activites

Lundi 7 juillet 2008 1 07 /07 /Juil /2008 10:53

Pour rendre un peu de « légèreté » à ma liste d’activités, peut être étranges, que je viens de vous raconter, je vais quand même vous rassurer (enfin surtout pour les futures expats qui me lisent et se posent des questions J )… il n’y a pas que cela a faire. D’une manière générale, cependant , il est recommandé à la femme d’expat qui veut garder un bon moral de faire quelque chose de son temps libre, cela fait aussi partie de la réussite de l’expérience familiale dans son entier, et permet de moins focaliser sur les petits disfonctionnements et soucis qui surgissent bien sur aussi ici ! En tout cas, avoir du vrai temps libre, pour beaucoup d’entre nous, c’était carrément nouveau… ; une fois les enfants à l’école et les autres tâches accomplies. Même si globalement ici tout prend plus de temps ou est parfois compliqué, quand on enlève à son planning ménage, vaisselle, lessive, repassage, voire même si on le souhaite la cuisine, faut reconnaître que cela laisse quand même de la marge !  (et c’est ma grande crainte quant à notre retour en France J …).

Alors ici, les activités ce n’est pas cela qui manque, on peut à peu près tout faire : c’est ensuite une question de logistique familiale, de temps de transport et de volonté : beaucoup de sports sont représentés, on peut faire beaucoup de bénévolat en tout genre, des cours de langues, d’ordinateur, de musique et d’instruments, de photo (mon grand regret, je viens tout juste de le découvrir mais n’ai plus assez de temps), de danse, des loisirs créatifs (peintures, mosaïques, scrapbooking, poterie…), bridge (jamais entendu de belotte ici J ) …

 

Le plus dur c’est la constance, car beaucoup des activités qu’on démarre un jour, un certain horaire  peuvent soudain s’arrêter ou changer…

Du coup échelonnés dans le temps sur deux ans j’ai quand même pu faire (en dehors de mes apprentissages dont je vous ai déjà parlé) …

La salle de gym (bon la salle est toujours là, c’est plutôt ma motivation qui est changeante…) , du badminton, des cours de danse Bollywood avec le « beau Arun » : ça c’était pour moi un moyen génial et fun de faire du sport à fond, et un super souvenir, j’ai vraiment regretté que le prof ne puisse plus venir dans notre quartier, et faire 3 heures de route pour une heure de cours ailleurs, c’était rédhibitoire)

quelques ateliers « loisir créatif » fort conviviaux chez notre copine indienne Poonam (voir un vieil article du 5 décembre 2006 « créa chez Poonam » http://expataucurryindien.over-blog.com/article-4791399.html, ) ou j’ai fait un peu de mosaïque

et de « tie and die » (technique de teinture, en faisant des nœuds avec de la ficelle pour fabriquer des dessins et jouer avec les différentes couches de teinture)… mais je n’ai jamais pris le temps de réécrire la dessus…


















quelques cours de cuisine indienne avec une indienne Jolly qui a aussi plein d’autres talents artistiques, entre autres la peinture d’inspiration ethnique, sur toutes sortes de support (vous pouvez retrouver certaines recettes car ma collègue Virginie a été plus courageuse que moi et en a retranscrites certaines sur son blog cuisine http://www.cookindia.canalblog.com)

à cela j’ajoute que la photo (et tout ce qui en découle) et « l’ordinateur » d’une manière générale, me prennent une place folle au quotidien… ne serait-ce que le fait de suivre l’administratif d’une expatriation, d’écrire et répondre aux mails (mais merci à tous ceux qui gardent le contact à distance, j’apprécie énormément !) , et d’écrire sur le blog ( et merci à ceux qui me lisent, au moins je ne fais pas seulement cela pour revenir avec mon carnet de voyage…)…. Je n’imaginerai même pas une expat sans internet… J pour plein de raisons, ce devait être beaucoup plus dur avant cette ère c’est sur !

sur ce, forcément , à bientôt sur nos ondes J

 

 

Publié dans : activites
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 30 juin 2008 1 30 /06 /Juin /2008 10:04


J’ajoute à cela dans ma « confession » , pour compléter la panoplie de ces activités "spéciales" mais phares de ma « vie en Inde » :

Mes débuts dans la pratique du yoga, mais là début est bien le mot, je resterai à des années lumières de tenir debout sur ma tête…ni même de m’asseoir en lotus. Il fallait quand même que j’expérimente car ici c’est vraiment une tradition, la plupart le pratique chez eux ou dans des cours qui se passent à l’aube (forcément un des exercices de base c’est Sourya Namaskara, en gros la salutation au soleil).
Euh moi, même si William m’oblige à me lever parfois à 6h30 (contre ma volonté bien sur et mon biorythme…), je me contente des cours pour « touristes du yoga » qui commencent plutôt après 9h !

 

mais aussi dans la pratique de la « méditation » …

C’est un mot couramment utilisé ici et la curiosité m’a encore poussée à expérimenter… cela fait aussi partie des « cours » que l’on trouve à tous les coins de rue, mais cela peut aussi se faire de façon privée, individuellement ou avec un groupe. Certains pratiquent des méditations à connotation religieuse et c’est une nécessité pour eux, c’est le cas de beaucoup de brahmanes par exemple qui ont besoin de ces instants pour se purifier et communiquer avec le « suprême ». Mais la méditation n’est pas forcement attachée à une religion particulière mais peut être tout à fait universelle, comme pour mon cas. Elle est utilisée comme un exercice de concentration totale, d’écoute de ses propres sensations, d’apaisement et d’anti-stress. C’est très bénéfique pour chasser toutes les mauvaises pensées et se concentrer sur le bien, l’amélioration de soi, de son pouvoir mental, démarche dit-on aussi indispensable par rapport aux autres pratiques holistiques que j’ai commencé à vous présenter dans les articles précédents…

 

Voilà dans ce thème je vous ai livré quelques aspects très personnels de mon petit chemin indien à moi… Ici, quand on n’est pas coincé toute la journée dans un bureau comme tous nos maris, il est facile d’avoir du temps, et l’environnement se prête à faire ce genre de découvertes et d’expériences. Je ne sais pas ce que j’arriverai à « garder » de retour en France mais une chose est sure, un passage par l’inde ne peut laisser indifférent et il y  aura forcément des « séquelles »… J

 

 

Publié dans : activites
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 30 juin 2008 1 30 /06 /Juin /2008 09:18


Pour rester dans le thème de mes « découvertes holistiques », après le shiastu, l’acupressure et le docteur Jha, il faut que je vous conte une autre « expérience locale »… celle-ci date déjà de plusieurs mois mais je ne savais comment amener le sujet dans ce blog… maintenant après ces « confessions », vous aurez vraiment de quoi me prendre pour une sorcière en plus !

 

L’année dernière, une copine Indonésienne Edna nous racontait qu’elle avait découvert une méthode de traitements non médicamenteux qui apportait du bien-être, de la sérénité et des progrès dans le comportement de son fils autiste. Au fil des jour, d’autres témoignages, concernant différents types de symptômes et de soins se sont ajoutés et c’est ainsi que j’ai découvert pour la première fois le terme de « pranic healing »… l’expression ne voulait absolument rien dire pour moi à part le mot anglais « healing » qui indiquait une notion de soin/guérison.

Puis Edna a expliqué plus en détail qu’ il s’agissait d’une pratique très ancienne, connue depuis l’Egypte, la Mésopotamie, l’ Inde, et la Chine antiques, dans le Bouddhisme, basée sur la transmission d’énergie à distance par la main. Prana veut dire énergie en Inde. Appliquées selon des protocoles précis ces techniques permettaient de soulager et guérir certains maux et que si cela intéressait, tout à chacun pouvait même « apprendre » à faire certains traitements, que cela ne nécessitait pas à la base un « don » particulier. Encore une fois je retrouvais la fameuse philosophie du partage de connaissances pour permettre à un plus grand nombre de gens de trouver du soulagement à leurs problèmes…

 

Je suis a priori plutôt terre-à-terre, ne crois pas aux miracles, donc suis restée assez sceptique mais en même temps reprise d’une terrible curiosité d’en savoir plus…  n’étant pas la seule dans ce cas là, cette curiosité a bien vite été assouvie. Edna, avide d’apprendre pour continuer à aider elle-même son fils, nous a mis en relation avec un professeur de la « clinique » car justement un des centres mondiaux de la fondation du Pranic healing, se trouve à Bangalore, et elle a pu organiser un stage à deux minutes de la maison ! 

L’occasion a fait le larron, au pire je jetais par la fenêtre 20 euros (et encore pour ce prix il me restait un beau livre sur le sujet) ; à Paris par exemple, la même chose existe pour 300 euros, j’aurai sûrement hésité plus longuement…

Et me voila au milieu de cours, ou on apprend…

 à absorber de l’énergie pour pouvoir la retransmettre à quelqu’un, en se concentrant et respirant de certaines façons, à sensibiliser ses mains pour pouvoir « scanner » c’est-à-dire à sentir sans toucher, le corps énergétique d’une personne en face de nous (encore très dur pour moi, il faut laisser de coté tous ses tabous trop terre à terre pour se laisser aller à ces perceptions, mais oui je confirme que c’est possible…), à localiser les fameux chakras (une notion dont on parle même en occident mais qui finalement restait très vague), à connaître les correspondances entre ces chakras et les organes internes, et c’est la ou la notion de traitement arrive : à « nettoyer » ces chakras des mauvaises énergies et à les « énergiser » pour retrouver un meilleur équilibre, ce qui aussi permet aux patients de rendre leur corps plus réceptifs en vue d’accélérer leur propre processus de guérison.

Puis pour renforcer certaines actions, on apprend à se servir de cristal qui est un excellent vecteur d’énergie.

Parenthèse en dehors des praticiens du pranic : ici de toute façon, tout le monde croit aux vertus des pierres, qu’elles ont des actions sur le mental, la santé, la chance… La couleur même de la pierre a une signification et un « pouvoir ». Même dans des classes peu aisées, ils (hommes et femmes) essayent d’avoir au moins un bijou avec leur pierre de naissance. Attention la pierre doit toucher la peau…

(ben moi aussi, Jean va m’offrir une bague « skin-touch » comme ils disent ici, avec ma pierre de naissance comme cadeau de départ, on n’est jamais trop prudent !… J)

 

revenons au pranic : à noter qu’en occident des médecins allopathiques commencent à utiliser aussi ces techniques surtout en parallèle de certains traitements lourds car les statistiques montrent que ces patients se sentent mieux, tendent à guérir plus vite, et que cela diminue certains des mauvais effets secondaires de leurs médicaments. Certains diront que c’est un effet placebo… mais au pire, si ce n’est que cela mais que cela a un bon effet, pourquoi s’en priver ?…

 

En tout cas, les cours étaient passionnants, très liés aussi à la compréhension de la culture orientale, c’est aussi très bénéfique pour son propre moral et mental car on apprend à se concentrer sur le positif. D’ailleurs un des grands principes de cette discipline c’est de croire que les pensées négatives, l’aigreur, la rancune, les colères accumulées,  nuisent à notre propre santé, qu’il faut donc s’appliquer à les chasser et à pardonner.

 

au passage forcément on apprend plein de trucs sur l’anatomie , j’ai vraiment fait des progrès la dessus en connaissance mais aussi en vocabulaire en anglais !.

 

je me suis vite amusée à surnommer notre petit groupe « les sorcières du Palm Meadows », surtout depuis le jour où nous avons acquis avec fierté notre morceau de cristal, qu’on a appris à le purifier, à se l’approprier, et qu’il a fallu sortir dans le jardin pour le déposer dans l’herbe afin qu’il se charge en énergie solaire, là mon étonnement était à son comble… je me souriais à moi-même et me demandais sur quelle planète je vivais en ce moment,  à des années lumières de mes dernières 15 années passées dans le stress quotidien de mes dossiers d’ événementiel, à créer, organiser et solutionner du « purement rationnel et matériel », à satisfaire les besoins, voire les caprices et délires bien concrets de nos clients… (quoique certains dossiers nous permettent de créer du rêve… mais bon… moyennent finance bien sur ! J).

Cela dit, étrangement, je me souviens d’une expression qu’on utilisait en riant, avec mes copines de boulot, à cette époque, dans les pires moments de stress : « allez, respire un grand coup, ouvre tes chakras… ça va aller mieux ! » ou qu’on chantait « ômmmmmmm » , sur les conseils de notre chère « France », la plus farfelue du bureau (rassures toi, Danielle, tu restes aussi en pole position J …) cela prend finalement tout son sens maintenant…

 

n’empêche que dans toutes ces découvertes, il y a des trucs vraiment bluffant j’en conviens, mais une fois encore cela demande beaucoup de travail personnel et de persévérance… il faut faire tomber ses propres barrières psychologiques, et créer ses propres expériences pour gagner en confiance et en habileté… donc mon chemin est long et se mérite, si je veux avoir assez de « pouvoir » J

 

 

Publié dans : activites
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 24 juin 2008 2 24 /06 /Juin /2008 10:57

S’il y a des rencontres qui auront marqué mon séjour en Inde, c’est bien celle avec le docteur Jha ! il est temps que je lui dédie un petit article, et que je vous présente son logo pour le moins « fascinant » !

 

 

Depuis notre arrivée ici, finalement (je touche du bois et pourvu que cela dure) nous n’avons été que très peu malade, William un peu plus dans les débuts mais rien de plus que les mêmes aléas qu’on aurait sûrement eu en France… en revanche chaque fois que nous avons vu les médecins ici (pratiquant évidemment l’allopathie et formés à l’occidentale), nous sommes tous ressortis avec une bonne dose d’antibiotique (et pas des plus « raffinés », vous pouvez relire pour mémoire mon article du 17 mars 2007 « impressions médicales » http://expataucurryindien.over-blog.com/article-6048374.html).

 

Alors depuis, j’écoutais les bruits de « couloir » , les conseils par bouche à oreille marchant extrêmement bien ici, et un nom revenait : doc Jha, ce qui a attisé ma curiosité jusqu’à aller tester « ses bons soins »… et même d’y emmener certains de nos amis de passage comme Pierre Laurent et Olivier, qui se sont trouvés ici en « manque » de leur pharmacie habituelle et avec quelques douleurs... Je ne vous livrerai pas ici par discrétion,  tous les détails de nos « bobos » mais je dois dire que nous avons chaque fois été « bluffés »…

 

 

il faut certes avoir l’esprit ouvert et être prêt à tenter une expérience plutôt pittoresque de premier abord :

15 minutes de chez nous, on quitte la route principale « airport road » pour s’enfoncer sur un chemin de terre de quelques centaines de mètres,  d’un coté des cahutes, de l’autre des tas de poubelles qui fument, des enfants qui jouent avec des cailloux et des bâtons, des femmes qui font la lessive et la vaisselle à même le sol…

euh tout cela est un paysage absolument normal ici…  au bout du chemin quelques maisonnettes en béton (mais récemment repeintes, ça met un peu de couleur à l’ensemble…) à toit de tôle (un des habitats les plus traditionnels, pour ceux qui ont « la chance » d’avoir un abri en dur comparé aux tentes mais qui ne peuvent encore se permettre de vraies maisons, villas, ou appartements dans immeubles récents…).

Devant une des portes ouvertes, à l’extérieur, souvent un tas de gens.. assis par terre ou sur un long banc en pierre ou sur des chaises en plastique qu’on attrape directement sur une pile à disposition : ça c’est la première salle d’attente !

un livre circule pour qu’on note son numéro d’arrivée.

Quand vient son tour, on se déchausse, et à l’intérieur, on rentre au moins par quatre, ça c’est la seconde salle d’attente d’environ 5 mètres carrés, mais c’est aussi la « salle de consultation » :  ici pas de docteur derrière un beau bureau ni de lit pour s’allonger, les patients sont juste devant lui, chacun assis genou contre genou. L’auscultation commence, pendant que les 4 autres attendent patiemment, un mètre derrière, d’autres personnes souvent vont et viennent de la pièce attenante…

Cela dit, ce genre de consultation « en groupe » n’est pas rare en Inde, quelque soit le type de médecine en question, l’idée parait-il est que si on n’est pas capable de parler ouvertement de sa maladie c’est qu’on n’est pas encore prêt à la combattre… « food for thoughts »….

 

Pour vous planter le reste du décor :

dans un coin une petite table bancale avec un ordinateur , mais oui !  (et même que ce docteur répond aux emails…) ; une armoire pleine de bouquins et de photos, à portée de main du docteur des petits ustensiles : rouleaux pour masser, petits bâtonnets en bois ou métal appelés Jimmi (dont je comprendrais bientôt l’utilisation…), un pendule (je dis bien « un ») mais aussi une pendule qui elle donne l’heure, des boites avec des graines de toutes sortes, un tensiomètre, des posters et statuettes de dieux hindous, parfois un petit lézard court sur un mur, et une fois même c’est une souris qui est passée (pas de panique, un dieu ne doit pas être bien loin…)

 

 

Bienvenue chez un docteur « holistique » (holistic en anglais) ; voila bien un mot que j’ai découvert ici que cela soit en anglais ou en français. En gros cela signifie qu’on s’occupe d’un patient dans une globalité, par exemple on ne considère pas un organe qui révèle une maladie comme quelque chose à soigner isolement au niveau physique, mais on prend en compte la dimension énergétique du corps et l’aspect psycho émotionnel de l’individu ; on n’essaye pas forcément de faire disparaître un symptôme mais on cherche la source du problème et la raison du déséquilibre qui a conduit une maladie à apparaître… attention, ces praticiens ne dénigrent absolument pas la médecine allopathique mais cela s’avère être dans bien des cas une bonne pratique alternative ou du moins parfaitement complémentaire.

j’en conviens c’est un peu nébuleux mais plus concrètement il utilise principalement des techniques d’acupressure, de réflexologie, de médecine ayurvédique, de phytothérapie, d’auriculothérapie, de travail sur les énergies (reiki, ou Pranic healing je vous parlerai de celle-ci un autre jour plus en détail…)… 

 

en tout cas une chose est sure, ce sont des pratiques ancestrales, issues de la médecine orientale (principalement chinoise) et beaucoup moins onéreuses, donc très utilisées  dans des pays comme l’inde ou encore une grande majorité des gens n’ont pas les moyens de se payer des soins « occidentaux ». Pour vous donner une idée, chez ce docteur , pourtant vraiment réputé, on se fait soigner pour quelques roupies, si on n’a pas de moyens, ou au pire même au tarif le plus cher qu’il applique à ceux qui peuvent se le permettre (et même aux expats…) cela ne coûte que 1,5 euros !

 

Ici, pas non plus « d’horaires de cabinet » , les patients défilent de 7h le matin jusqu’à parfois 22 ou 23h… il habite avec sa femme et ses 3 enfants dans la pièce à coté qui fait office de cuisine, salle à manger, chambre à coucher… ce curieux personnage a une hygiène de vie stricte, et il s’est, dit-il, « programmé » à avoir moins besoin de sommeil, en revanche il lui ait indispensable de se lever à 4h du matin et de faire minimum deux heures à trois de yoga et méditation pour recharger ses bonnes énergies et pouvoir soigner.

 

Le plus souvent, pendant que le patient s’assoit, il lui attrape et palpe d’abord la main, le pouls,  il écoute et regarde de ses petits yeux perçants et étonnement brillants, avec beaucoup d’attention et de compassion. A ce moment là on a quasi l’impression d’être passé aux rayons x et il commence à nous sortir des vérités « sur nous-mêmes »…Puis son travail sur les mains et les pieds se précisent et on peut dire qu’il sait instantanément appuyer sur le « point qui fait mal », c’est là qu’il faut traiter car chaque point correspond à un organe ou une partie du corps ou justement vous aviez un symptôme ou un dérèglement. Ce sont les techniques de réflexologie et de Sujok ou le corps humain correspond et est représenté dans son entier dans la main et dans le pied selon des diagrammes bien précis. Puis il ajoute d’autres types de traitement en fonction des besoins…

 

En tout cas, on repart généralement avec les mains ou les pieds comme cela… sur les points d’acupressure qui ont nécessité le traitement il scotche des graines naturelles (choisies pour leurs caractéristiques et bienfaits) ce qui permet à l’effet d’agir encore quelques heures… (c'est moi qui a colorié les points des graines pour mémoire)

 

 

C’est un résumé en fait très simpliste, et en bonne « occidentale » je suis restée longtemps très sceptique mais je reconnais qu’à force d’exemples, même sur moi-même, la logique de ces correspondances  m’est apparue très saisissante.

 

Cela me conduit à vous parler de la seconde facette de ce docteur, et là c’est sur, vous allez en conclure que je suis « gouroutisée » ou que je fais partie d’une « secte »… je vous rassure j’ai encore toute ma tête et cela ne m’aura coûté que quelques roupies, juste pour la forme…

 

Il y a dans la culture indienne une philosophie très particulière quant à la médecine traditionnelle : celle du besoin de partager des connaissances. Dans bien des cas, ils estiment qu’il est important de transmettre à autrui des pratiques afin qu’au moins une personne par famille soit capable de soigner certains maux, sans avoir recours aux praticiens, ou cela permet d’expliquer certaines choses faites a priori par tradition, passées de générations en générations.

 

Eh bien j’ai justement pu suivre des « cours du docteur Jha » : Je ne serai jamais docteur mais c’est passionnant. J’ai vite réalisé que c’était un bon moyen de mieux comprendre justement certains aspects de la culture indienne, pourquoi font ils telle ou telle chose, pourquoi se lèvent ils si tôt, mangent ils tel genre de nourriture à telle période, dans tel cas de figure, pourquoi les femmes mettent elles un anneau autour d’un des doigt de pieds, qu’est ce que la théorie des 5 éléments, l’horloge biologique, etc… tout ceci prenait soudain un sens et une logique. Il nous fait aussi une présentation générale de ces différentes médecines traditionnelles et petit à petit nous livre quelques techniques qui, avec de la persévérance bien sûr, pourraient nous permettre de soulager certains maux classiques sans faire appel à des médicaments chimiques. L’acupressure et la réflexologie sont les plus fascinantes, c’est ainsi que je commence à découvrir, voire à utiliser certains petits outils comme le jimmi dont je parlais plus haut.

Selon le docteur Jha, l’étape suivante à ces cours théoriques, c’est maintenant de venir « pratiquer » , profiter d’avoir un tas de patients qui attendent pour oser leur prendre la main et tenter de mettre en relation ces connaissances avec les effets qu’ils ressentent. C’est pour moi un grand pas à faire je l’avoue mais j’ai déjà bravé mes appréhensions quelques fois et c’est très enrichissant. Beaucoup de ces patients indiens sont issus d’un milieu social très bas, parlent pas ou à peine anglais (enfin j’ai au moins appris à dire douleur en hindi !), alors voir une « visage pâle » leur prendre la main c’est déjà bien surprenant pour eux, et presque « un pas vers la guérison » J J

 

C’est aussi dans ce cadre et cette suite logique, que j’ai décidé de faire le stage de massage shiatsu dont je vous  ai parlé récemment, puisque cette technique s’appuie aussi sur l’acupressure, et le travail sur les méridiens.

 

Malheureusement notre temps restant en Inde ne me suffira sûrement pas pour approfondir suffisamment pour « soigner » et pour gagner de la confiance mais cela reste en tout cas un beau souvenir à ramener en France.  Je tacherai au moins d’en savoir assez pour remédier aux petits maux diverses et habituels de tête, de ventre, de dos… J

 

Publié dans : activites
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 11 juin 2008 3 11 /06 /Juin /2008 08:55

Le Shiatsu est une technique très spécifique de massage d'origine japonaise issue de l’acupressure (shi signifie doigts et atsu pression), elle se pratique le plus souvent, sans ajout d’huile, sur des patients habillés de coton léger. Le « masseur » exerce principalement les pressions avec les pouces, les doigts et les paumes des mains (parfois même avec les coudes, les genoux et les pieds)  des pressions  le long des méridiens et les tsubos (des points clefs d’énergie vitale). Cette technique permet de corriger des troubles intérieurs,  a des effets bénéfiques sur la santé en rééquilibrant les énergies dans le corps et évitant des blocages (qui à la longue peuvent engendrer des douleurs, symptômes, voire maladies),  et selon les exercices elle a des pouvoirs extrêmement relaxants et/ou énergisants. Pratiquée à un certain niveau cette technique a des vertus thérapeutiques pour soigner des problèmes spécifiques et certaines maladies déclarées.

 

Si je vous parle de cela aujourd’hui, c’est parce que je suis toute fière d’avoir obtenu un joli certificat pour avoir suivi avec succès 60 heures de stage pour pratiquer à un premier niveau le shiatsu Anma « traditional Japanase Bodywork ».

 

Grâce à ma copine Angie, originaire de Singapour, un petit groupe de filles motivées s’est formé et on a pu suivre l’enseignement « en personne » du réputé Terry Liew fondateur de l’école de Shiatsu de Singapour (http://www.theshiatsuschool.com/).

 

Nous voici.. Un beau mélange de pays et professions différentes :

de gauche à droite : moi, Terry (notre Master), Chitra (indienne Kiné physiothérapeute revenant des plusieurs années aux usa), Angie (de Singapour, en formations diverses pour exercer bientôt différents types de traitements orientaux et médecines alternatives), Dana (tchèque, qui avec moi, étions les seules pas du tout du milieu « paramédical et assimilé » mais fascinées par cette facette de la culture orientale), Bindu et Carol (indiennes travaillant déjà dans un spa de Bangalore), Anna (allemande, kiné physiothérapeute).

 

Evidemment c’est en forgeant qu’on devient forgeron, je n’en suis modestement qu’à un petit début : Une fois les techniques de base bien acquises il faut surtout améliorer son toucher et sensibilité, ses connaissances du corps humain et même idéalement de science orientale (surtout pour la cartographie très complexe des méridiens et des points d’acupressure , et de leurs actions sur tous les organes).

 

En tout cas, j’ai découvert que cela me plaisait, que le sentiment de faire du bien à autrui est forcément gratifiant, et qu’en plus cela me remplaçait avantageusement une heure de gym car c’est en fait très physique à faire J .

 

En plus j’ai des copines très (trop ?) gentilles qui me disent que j’ai du « fluide » lorsqu’elles ont bien voulu nous servir de cobaye quand nous avons fait des « séances en réel » les derniers jours de stage sous la supervision de notre « Master », et depuis chez moi ou la chambre d’ami s’est soudainement converti en salle de massage…. Au passage, Jean est ravi lui aussi car il adore, et toujours prêt à servir de cobaye. D’ailleurs, depuis, toujours avec ma copine Angie, nous peaufinons nos connaissances et apprenons d’autres techniques pour compléter les séances.

 

Alors qui osera faire cobaye en France ? et qui sait devenir ensuite  « client fidèle » J !!! ???

Publié dans : activites
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Samedi 17 mai 2008 6 17 /05 /Mai /2008 14:31


S’il est un sujet récurrent ici quand on parle de « bouffe » (très fréquent entre expat français j’ai remarqué), c’est bien à propos du manque que l’on a tous de la bonne baguette française !

Je vous en avais parlé dans un article ancien… oui à raison de minimum deux heures de voiture nous avions trouvé un endroit qui en vendait, mais finalement le rapport qualité-gout-et temps de transport ne valait pas vraiment le déplacement. Quelques autres fournisseurs un peu plus près, depuis, s’y sont attelés mais sans succès à nos yeux (enfin à notre palais !), bref on a appris à s’en passer (et ce n’est pas plus mal pour le régime…) . Mais vent nouveau sur Bangalore… une française Marianic, mariée à un indien, vient de s’installer, dans notre quartier, et ils ont monté leur petit business de fabrication maison de baguettes et de croissants (et maison est bien le terme car tout se passe à leur domicile, ensuite ils se débrouillent pour livrer !) … Ils tâtonnent encore et parfois ont du mal à fournir les quantités, mais ils ont beaucoup de mérite. Faut aussi que les clients s’habituent à la « logistique » : je commande jour 1, on me livre jour 2 fin d’après-midi, et on a envie des croissants au petit déj mais c’est déjà le jour 3 ! en tout cas, leur production s’annonce intéressante et plutôt appréciée dans la communauté, alors on leur souhaite bonne chance.
en parallèle nous avions un autre tuyau… Une des copines expat française, Virginie, qui était déjà quelqu’un faisant beaucoup de cuisine, gâteaux et pains maisons, s’était attelé au sujet baguette. Ses efforts pendant quasi 6 mois, je crois, ont été bien récompensés, car elle a peaufiné ses expériences et maintenant mis au point une super fabrication qui marche avec les moyens et produits locaux. Franchement délicieuse ! et pour nous, palme de la meilleure du coin !  on est toujours ravi quand le soir, elle nous fait la surprise de nous apporter une baguette toute chaude qu’elle a pu faire « en rabe ».

Mais c’est quand même du boulot, alors voyant l’intérêt grandissant pour le produit en question, elle a accepté de nous révéler  le « secret des dieux »…elle initie petit à petit les copains motivés. Nous avons donc fait partie de « l’atelier baguette » ce matin, même Jean avait envie de voir, et bien sur Lakschmi notre maid est venue : Bon, certes, parce que tant mieux si elle sait le faire à « ma » place J quand je suis occupée ailleurs, mais aussi parce qu’on sait que c’est pour elle une super compétence à valoriser pour son avenir auprès d’autres familles expats quand nous devrons partir. (un jour viendra… et cela lui fend déjà le cœur apparemment… et moi aussi…).


Conclusion : cela ne semble pas si facile d’avoir le tour de main, et de réussir à coups surs, mais nous nous sommes régalés ce midi. Croûte dorée et croustillante, belle mie blanche aérée…voyez la photo en entête ! A voir si on saura refaire sans la supervision de notre instructrice.  Merci Virginie en tout cas !
Allez, je ne dévoile pas ici la fabrication (sauf si certains le réclament, je vérifierai pour les droits d’auteur…eh puis franchement par écrit c’est pas top), mais surtout, après tout, vous , vous n’avez pas besoin (ni le temps surtout !) de vous casser la tête ! il vous suffit de descendre au coin de la rue ! cocorico !

 

 

 

 

 

Publié dans : activites
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Lundi 25 février 2008 1 25 /02 /Fév /2008 18:06
  undefined

La semaine dernière, j’ai eu l’occasion d’aller « visiter »  un centre d’accueil pour enfants que notre association de femmes d’expats sponsorisent (Overseas Women Club ; http://www.owcbangalore.org/).
Ce centre, tout d’abord très modeste, crée en 1995 sous l’impulsion de quelques volontaires, s’est extrêmement bien développé grâce a leurs efforts, aux donations, et ils peuvent être fiers du grand travail accompli.

La Shristi Special Academy accueille maintenant deux sections : environ 80 enfants présentant des troubles psycho-moteurs de différents degrés, génétiques, malformations de naissance (très fréquents en Inde en particulier dû aux mariages inter-castes voir familles….) ; ou suite à des maladies, incluant une unité particulière pour des autistes, et une autre section d’une trentaine de très jeunes, bénéficiant de services  équivalents à une crèche. 

Les enfants sont tous issus du milieu rural des villages environnants, et c’est une belle « chance » pour eux d’avoir accès à ce genre de structure, apparemment encore assez unique en Inde… une quarantaine de personnes encadrent les activités et prennent en charge la logistique, professionnels, bénévoles, parents et grand parents de certains enfants etc…
Ce centre permet de leur assurer un suivi médical, psychologique, nutritionnel, de rééducation, il les aide à développer des compétences visant à une meilleure autonomie, voire à l’apprentissage de taches qui leur permettront d’avoir des activités (même un minimum) rémunérées dans leur future vie d’adulte. Par exemple,  il y a un atelier de créations d’objet qui sont vendus (articles en toile de jute, bougies, savons, carte de vœux etc …J’ai par exemple acheté des classeurs très sympas ) ; beaucoup d’entreprises de Bangalore leur donnent l’opportunité de placer un stand dans diverses fêtes, festivals et événements internes…. Le centre propose aussi des "stages" aux parents et une assistance pour mieux savoir gérer les enfants une fois rentrés dans leur foyer, visant à continuer les exercices nécessaires.

 

On pouvait se rendre compte, en tout cas, que pour eux c’est un atout en terme de qualité d’éveil et de stimulation, par rapport à ceux qui restent dans leurs villages, probablement « laissés pour compte » il y a déjà tant à faire pour les familles…

Les enfants nous ont gratifiés d’un accueil très chaleureux , de magnifiques sourires, ils nous tenaient pas la main pour nous montrer leur univers. Ceux qui étaient en pleine séance de rééducation physique mettaient un point d’honneur à se tenir plus droit et même tenter quelques pas supplémentaires malgré la souffrance que cela devait représenter. Certains ont pu préparé un petit spectacle et ils y ont mis beaucoup de cœur et d’énergie. Les autres ont mis tout leur cœur pour encourager leurs camarades. Notre petit groupe de « femmes expat » étions apparemment  les « invités d’honneur » mais les enfants de l’école du village ainsi qu’une autre école d’infirmières voisine sont venus renforcer les rangs de l’auditoire qui applaudissait avec vigueur. La Palme revient à un des jeunes adolescents atteint de trisomie qui nous a fait une chorégraphie de Bollywood digne de ce nom, et pour l’anecdote un autre petit groupe a entamé à notre plus grande surprise la « danse des canards » qui donc existe en version Hindi ! Globalement ils avaient l’air heureux d’être là et cela fait chaud au cœur.

 

en tant qu’expat, nous sommes évidemment très sollicités et la liste de associations pour lesquelles des actions sont menées est longue. Pour la plupart nous contribuons,  chacun selon ses moyens, mais j’admire surtout tous les bénévoles qui donnent vraiment de leur temps et de leur énergie, je veux aussi ici leur rendre hommage (dans tous les pays d’ailleurs). J’avoue humblement, la vision de mon passage dans ce pays qui était au départ du court terme (même si finalement nous avons prolongé d’un an) ne m’a pas donné l’impulsion et la confiance en soi, nécessaire pour oser sauter ce pas et m’investir de façon plus régulière dans de telles activités, (hormis quelques apprentissages et expériences de pratiques « paramédicales » si je puis dire dont il faudra que je vous parle un jour…), j’ai donc plus « égoïstement » profité de ce break professionnel pour faire d’autres choses.
Bravo en tout cas à ceux qui le font même si une chose est sûre « on ne sauvera pas l’inde » à nous tous seuls. Heureusement beaucoup d’indiens de milieux  aisés se sentent de plus en plus concernés par le seuil de pauvreté de leur pays et sont à l’initiative de beaucoup d’opérations, de bénévolats etc . Mais le chemin est long, semé d’embûches que je qualifierais de  « sociales- culturelles et religieuses » qui dans certains cas  j’en suis sûre entravent les progrès à court et moyen terme. Si je peux me permettre de le dire, je pense qu’ici, pour encore la grande majorité des gens, si on naît pauvre ou malade par exemple, c’est qu’il y a une raison… c’est pourquoi on doit rester « à sa place », l’accepter,  mais faire du mieux qu’on peut pour  améliorer son karma et espérer une future vie meilleure…
à méditer….

 

http://www.shristispecialacademy.org/
Email:
shristi_ssa@vsnl.net
rosieshristi_ssa@vsnl.net

Publié dans : activites
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 17 février 2008 7 17 /02 /Fév /2008 13:12

Non, les « house wives » ne sont pas toutes « desperate », et il y a mille et une façon ici de profiter des moments de temps libre qui s’offrent à nous pendant que les enfants sont à l’école, une fois qu’on a géré la logistique habituelle familiale (certes beaucoup plus longue qu’en France) et tous les impondérables de notre quotidien ici… Dans ma vie «normale » en France c’est bien ce qui me manquait le temps libre justement alors ici j’en profite pour faire des « trucs » et bien remplir mon planning. Sinon on a encore plus l’impression que le temps nous file entre les doigts…

Ma dernière décision : faire une petite formation de logiciels bureautiques histoire que mes neurones ne s’encroûtent pas trop car finalement j’ai passé des années à mon boulot à me servir presque exclusivement d’un logiciel spécialement conçu pour notre boite et métier, et donc bien particulier… ce qui fait que je n’ai jamais vraiment utilisé à fond des outils tels que excel et powerpoint… Bref je viens de trouver un lieu proche de l’école et de la maison, (pratique et indispensable ici compte tenu du trafic et du créneau horaire disponible pendant l’école) : c’est une chaîne de « training centers » qui se développe à grande vitesse dans Bangalore ouvrant des bureaux un peu dans tous les quartiers :  « winner computer » tout un programme n’est ce pas !! …
je viens de faire deux sessions et c’est on ne peut plus indien 
J

Bureau de 2 mètres carrés (par chance juste fraîchement repeint de jaune vif), avec 5 ordinateurs collés les uns aux autres, quasi pour certains le clavier sur les genoux, les fesses sur des chaises en plastique.

undefined

Les gens rentrent et sortent, ça mange entre deux (d’ailleurs le riz cuit dans l’arrière salle et ils voulaient me donner aussi à manger J) ; les étudiants font chacun des stages différents et le prof se faufile de l’un à l’autre : ah ? je viens de comprendre que c’est ce qu’on appelle ici un cours individuel en tête à tête !!!
encore une fois la notion d’espace vital n’est pas la même pour les indiens (voir mon article en archives de février http://expataucurryindien.over-blog.com/article-5658748.html)
J’ai remarqué qu’ il y a toujours une majorité de jeunes filles, c’est sûrement un signe de l’évolution qui s’opère en Inde… principalement pour du software bureautique traditionnel et de la comptabilité. Je suis la seule « occidentale » et je fais la « une » apparemment… elles viennent toutes me demander mon nom, me le faire écrire sur leur ordinateur, me poser des questions tout en piaillant, n’en finissent pas de me regarder, c’est un peu comme si elles n’avaient jamais vu une « oie blanche » d’aussi près… Je pensais bien que cette formation serait de toute façon une expérience en soi…
Enfin je me suis lancée : première opération je crois faire ma « stupide blonde » car à peine mon premier document ouvert je crée sans comprendre comment 500 nouvelles pages… et l’ordinateur qui s’affole… bon, en fait j’ai découvert que la touche enter restait bloquée dans le clavier donc faut faire avec le matos local 
J… deuxième session et autre ordinateur utilisé :idem mais cette fois j’ai dompté la bête…

Sinon, heureusement que ce n’est pas la première fois que je suis devant un ordi car pendant que prof est avec les autres, je visite les différents menus et outils histoire de ne pas perdre mon temps. Et quand j’ai posé des questions un peu plus poussées lors du premier cours, je ne suis pas sure qu’il les ait bien comprises, ni moi du reste ses réponses car il est passé à autre chose… ça de toute façon c’est une habitude indienne pour ne pas dire qu’ils ne savent pas, à croire qu’ils sont tous formés pour faire de la politiqueJ .
au deuxième cours, j’ai déjà ( ?) pris trop d’assurance (je veux dire par rapport à mes jeunes voisines indiennes qui lui envoient des « Sir, Sir »  à tours de bras) alors je ne lâche pas le prof pour obtenir des réponses satisfaisantes. Et là je m’aperçoit qu’il est obligé d’aller chercher des infos dans le menu « aide » du logiciel… bon ça je peux le faire aussi ! ici on doit apprendre à rester « zen » mais « ferme tout en souriant » (sinon c’est explosion, lapidation et claquage de porte, n’est ce pas Aurore et Virginie ?) : du coup je lui dit qu’il ne va pas lire le menu « aide » maintenant parce que sinon je n’ai pas besoin de lui payer un cours , qu’en revanche je lui donne ma liste de questions et du « homework » à faire pour la prochaine séance… à voir ce que cela va donner ? …
Bref pour ce qui me concerne vraiment, cela va être un peu une formation autodidacte mais cela me force à me bloquer des créneaux pour le faire à l’extérieur et m’y concentrer quoi qu’il arrive.. et puis 24 euros pour 24 heures de « cours » c’est pas la ruine, alors je vais pas me plaindre 
J … et je suis sure que je vais en garder des souvenirs pittoresques ! Heureusement que j’ai choisi une chaîne bien implantée à Bangalore, qu’est ce que cela aurait été sinon ? 

 

Publié dans : activites
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Lundi 4 février 2008 1 04 /02 /Fév /2008 09:27

Je viens de voir une exposition de peinture et comme j’ai eu le coup de cœur j’avais envie de vous en parler.

 

J’avais eu l’occasion de rencontrer une irlandaise Kate Bedell qui était expat à Bangalore depuis 7 années. C’est une artiste peintre,  diplômée de « Dun Laoghaire school of art and design » en Irlande et depuis membre de la « watercolor society of Ireland », qui a suivi comme beaucoup d’entre nous son mari, muté en Inde mais dont l’œuvre aura connu un important tournant en étant très fortement inspirée par le fait de vivre dans ce pays. Elle a fait ses premières armes avec de la peinture à l’huile, puis s’est prise de passion pour l’aquarelle, avec laquelle elle a ensuite combiné gouache, acrylique et pastels pour affiner son propre style. Elle a d’abord principalement peint des paysages d’Irlande, des fleurs et des portraits d’enfant, mais ensuite elle s’est laissée inspirer par les femmes indiennes dont l’élégance et le charme contraste souvent avec la misère et la saleté environnante. En parlant avec elle j’avais les mêmes ressentis et impressions qui me frappent lors de mes promenades et les photos que j’ai, ou que j’aurais voulu faire, mais que sûrement par gêne ou par timidité pour ne pas « déranger » je n’ai pas encore prises. C’est pourquoi j’ai eu envie de découvrir un peu mieux son œuvre et l’occasion m’en a été donnée puisqu’elle vient juste de faire une exposition, uniquement sur ce thème des femmes indiennes. Voici ce qu’elle-même écrivait en guise d’introduction à cette série : « I am fascinated and inspired by many of the women I see living and working amidst the chaos of the city. I have portrayed images of women in isolation from this chaos, enclosed in their own private worlds which create an air of mystery and silence around them. I wanted to capture the depth of expression in their characters, through which their true beauty and strengh emanates… ».
Je n’aurais sûrement pas su le dire avec poésie, mais c’est exactement ce que je ressens en voyant certaines scènes de rue ici. C’est probablement pour cela que j’ai été touchée par les couleurs, les traits, les gestes et l’atmosphère qui se dégage de ses toiles et nous sommes maintenant fiers d’en avoir une sur notre mur ! Je suis sûre que de retour en France, rien que le fait de la regarder me replongera instantanément dans l’ambiance si particulière de ce pays.

 

 

 

Kate  est maintenant de retour en Irlande pour s’y réinstaller en famille, et je lui souhaite de trouver dans sa nouvelle vie autant de belles sources d’inspiration pour continuer son œuvre.

 

 Voici Ses contacts :
Art@katebedell.com
www.katebedell.com

 

 

Par indianalaetitia - Publié dans : activites
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 15 juin 2007 5 15 /06 /Juin /2007 12:30

Pour la premiere fois Infineon Bangalore (du moins le departement de Jean) a organise un seminaire a l’exterieur de deux jours/une nuit, auquel les employes ainsi que leurs femmes et enfants etaient convies. Moi j’etais ravie de cette opportunite de rencontrer les gens avec qui Jean finalement passe beaucoup de temps, mettre des visages sur des noms, decouvrir leur « style » de famille, mais aussi pour une fois, de me retrouver de l’autre cote de la barriere, et faire la « spouse » comme on dit dans notre jargon LSO... que mes collegues et amis de la-bas comprendront, desolee pour l’apparte.... Bon, on est encore loin de l’extravagance et de la creativite de certains programmes LSO mais je trouve que c’etait deja tres bien pour un seminaire local, tout a fait dans l’esprit remerciement et renforcement des liens au sein des equipes. Sans compter qu’organiser quoi que ce soit ici releve du challenge (en tout cas surement selon mes criteres habituels...), tous les details de notre vie quotidienne simple le prouvent deja, alors a l’echelle evenementielle, je risquerais de tomber folle... Je ne compte plus deja le nombre de rendez vous manques, des reservations mal interpretees ou disparues (meme pour une seule table de 4...), des horaires d’evenements verifies par mail et par telephone et qui une fois sur place ne correspondent plus du tout, d’horaires « tout court » ou de « deadline » qui ici ne semblent stresser personne, du nombre de pannes d’electricites qui retardent l’heure de service du banquet, qui plongent une expo dans le noir, qui interrompent les projections, des facturations rocambolesques (Murielle Robin y trouverait beaucoup d’inspiration, pour une version « note de restaurant » cote serveurs...), etc....


Bref, pour revenir a notre sujet, nous avons bien apprecie ce seminaire, bravo et merci a eux !
Il a eu lieu dans un resort/hotel « le Golden Palms Spa » a deux heures de route, en peripherie de Bangalore : un havre de paix, de verdure, de proprete qui contraste encore une fois avec l’environnement habituel de la ville, une piscine gigantesque (je n’en avais encore jamais vue une d’aussi immense),

et des jardins somptueux,

des fontaines et statues « a la Versailles »...


Au programme du premier jour, des jeux auxquels hommes, femmes et enfants pouvaient participer, un peu dans l’esprit « team building » dans une version simple et modeste, certes, (la, je pensais forcement a Marion... je ne sais pas si elle me lit...), mais qui a amuse les indiens comme des petits fous ! :

passage a travers des cordages (la tous les enfants y ont eu droit vu l’espace...),

chenille humaine en maintenant des ballons,

tir a la corde (vous noterez que Jean n’a pas menage ses efforts...),

jeu d’equilibre,

jeu de la « torture du bonbon » : il fallait avaler ( ou du moins garder en bouche pendant 5 minutes) 12 bonbons « made in india » qui pourtant paraissaient annodins, mais qui sont une veritable horreur chimique et acide. Comment peuvent–ils fabriquer un truc pareil et qui peut bien acheter cela a part pour offrir a son pire ennemi... Certains participants a ce jeu debile,  sentaient encore des brulures aux gencives le lendemain (pourtant ils sont deja habitues aux piments), j’espere qu’ils n’ont pas perdu leurs dents depuis...
etc


Un detail m’a frappe leur du premier dejeuner, (peut etre parce les gens etaient encore tres reserves au debut)... avec Jean, nous nous sommes installes a une grande table ou il y avait deja pas mal de ses plus proches collegues. Quand tous les convives furent assis, j ai soudainement realise, presque genee, que j’etais la seule femme. Toutes les leurs, etaient en fait a une autre table a l’interieur... J’avais en fait deja souvent remarque cela dans des restaurants lors de grandes tablees... Lorsque nous en avons fait la remarque, ils ont « pretexte » qu’elles preferaient l’interieur car c’etait climatise... Ils ont insiste en tout cas pour que je reste, ont ete tres courtois, m’ont pose plein de questions (si j’aimais la vie en inde, comment etait Paris, Cannes qu’ils connaissent tres souvent grace au festival...).

 

 


le deuxieme jour : temps libre pour apprecier les infrastructures et le cadre, donc pour nous evidemment direction la piscine... on n’etait pas gene par les voisins... peu d’indiens savent nager et donc peu se sont risques dans cette immensite bleue. Mais nous avons bien papote et patauge en tout cas avec ceux qui etaient la, et meme donne quelques rudiments de lecon de natation et d’excercices respiratoires a un qui s’essayait au crowl, tout fier de nous dire que bientot il aurait aussi une petite piscine dans sa future residence (et oui, encore un exemple de la classe emergeante, voir mon article sur la cremaillere, qui pour lui du reste a eu lieu en semaine a 5h du mat, donc sans nous 
J ). Ils etaient tous impressionnes de voir William, comme un « poisson dans l’eau » a seulement 3 ans, qui barbotait, faisait la planche et sautait sans arret du bord. Quant a moi, j’etais bel-et-bien la seule femme dans l’eau. Partout ou on est alle, que ce soit dans des piscines ou au bord de la mer en Inde, on avait deja remarque que tres peu d’indiennes se baignaient, et si elles le faisaient c’etaient toutes habillees en sari, ou salwar... Bref j’ai rase les murs avec mon maillot de bain...
 

 

 

William n’est pas passe inapercu en tout cas tout au long de ce week end (pour la plus grande fierte de son papa je crois...), a la fin tout le monde connaissait son nom, ceux qui avaient des appareils photos n’ont pas arrete de le mitrailler,

il a discute avec plein de monde avec ses habituelles phrases « d’introduction a la communication en anglais » genre what’ s your name, what color is your shirt, what is this (en montrant n’important quoi du doigt), eh see the plane on my t-shirt, see my blue shoes, see my yellow bag, here is my daddy, here is my mummy,  etc... Mais c’est lors de la soiree qu’il a le plus fait sensation...L’animateur a voulu lancer semble t’il une partie dansante (a noter au passage, qui a lieu ici avant le diner, donc tres tot, car apres le diner tous les indiens disparaissent, pour eux c’est le signe de « fin de soiree » et c’est pareil pour des diners prives et en famille, on ne s’eternise pas, ce serait impoli, tout le contraire de chez nous quoi, ou on aime bien trainer apres diner...). Donc il a mis du bollywood en montant le son et a allume des projecteurs tournants sur la piste. Personne ne s’est precipite.. sauf William qui seul a pris possession des lieux, a commence a se tremousser bras, jambes et fesses bien en rythme, sautillant d’un rond de lumieres a un autre... Tout le monde riait et applaudissait !

Apres une grosse dizaine de minute de one-man-show, d’autres parents ont tente de pousser leurs enfants aussi sur la piste, et nous avons fini par les rejoindre. Apres deux, trois chansons, Jean me dit qu’il en a marre de ne pas trop savoir quoi faire sur ces musiques Bollywood alors nous demarrons un rock... Et la, surprise...  petit a petit, les gens s’ecartent, s’arretent de danser et nous regardent. On s’est senti oblige de finir la chanson, mais on s’est vite echappe de la piste... Ils n’ont ensuite pas tari d’eloges, auxquelles nous repondions, genes, que c’est comme cela que l’on danse dans notre pays, mais qu’on aimerait tant pouvoir apprendre le bollywood !!!

 

 


Pendant le diner il y a eu des rumeurs sur le fait de faire un « after » entre hommes pour boire du whisky... Jean avait deja remarque qu’ils se lachaient souvent a ce niveau la lors de diners d’affaire, mais qu’en revanche ils ne tenaient pas du tout l’alcool. Mais, cette fois, nous avons compris que comme les femmes etaient la, ce n’etait pas vraiment possible...Cote femmes, elle n’appreciaient pas du tout cette idee... (cependant elles sont loin de faire la loi en Inde... ) et redoutent beaucoup les effets de l’alcool chez leurs maris, les rendant incontralables, et a demi-mot parfois violents...Je ne dis pas pas que ces femmes de collegues sont battues, je l’espere du moins... Mais il etait facile de comprendre que plus le milieu etait modeste plus c’etait le cas ou le risque , (en plus ils utilisent aussi des alcools synthetiques tres nocifs). Tout ceci confirment de nombreuses lectures que j’ai faites...ou de la remarque directement et plusieurs fois entendue de femmes que j’ai rencontre ici ou la, disant texto « moi j’ai de la chance, j’ai un bon mari, il ne me bat pas »...quand cette qualite masculine arrive dans la meme phrase, cela laisse a reflechir...
Bon, mes doigts defilent sur les touches et je ne pensais pas faire cette parenthese sur la pietre condition de la femme en inde, cela meriterait d’y revenir du reste..
donc pour finir cet article seminaire sur une note plus positive, tout le monde s’est bien tenu 
J et avait l’air tres heureux de cet evenement, esperant qu’il sera renouvele l’an prochain...

 

 

 

 

 

 

 

 

Par indianalaetitia - Publié dans : activites
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Bangalore

7 millions d'habitants, capital du Karnataka, inde du sud, langue Kannada
clic pour info inde-en-bref
clic previsions meteo


For more widgets please visit www.yourminis.com

a decouvrir

   
d'autres albums sont herberges a l'exterieur,
si vous souhaitez recevoir le lien "invite"
et les consulter, merci m'en faire la demande

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus