activites

Mardi 5 décembre 2006

Un jour j’ai decide de rejoindre un groupe de copines qui avaient pour habitude de se reunir chez une autre copine indienne Poonam, qui vit a une dizaine de minutes de chez nous dans une ferme. Je decouvre un endroit inattendu, vraiment  tres agreable, ne serait ce que pour prendre un cafe, les pieds dans l’herbe a l’ombre de gigantesques arbres magnifiques  (enfin cela se merite : c’est au bout d’une route que j’ai surnomme la « jumping road » au vue du nombre de trous et de bosses qui nous labourent les fessiers... ).

But des reunions, selon l’expression consacree : « faire de la crea ». En fait il s’agit de fabriquer quelque chose de nos mains autour d’un theme ou d’une technique inities par Poonam. Certaines comme Korina, Sophie, Aurore, ont deja une longue pratique et on a pu voir quelques unes de leurs oeuvres tout a fait artistiques. Pour les autres comme Charlotte, Isabelle, Bene, Becky, Suzan etc c’est surement comme pour moi, le plaisir de (re)faire des travaux manuels. Je me suis rendue compte que je n’avais pas fait cela depuis probablement l’ecole primaire... Finalement c’est typiquement ce qu’une femme d’expat peut s’octroyer comme nouveau passe-temps sans scrupule...En plus l’ambiance « internationale » est tres sympa et les langues vont bon train.. j’en entends souffler « encore un truc de desesperate house wives.... » qui l’eut cru ????

Bon vous mourrez tous d’envie de retrouver  plus loin quelques exemples de « creations »... vous pourrez aller voir prochainement dans la rubrique ateliers...

 

 

 

 

Par indianalaetitia
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Vendredi 16 février 2007

Ce matin j’ai eu l’occasion de me concocter un veritable parcours initiatique…aux techniques locales…
Au programme yoga, reflexologie plantaire, bain de vapeur a l’eucalyptus, gommage, massage complet, relaxation et pour finir, meditation en petit groupe au son de la voix de Master Choa Kok Sui…
je vous rassure, je ne suis pas encore “gouroutisee” selon l’expression favorite de Jean…
Mais bref, la totale ou presque,  pour liberer ses chakras et faire circuler les energies positives ! … et ma foi je dois dire… cela fait du bien…

 

 

Par indianalaetitia
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mardi 6 mars 2007

La plupart de nos maris ont moultes business dinners et business trips. Alors pour ne pas que l’on devienne des desesperate house wives, notre copine Aurore a lance un concept : chaque fois que son mari part en voyage d’affaire,  elle fait une petite soiree chez elle uniquement pour les filles ! et sans les enfants...
Hier soir en etait une et pour la premiere fois j’ai pu y participer ! Jean s’est gentillement prete au jeu, a couche William (ravi de jouer avec son papa pour une fois avant de dormir) et je suis partie rejoindre la petite bande dont vous voyiez ci apres quelques unes des protagonistes (de gauche a droite)

 

Angie de Singapour, Clara de Coree, Isa B de Fr, June de GB, Isa JJ de FR, Sophie franco-indienne, Aurore notre hotesse de FR

 

Par indianalaetitia
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 16 avril 2007

