pays... 
J
), faisant tinter une cloche, et toujours suivi par notre troupe compacte. Nous nous sommes ensuite atardes autour de la gaziniere, manifestement un endroit important, le pretre assis en tailleur sur le plan de travail.

La, il a en plus fait bruler de l’encens et fait « tourner » une meche enflammee pendant que le couple priait les mains jointes. Toutes les femmes de l’assistance ont du ensuite prendre une poignee de riz, pour la jeter dans une casserole de lait bouillant tout en repetant trois fois une phrase, ce qu’ils m’ont conviee aussi a faire. J’ai fait de mon mieux, en ayant aucune idee de ce que je disais, mais ils avaient l’air content que je me prete « au jeu »...

La derniere (et longue...) etape aura ete dans la piece principale ou ils avaient dresse un autel avec nombreuses effigies et statuettes de dieux (Lakschmi, Shiva, Ganesh, Parvati....), des guirlandes de fleurs, de l’encens et toutes les offrandes traditionnelles aux dieux : fruits, noix de coco, eau, lait, miel, ghee (une sorte de beurre local au gout amer et rance... mais c’est normal...), sucre, riz, lentilles, epices..

La,  le « genocide » de noix de coco a recommence, fracassees au sol au rythme des mantras mais ce sont surtout les dieux qui s’en sont pris « plein la tete »... le pretre a lave chaque petite statuette  a l’eau « benite » (symbolisant la purification dans le Gange), les a disposees dans une bassine en metal, les a repurifiees dans un bain de lait et aspergees tour a tour de miel, ghee, sucre, fruits secs, epices... une vraie « piece montee »...

il a fallu ensuite recommencer toute l’operation de lavage et de sechage pour finir joliment disposees sur un plateau en metal argente afin recevoir l’ultime benediction : le tilak , le point de poudre coloree entre les deux yeux (que toute l’assistance a recu aussi par la suite).
Pendant tout ce temps, William deambulait dans l’appart avec quelques autres enfants, faisait des galipettes sur un tapis poussiereux sous les yeux attendris d’un vieux monsieur edente avec qui il s’est ensuite tape la discute longuement (je me demande bien ce qu’ils pouvaient se raconter...). Il venait aussi regulierement voir ce qui se passait autour du pretre (ce qui amusaient les indiens...),  surtout attire par les chants, les cloches (qu’il a fini par pouvoir tinter lui aussi...), mais aussi par le « buffet » des offrandes aux dieux...

 C’est comme cela qu’il a fini par se faire offrir par le pretre une pomme qui avait surement traine je ne sais ou et qu’il a commence a mordre goulument avec la peau... Pour ne pas choquer, ou risquer une crise,  je n’ai pas ose me precipiter pour lui arracher des mains, (surtout que les indiens ne supportent pas les cris et pleurs des enfants et leur passent tous les caprices...), je suis donc obligee ici d’aprendre a relativiser certaines notions... mais quand je pense qu’a la maison il ne veut quasiment jamais manger de fruits epluches et bien laves.... Bref j’ai prefere me dire, qu’apres tout c’etait un fruit de « dieu », que cela ne pourrait donc pas lui faire de mal puisqu’ici la nourriture est consideree comme pure et benite...
D’ailleurs, nous n’y avons pas coupe nous aussi car l’etape suivante etait le « prasaada », le partage de la nourriture sacree. Le pretre a concocte un melange de sucre, de noix de coco rapee et de je ne sais quoi,  qu’il a depose dans la main droite de tous (toujours avec sa main que l’on espere propre et benite 
J)...Nous avons enfourne la mixture. J’ai senti une legere inquietude dans le regard de Jean, moi je m’y attendais car je m’etais deja retrouvee par hasard dans des temples avec du riz ou autre dans la main...William lui a reclame une seconde dose...

 

Ensuite dans un bruissement de saris, tout le monde s’est mis a tourner trois fois sur soi meme, dans le sens des aiguilles d’une montre... le temps de comprendre ce rituel (dit Pradakshina) nous avons fait de notre mieux pour rattraper les tours... Dieu est symboliquement a droite et on tourne autour pour puiser sa force et son aide (c’est pourquoi les indiens tournent aussi ainsi autour des divinites representees dans les temples, ou meme tournent par respect autour de leurs ascendants ou des personnages spirituels). William, au milieu des gens, du haut de ses 92 cm, a ete d’abord surpris mais a adore cette soudaine danse, il a continue jusqu’a tomber parterre d’etourdissement.
La voix du pretre s’est tue (il doit etre epuise apres cette longue performance), le couple des futurs residents s’est prosterne aux pieds de leurs ascendants.

Puis il y a eu quelques distributions de cadeaux. Traditionnellement la famille offre des choses utiles pour la maison, et les collegues et amis des choses pour le « show off » et la decoration...
La famille voulait nous retenir a dejeuner mais Jean a fait de son mieux pour refuser poliment car la je sais que cela devenait un peu « too much » pour lui. Et on sait par experience que dans ce genre de cas il est difficile pour nous d’avaler leurs plats epices sans avoir l’air de souffrir le martyre avant et apres... (genre la scene dans le train pour ceux qui connaissent le film « le Cactus »).
Nous avons pris conges de nos hotes qui nous ont remis a chacun, selon aussi la tradition, deux bananes dans une feuille de Betel.
Personnellement, j’etais ravie et emue d’avoir partager cette ceremonie et de decouvrir tous ces rites.

 

 

Par indianalaetitia - Publié dans : culture et tradition
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