Ici on peut dire que c’est le pays du cinema... du Bollywood bien sur principalement, histoire de famille sur un type de scenario bien specifique, avec love story inevitable, grandes scenes de chants et danses, couleurs criardes, etc ; mais les indiens aiment aussi les films policiers, de bagarre, de karate, ou certains plus politiques... Nombreuses salles existent, dans les villages et dans les villes, dans tous les styles et a tous les prix, pour satisfaire toutes les classes sociales. De meme chaque region a son propre type de cinema, ses propres stars etc...pour les films « phares » qui attirent les foules le marche noir pour la vente des places est assez frequent...
Pour nous, etrangers, ce n’est pas si facile, de pouvoir voir un film car finalement tres peu sont sous-titres en anglais. S’attaquer a trois heures en moyenne de film en langue indienne, decor et scenario qui nous semblent bien kitchs, est donc un sport auquel on ne s’est pas trop adonne...Nous sommes donc principalement cantonnes a regarder les blockbusters americains qui passent dans les salles « haut de gamme », et encore il faut s’y prendre de bonne heure car ces salles sont souvent archi-combles par la classe indienne emergente, avide de tout ce qui vient de l’occident...on a fait du reste plusieurs tentatives de sorties cine et sommes rentres bredouilles... heureusement on n’arrete pas les progres, il est maintenant aussi possible dans certains cas de reserver ses places en avance (comme au theatre chez nous avec places numerotees) et meme par internet.
Pour vous donner une idee, dans les villages et les quartiers populaires, les prix varient de 30 centimes a 1 euro la seance, pour des salles bien sur non climatisees, parfois meme sans ventilateur, avec des chaises en fer au mieux, certains n’en ont meme pas dans les campagnes. Cela dit les ecoles en sont le plus souvent depourvues, alors ce n’est pas une priorite...Il faut compter autour de 2 a 3 euros pour des salles plus confortables avec sieges/coussins. Pour nous, les salles accessibles (avec sous titres anglais) sont dans des complexes plus modernes (par exemple les fameux « mall » comme on les appelle ici, c’est a dire des galeries marchandes, avec des chaines de grands magasins, des boutiques plus luxueuses, escalators, etc...). La, il faut compter environ 4 a 5 euros. Dans tous les cas la seance est coupee par des pauses pub, et cela circule dans tous les sens pour acheter boissons et snacks...
le fin du fin est le type de salle denommee la Gold class, nous venons de l’experimenter et c’est assez incroyable ! cela coute 11 euros, (ce qui n’est pas rien pour l’inde...) incluant un snack et une boisson. Mais en entrant on comprend mieux : d’abord on traverse un lounge genre bar assez luxe ou on nous sert un verre d’accueil pour patienter, la pause pipi est quasiment digne d’un hotel de luxe, et enfin dans la salle de cinema (climatisee bien sur) on decouvre un ecran geant et une serie d’enormes fauteuils en velours rouge. Le confort est absolu (mieux qu a la maison...), le repose pied se releve et ils sont totalement inclinables electriquement, bref on est carrement vautre. Il faut que le film soit bien sinon on est sur de sombrer. Heureusement pour nous maintenir eveilles, des serveurs passent et repassent pour prendre nos commandes et nous servir snacks, boissons et popcorn geant sur une petite table entre chaque paire de fauteuil.
dommage je n’ai pas pu prendre de photos pour vous montrer cela car ils confisquent les batteries a l’entree et operent une fouille au corps...(Du reste on sait qu’ici les videos pirates sont extremement frequentes et tres faciles a trouver ensuite, meme dans les magasins loueurs de dvd... On s’est fait avoir au debut de notre arrivee en inde, en s’etonnant de voir deja certains films chez les loueurs et en comprenant au vue de la qualite deplorable du disque, film sautillant, son lamentable et tetes en bas de l’ecran....).

 

Au fait le film que l’on a vu s’appelle ici « perfect stranger » (dangereuse seduction en francais) avec Bruce Willis et Halle Berry. Pas mal mais faut avouer... on est loin d’avoir compris tous les dialogues et les finesses en anglais... On a encore des progres a faire de ce cote la...Mais on n’a pas regrette pour l’experience !
Pendant ce temps on avait offert une place de cine a Ramesh notre chauffeur qui lui avait choisi un film dans la langue locale le Kannada « Arrasu », il s’est beaucoup amuse parait-il et etait tout content de decouvrir qu’une grosse partie du film avait ete tourne dans notre quartier le Palm Meadows.... Il a meme reconnu des figurants. Ce serait amusant pour nous de le voir un jour, meme si on ne comprend rien a l’histoire...

 

 

Par indianalaetitia
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 31 mai 2007

l’ouverture recente d’un « vrai marchand de glace » Baskin Robbins dans notre quartier ravit toutes les familles du coin surtout par ces fortes chaleurs ! c’est quasiment  le seul endroit depuis que nous sommes en Inde ou nous avons ose acheter des glaces... la au moins c’est pour ainsi dire fait sur place dans un endroit climatise et on a moins peur a la chaine du froid. Sans vouloir faire les chochottes, les petits vendeurs des rues avec leurs glacieres portables ou les congelos douteux souvent en panne d’electricite, ne nous avaient guere inspires.. bref on avait oublie le gout...

 

je vous offre donc a cette occasion ma pensee du jour, que William certifie !
"Life is an ice-cream - Enjoy it before it melts away...."

 

Par indianalaetitia
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 7 juin 2007

ici ils appellent « malls » (prononcez maull...)  des galeries marchandes avec boutiques plutot classes, un des symboles les plus representatif de l’occidentalisation. On y trouve souvent des enseignes internationales connues, a des prix plus ou moins europeens, parfois meme un peu moins chers : Nike, Adidas, Reebok, Lacoste, Levis, Mango, Marks & Spencer vetements, Landmark, Svarovski, BodyShop, des chaines indiennes qui prennent de plus en plus d’ampleur telles que Pantaloons, Westside, ShopperShop (entre nos Monoprix et Galeries Lafayettes), etc, des vetements indiens « plus luxe » du pret a porter aux designers, des restaurants, des salles de cinema etc... On n’ en trouve que dans les tres grosses villes comme Bangalore. J’avais lu qu’ encore seulement 5% de la population indienne achetaient dans ces magasins (l’echoppe et les marches de proximite restant rois), en revanche c’est un lieu de « promenade » extremement frequente par des familles entieres, la jeunesse doree, et les classes emergentes, qui viennent decouvrir ce nouveau monde, C’est flagrant et amusant de voir la tete des gens qui manifestement prennent un escalator pour la premiere fois de leur vie...

 

C’est grouillant le week end, extremement bruyant (ils adorent je l’ai souvent dit la musique a fond), mais c’est climatise et bien eclaire. Enfin on n’est pas encore complement a l’abri des pannes d’electricite,  assez vite reprises par des generateurs puissants ( je me suis quand meme deja retrouvee dans le noir total dans une cabine ou a attendre betement au milieu d’un rayon... en France ce serait le vrai bonheur des pickpockets...).

 

Bref c’est aussi une incontournable sortie a Bangalore pour les expats occidentaux... Il faut croire qu’on a trop l’habitude de chercher tout sous un meme toit, cela nous « repose »  des petites echoppes eparpillees, etouffantes, poussiereuses, sombres et on peut y marcher a pied « a plat » , sans risquer de se tordre une cheville sur des trottoirs inexistants ou se faire renverser par un bus, un rickshaw, une vache etc J, et les mamans peuvent enfin user leur poussette...

 
les principaux sont Forum Mall et Garuda Mall en centre ville, environ une grosse heure de route, mais un nouveau, certes plus modeste,  le Cosmos Mall vient d’ouvrir a 15 minutes... mauvaises nouvelles pour nos maris et le compte en banque... 
J

 

Par indianalaetitia
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 15 juin 2007

Pour la premiere fois Infineon Bangalore (du moins le departement de Jean) a organise un seminaire a l’exterieur de deux jours/une nuit, auquel les employes ainsi que leurs femmes et enfants etaient convies. Moi j’etais ravie de cette opportunite de rencontrer les gens avec qui Jean finalement passe beaucoup de temps, mettre des visages sur des noms, decouvrir leur « style » de famille, mais aussi pour une fois, de me retrouver de l’autre cote de la barriere, et faire la « spouse » comme on dit dans notre jargon LSO... que mes collegues et amis de la-bas comprendront, desolee pour l’apparte.... Bon, on est encore loin de l’extravagance et de la creativite de certains programmes LSO mais je trouve que c’etait deja tres bien pour un seminaire local, tout a fait dans l’esprit remerciement et renforcement des liens au sein des equipes. Sans compter qu’organiser quoi que ce soit ici releve du challenge (en tout cas surement selon mes criteres habituels...), tous les details de notre vie quotidienne simple le prouvent deja, alors a l’echelle evenementielle, je risquerais de tomber folle... Je ne compte plus deja le nombre de rendez vous manques, des reservations mal interpretees ou disparues (meme pour une seule table de 4...), des horaires d’evenements verifies par mail et par telephone et qui une fois sur place ne correspondent plus du tout, d’horaires « tout court » ou de « deadline » qui ici ne semblent stresser personne, du nombre de pannes d’electricites qui retardent l’heure de service du banquet, qui plongent une expo dans le noir, qui interrompent les projections, des facturations rocambolesques (Murielle Robin y trouverait beaucoup d’inspiration, pour une version « note de restaurant » cote serveurs...), etc....


Bref, pour revenir a notre sujet, nous avons bien apprecie ce seminaire, bravo et merci a eux !
Il a eu lieu dans un resort/hotel « le Golden Palms Spa » a deux heures de route, en peripherie de Bangalore : un havre de paix, de verdure, de proprete qui contraste encore une fois avec l’environnement habituel de la ville, une piscine gigantesque (je n’en avais encore jamais vue une d’aussi immense),

et des jardins somptueux,

des fontaines et statues « a la Versailles »...


Au programme du premier jour, des jeux auxquels hommes, femmes et enfants pouvaient participer, un peu dans l’esprit « team building » dans une version simple et modeste, certes, (la, je pensais forcement a Marion... je ne sais pas si elle me lit...), mais qui a amuse les indiens comme des petits fous ! :

passage a travers des cordages (la tous les enfants y ont eu droit vu l’espace...),

chenille humaine en maintenant des ballons,

tir a la corde (vous noterez que Jean n’a pas menage ses efforts...),

jeu d’equilibre,

jeu de la « torture du bonbon » : il fallait avaler ( ou du moins garder en bouche pendant 5 minutes) 12 bonbons « made in india » qui pourtant paraissaient annodins, mais qui sont une veritable horreur chimique et acide. Comment peuvent–ils fabriquer un truc pareil et qui peut bien acheter cela a part pour offrir a son pire ennemi... Certains participants a ce jeu debile,  sentaient encore des brulures aux gencives le lendemain (pourtant ils sont deja habitues aux piments), j’espere qu’ils n’ont pas perdu leurs dents depuis...
etc


Un detail m’a frappe leur du premier dejeuner, (peut etre parce les gens etaient encore tres reserves au debut)... avec Jean, nous nous sommes installes a une grande table ou il y avait deja pas mal de ses plus proches collegues. Quand tous les convives furent assis, j ai soudainement realise, presque genee, que j’etais la seule femme. Toutes les leurs, etaient en fait a une autre table a l’interieur... J’avais en fait deja souvent remarque cela dans des restaurants lors de grandes tablees... Lorsque nous en avons fait la remarque, ils ont « pretexte » qu’elles preferaient l’interieur car c’etait climatise... Ils ont insiste en tout cas pour que je reste, ont ete tres courtois, m’ont pose plein de questions (si j’aimais la vie en inde, comment etait Paris, Cannes qu’ils connaissent tres souvent grace au festival...).

 

 


le deuxieme jour : temps libre pour apprecier les infrastructures et le cadre, donc pour nous evidemment direction la piscine... on n’etait pas gene par les voisins... peu d’indiens savent nager et donc peu se sont risques dans cette immensite bleue. Mais nous avons bien papote et patauge en tout cas avec ceux qui etaient la, et meme donne quelques rudiments de lecon de natation et d’excercices respiratoires a un qui s’essayait au crowl, tout fier de nous dire que bientot il aurait aussi une petite piscine dans sa future residence (et oui, encore un exemple de la classe emergeante, voir mon article sur la cremaillere, qui pour lui du reste a eu lieu en semaine a 5h du mat, donc sans nous 
J ). Ils etaient tous impressionnes de voir William, comme un « poisson dans l’eau » a seulement 3 ans, qui barbotait, faisait la planche et sautait sans arret du bord. Quant a moi, j’etais bel-et-bien la seule femme dans l’eau. Partout ou on est alle, que ce soit dans des piscines ou au bord de la mer en Inde, on avait deja remarque que tres peu d’indiennes se baignaient, et si elles le faisaient c’etaient toutes habillees en sari, ou salwar... Bref j’ai rase les murs avec mon maillot de bain...
 

 

 

William n’est pas passe inapercu en tout cas tout au long de ce week end (pour la plus grande fierte de son papa je crois...), a la fin tout le monde connaissait son nom, ceux qui avaient des appareils photos n’ont pas arrete de le mitrailler,

il a discute avec plein de monde avec ses habituelles phrases « d’introduction a la communication en anglais » genre what’ s your name, what color is your shirt, what is this (en montrant n’important quoi du doigt), eh see the plane on my t-shirt, see my blue shoes, see my yellow bag, here is my daddy, here is my mummy,  etc... Mais c’est lors de la soiree qu’il a le plus fait sensation...L’animateur a voulu lancer semble t’il une partie dansante (a noter au passage, qui a lieu ici avant le diner, donc tres tot, car apres le diner tous les indiens disparaissent, pour eux c’est le signe de « fin de soiree » et c’est pareil pour des diners prives et en famille, on ne s’eternise pas, ce serait impoli, tout le contraire de chez nous quoi, ou on aime bien trainer apres diner...). Donc il a mis du bollywood en montant le son et a allume des projecteurs tournants sur la piste. Personne ne s’est precipite.. sauf William qui seul a pris possession des lieux, a commence a se tremousser bras, jambes et fesses bien en rythme, sautillant d’un rond de lumieres a un autre... Tout le monde riait et applaudissait !

Apres une grosse dizaine de minute de one-man-show, d’autres parents ont tente de pousser leurs enfants aussi sur la piste, et nous avons fini par les rejoindre. Apres deux, trois chansons, Jean me dit qu’il en a marre de ne pas trop savoir quoi faire sur ces musiques Bollywood alors nous demarrons un rock... Et la, surprise...  petit a petit, les gens s’ecartent, s’arretent de danser et nous regardent. On s’est senti oblige de finir la chanson, mais on s’est vite echappe de la piste... Ils n’ont ensuite pas tari d’eloges, auxquelles nous repondions, genes, que c’est comme cela que l’on danse dans notre pays, mais qu’on aimerait tant pouvoir apprendre le bollywood !!!

 

 


Pendant le diner il y a eu des rumeurs sur le fait de faire un « after » entre hommes pour boire du whisky... Jean avait deja remarque qu’ils se lachaient souvent a ce niveau la lors de diners d’affaire, mais qu’en revanche ils ne tenaient pas du tout l’alcool. Mais, cette fois, nous avons compris que comme les femmes etaient la, ce n’etait pas vraiment possible...Cote femmes, elle n’appreciaient pas du tout cette idee... (cependant elles sont loin de faire la loi en Inde... ) et redoutent beaucoup les effets de l’alcool chez leurs maris, les rendant incontralables, et a demi-mot parfois violents...Je ne dis pas pas que ces femmes de collegues sont battues, je l’espere du moins... Mais il etait facile de comprendre que plus le milieu etait modeste plus c’etait le cas ou le risque , (en plus ils utilisent aussi des alcools synthetiques tres nocifs). Tout ceci confirment de nombreuses lectures que j’ai faites...ou de la remarque directement et plusieurs fois entendue de femmes que j’ai rencontre ici ou la, disant texto « moi j’ai de la chance, j’ai un bon mari, il ne me bat pas »...quand cette qualite masculine arrive dans la meme phrase, cela laisse a reflechir...
Bon, mes doigts defilent sur les touches et je ne pensais pas faire cette parenthese sur la pietre condition de la femme en inde, cela meriterait d’y revenir du reste..
donc pour finir cet article seminaire sur une note plus positive, tout le monde s’est bien tenu 
J et avait l’air tres heureux de cet evenement, esperant qu’il sera renouvele l’an prochain...

 

 

 

 

 

 

 

 

Par indianalaetitia
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 4 février 2008

Je viens de voir une exposition de peinture et comme j’ai eu le coup de cœur j’avais envie de vous en parler.

 

J’avais eu l’occasion de rencontrer une irlandaise Kate Bedell qui était expat à Bangalore depuis 7 années. C’est une artiste peintre,  diplômée de « Dun Laoghaire school of art and design » en Irlande et depuis membre de la « watercolor society of Ireland », qui a suivi comme beaucoup d’entre nous son mari, muté en Inde mais dont l’œuvre aura connu un important tournant en étant très fortement inspirée par le fait de vivre dans ce pays. Elle a fait ses premières armes avec de la peinture à l’huile, puis s’est prise de passion pour l’aquarelle, avec laquelle elle a ensuite combiné gouache, acrylique et pastels pour affiner son propre style. Elle a d’abord principalement peint des paysages d’Irlande, des fleurs et des portraits d’enfant, mais ensuite elle s’est laissée inspirer par les femmes indiennes dont l’élégance et le charme contraste souvent avec la misère et la saleté environnante. En parlant avec elle j’avais les mêmes ressentis et impressions qui me frappent lors de mes promenades et les photos que j’ai, ou que j’aurais voulu faire, mais que sûrement par gêne ou par timidité pour ne pas « déranger » je n’ai pas encore prises. C’est pourquoi j’ai eu envie de découvrir un peu mieux son œuvre et l’occasion m’en a été donnée puisqu’elle vient juste de faire une exposition, uniquement sur ce thème des femmes indiennes. Voici ce qu’elle-même écrivait en guise d’introduction à cette série : « I am fascinated and inspired by many of the women I see living and working amidst the chaos of the city. I have portrayed images of women in isolation from this chaos, enclosed in their own private worlds which create an air of mystery and silence around them. I wanted to capture the depth of expression in their characters, through which their true beauty and strengh emanates… ».
Je n’aurais sûrement pas su le dire avec poésie, mais c’est exactement ce que je ressens en voyant certaines scènes de rue ici. C’est probablement pour cela que j’ai été touchée par les couleurs, les traits, les gestes et l’atmosphère qui se dégage de ses toiles et nous sommes maintenant fiers d’en avoir une sur notre mur ! Je suis sûre que de retour en France, rien que le fait de la regarder me replongera instantanément dans l’ambiance si particulière de ce pays.

 

 

 

Kate  est maintenant de retour en Irlande pour s’y réinstaller en famille, et je lui souhaite de trouver dans sa nouvelle vie autant de belles sources d’inspiration pour continuer son œuvre.

 

 Voici Ses contacts :
Art@katebedell.com
www.katebedell.com

 

 

Par indianalaetitia
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 17 février 2008

Non, les « house wives » ne sont pas toutes « desperate », et il y a mille et une façon ici de profiter des moments de temps libre qui s’offrent à nous pendant que les enfants sont à l’école, une fois qu’on a géré la logistique habituelle familiale (certes beaucoup plus longue qu’en France) et tous les impondérables de notre quotidien ici… Dans ma vie «normale » en France c’est bien ce qui me manquait le temps libre justement alors ici j’en profite pour faire des « trucs » et bien remplir mon planning. Sinon on a encore plus l’impression que le temps nous file entre les doigts…

Ma dernière décision : faire une petite formation de logiciels bureautiques histoire que mes neurones ne s’encroûtent pas trop car finalement j’ai passé des années à mon boulot à me servir presque exclusivement d’un logiciel spécialement conçu pour notre boite et métier, et donc bien particulier… ce qui fait que je n’ai jamais vraiment utilisé à fond des outils tels que excel et powerpoint… Bref je viens de trouver un lieu proche de l’école et de la maison, (pratique et indispensable ici compte tenu du trafic et du créneau horaire disponible pendant l’école) : c’est une chaîne de « training centers » qui se développe à grande vitesse dans Bangalore ouvrant des bureaux un peu dans tous les quartiers :  « winner computer » tout un programme n’est ce pas !! …
je viens de faire deux sessions et c’est on ne peut plus indien 
J

Bureau de 2 mètres carrés (par chance juste fraîchement repeint de jaune vif), avec 5 ordinateurs collés les uns aux autres, quasi pour certains le clavier sur les genoux, les fesses sur des chaises en plastique.

undefined

Les gens rentrent et sortent, ça mange entre deux (d’ailleurs le riz cuit dans l’arrière salle et ils voulaient me donner aussi à manger J) ; les étudiants font chacun des stages différents et le prof se faufile de l’un à l’autre : ah ? je viens de comprendre que c’est ce qu’on appelle ici un cours individuel en tête à tête !!!
encore une fois la notion d’espace vital n’est pas la même pour les indiens (voir mon article en archives de février http://expataucurryindien.over-blog.com/article-5658748.html)
J’ai remarqué qu’ il y a toujours une majorité de jeunes filles, c’est sûrement un signe de l’évolution qui s’opère en Inde… principalement pour du software bureautique traditionnel et de la comptabilité. Je suis la seule « occidentale » et je fais la « une » apparemment… elles viennent toutes me demander mon nom, me le faire écrire sur leur ordinateur, me poser des questions tout en piaillant, n’en finissent pas de me regarder, c’est un peu comme si elles n’avaient jamais vu une « oie blanche » d’aussi près… Je pensais bien que cette formation serait de toute façon une expérience en soi…
Enfin je me suis lancée : première opération je crois faire ma « stupide blonde » car à peine mon premier document ouvert je crée sans comprendre comment 500 nouvelles pages… et l’ordinateur qui s’affole… bon, en fait j’ai découvert que la touche enter restait bloquée dans le clavier donc faut faire avec le matos local 
J… deuxième session et autre ordinateur utilisé :idem mais cette fois j’ai dompté la bête…

Sinon, heureusement que ce n’est pas la première fois que je suis devant un ordi car pendant que prof est avec les autres, je visite les différents menus et outils histoire de ne pas perdre mon temps. Et quand j’ai posé des questions un peu plus poussées lors du premier cours, je ne suis pas sure qu’il les ait bien comprises, ni moi du reste ses réponses car il est passé à autre chose… ça de toute façon c’est une habitude indienne pour ne pas dire qu’ils ne savent pas, à croire qu’ils sont tous formés pour faire de la politiqueJ .
au deuxième cours, j’ai déjà ( ?) pris trop d’assurance (je veux dire par rapport à mes jeunes voisines indiennes qui lui envoient des « Sir, Sir »  à tours de bras) alors je ne lâche pas le prof pour obtenir des réponses satisfaisantes. Et là je m’aperçoit qu’il est obligé d’aller chercher des infos dans le menu « aide » du logiciel… bon ça je peux le faire aussi ! ici on doit apprendre à rester « zen » mais « ferme tout en souriant » (sinon c’est explosion, lapidation et claquage de porte, n’est ce pas Aurore et Virginie ?) : du coup je lui dit qu’il ne va pas lire le menu « aide » maintenant parce que sinon je n’ai pas besoin de lui payer un cours , qu’en revanche je lui donne ma liste de questions et du « homework » à faire pour la prochaine séance… à voir ce que cela va donner ? …
Bref pour ce qui me concerne vraiment, cela va être un peu une formation autodidacte mais cela me force à me bloquer des créneaux pour le faire à l’extérieur et m’y concentrer quoi qu’il arrive.. et puis 24 euros pour 24 heures de « cours » c’est pas la ruine, alors je vais pas me plaindre 
J … et je suis sure que je vais en garder des souvenirs pittoresques ! Heureusement que j’ai choisi une chaîne bien implantée à Bangalore, qu’est ce que cela aurait été sinon ? 

 


Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 25 février 2008
  undefined

La semaine dernière, j’ai eu l’occasion d’aller « visiter »  un centre d’accueil pour enfants que notre association de femmes d’expats sponsorisent (Overseas Women Club ; http://www.owcbangalore.org/).
Ce centre, tout d’abord très modeste, crée en 1995 sous l’impulsion de quelques volontaires, s’est extrêmement bien développé grâce a leurs efforts, aux donations, et ils peuvent être fiers du grand travail accompli.

La Shristi Special Academy accueille maintenant deux sections : environ 80 enfants présentant des troubles psycho-moteurs de différents degrés, génétiques, malformations de naissance (très fréquents en Inde en particulier dû aux mariages inter-castes voir familles….) ; ou suite à des maladies, incluant une unité particulière pour des autistes, et une autre section d’une trentaine de très jeunes, bénéficiant de services  équivalents à une crèche. 

Les enfants sont tous issus du milieu rural des villages environnants, et c’est une belle « chance » pour eux d’avoir accès à ce genre de structure, apparemment encore assez unique en Inde… une quarantaine de personnes encadrent les activités et prennent en charge la logistique, professionnels, bénévoles, parents et grand parents de certains enfants etc…
Ce centre permet de leur assurer un suivi médical, psychologique, nutritionnel, de rééducation, il les aide à développer des compétences visant à une meilleure autonomie, voire à l’apprentissage de taches qui leur permettront d’avoir des activités (même un minimum) rémunérées dans leur future vie d’adulte. Par exemple,  il y a un atelier de créations d’objet qui sont vendus (articles en toile de jute, bougies, savons, carte de vœux etc …J’ai par exemple acheté des classeurs très sympas ) ; beaucoup d’entreprises de Bangalore leur donnent l’opportunité de placer un stand dans diverses fêtes, festivals et événements internes…. Le centre propose aussi des "stages" aux parents et une assistance pour mieux savoir gérer les enfants une fois rentrés dans leur foyer, visant à continuer les exercices nécessaires.

 

On pouvait se rendre compte, en tout cas, que pour eux c’est un atout en terme de qualité d’éveil et de stimulation, par rapport à ceux qui restent dans leurs villages, probablement « laissés pour compte » il y a déjà tant à faire pour les familles…

Les enfants nous ont gratifiés d’un accueil très chaleureux , de magnifiques sourires, ils nous tenaient pas la main pour nous montrer leur univers. Ceux qui étaient en pleine séance de rééducation physique mettaient un point d’honneur à se tenir plus droit et même tenter quelques pas supplémentaires malgré la souffrance que cela devait représenter. Certains ont pu préparé un petit spectacle et ils y ont mis beaucoup de cœur et d’énergie. Les autres ont mis tout leur cœur pour encourager leurs camarades. Notre petit groupe de « femmes expat » étions apparemment  les « invités d’honneur » mais les enfants de l’école du village ainsi qu’une autre école d’infirmières voisine sont venus renforcer les rangs de l’auditoire qui applaudissait avec vigueur. La Palme revient à un des jeunes adolescents atteint de trisomie qui nous a fait une chorégraphie de Bollywood digne de ce nom, et pour l’anecdote un autre petit groupe a entamé à notre plus grande surprise la « danse des canards » qui donc existe en version Hindi ! Globalement ils avaient l’air heureux d’être là et cela fait chaud au cœur.

 

en tant qu’expat, nous sommes évidemment très sollicités et la liste de associations pour lesquelles des actions sont menées est longue. Pour la plupart nous contribuons,  chacun selon ses moyens, mais j’admire surtout tous les bénévoles qui donnent vraiment de leur temps et de leur énergie, je veux aussi ici leur rendre hommage (dans tous les pays d’ailleurs). J’avoue humblement, la vision de mon passage dans ce pays qui était au départ du court terme (même si finalement nous avons prolongé d’un an) ne m’a pas donné l’impulsion et la confiance en soi, nécessaire pour oser sauter ce pas et m’investir de façon plus régulière dans de telles activités, (hormis quelques apprentissages et expériences de pratiques « paramédicales » si je puis dire dont il faudra que je vous parle un jour…), j’ai donc plus « égoïstement » profité de ce break professionnel pour faire d’autres choses.
Bravo en tout cas à ceux qui le font même si une chose est sûre « on ne sauvera pas l’inde » à nous tous seuls. Heureusement beaucoup d’indiens de milieux  aisés se sentent de plus en plus concernés par le seuil de pauvreté de leur pays et sont à l’initiative de beaucoup d’opérations, de bénévolats etc . Mais le chemin est long, semé d’embûches que je qualifierais de  « sociales- culturelles et religieuses » qui dans certains cas  j’en suis sûre entravent les progrès à court et moyen terme. Si je peux me permettre de le dire, je pense qu’ici, pour encore la grande majorité des gens, si on naît pauvre ou malade par exemple, c’est qu’il y a une raison… c’est pourquoi on doit rester « à sa place », l’accepter,  mais faire du mieux qu’on peut pour  améliorer son karma et espérer une future vie meilleure…
à méditer….

 

http://www.shristispecialacademy.org/
Email:
shristi_ssa@vsnl.net
rosieshristi_ssa@vsnl.net


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Bangalore

7 millions d'habitants, capital du Karnataka, inde du sud, langue Kannada
clic pour info inde-en-bref
clic previsions meteo


For more widgets please visit www.yourminis.com

a decouvrir

   
d'autres albums sont herberges a l'exterieur,
si vous souhaitez recevoir le lien "invite"
et les consulter, merci m'en faire la demande

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus